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76055-2 - KENYA Golden Sounds: Swahili Rumba
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rumba swahili

rumba swahili

 

Le paysage musical du Kenya est remarquablement diversifié pour un seul et même pays d’Afrique. Outre la musique traditionnelle des différents groupes ethniques et linguistiques, il existe une scène musicale populaire active et florissante. De nombreux styles de pop kenyane se disputent l’attention de la population. Tous reprennent des éléments de la musique raditionnelle – tels que les mélodies, rythmes et langues locaux ainsi que les instruments indigènes – et les combinent avec les instruments caractéristiques des groupes pops du monde entier : guitare, basse, batterie, claviers, saxophone, trompettes, etc.

 

Dans l’un des domaines les plus en vogue de la scène pop kenyane actuelle, les styles importés – le hip hop et le R&B – ont été adaptés au paysage africain par l’utilisation de paroles en swahili, de sujets locaux, ainsi que par l’ajout de rythmes et instruments du pays. Ces styles trouvent un écho particulier chez les jeunes adultes et les adolescents. Quant aux autres, notamment les habitants des régions rurales, ils préfèrent la musique benga. En tant que musique pop, le benga trouve son origine chez les musiciens Luo de la région du Lac Victoria, à l’ouest du Kenya. Il s’est rapidement propagé aux autres groupes tribaux à travers le Kenya à partir des années 1960. Ses lignes mélodiques sont très influencées par les traditions musicales locales et les paroles, chantées dans les langues régionales, sont étroitement associées au événements et valeurs         culturelles de la communauté.

 

Sur la côte kenyane, le taarab représente le style populaire côtier mêlant les influences de l’Océan Indien (d’Arabie, d’Egypte et d’Inde) avec les traditions musicales côtières. Si les enregistrements de taarab sont largement disponibles, son exécution demeure particulièrement importante pour le divertissement des femmes lors des cérémonies de mariage. Naxos World        mettra à l’honneur la musique taarab au cours d’une prochaine publication prévue pour 2004.

 

Parmi les autres formes notables de musique kenyane, il faut citer la guitare à cordes pincées, un style datant des années 1950 et 1960 dominé par les musiciens Luhya de l’ouest du Kenya. Bien que la musique benga ait largement supplanté ce style, celui-ci a fait l’objet d’une certaine résurgence au cours des dernières années, surtout dans les bars et les hôtels.

 

Enfin, il faut citer des groupes pops de rumba. Bien que la rumba soit souvent associée à des groupes congolais, le style rumba  est populaire dans toute l’Afrique centrale et de l’Est, sans parler de son importance en Afrique de l’Ouest avec des groupes tels que l’Orchestre Baobab du Sénégal. Au Kenya, surtout dans les villes importantes, la rumba s’est développée dans un environnement qui a rassemblé musiciens kenyans et artistes congolais et tanzaniens. Plusieurs groupes s’illustrent dans ce genre tels que les Wanyika (Simba Wanyika, Les Wanyika, Wanyika Stars, et l’Orchestra Jobiso), Maroon Commandos, Bora Bora Sound, Everest Kings et le Golden Sounds Band.  La version kenyane de la rumba contient généralement des paroles en swahili qui se répartissent en deux parties distinctes : la première est lente et mélodique, la seconde est plus rapide et comprend des solos instrumentaux et parfois un nouveau chœur vocal. L’un des grands mérites de cette musique (surtout pour le mélomane qui ne peut comprendre les paroles) réside dans la manière avec laquelle la musique évolue au cours de la chanson. Si l’on fait abstraction des paroles, on s’aperçoit que la musique est soumise à une série de changements plus ou moins subtils qui permet aux chansons de conserver leur fraîcheur et leur intérêt tout au long des sept ou huit minutes que celles-ci durent. La plupart des groupes de rumba swahilis comprennent des cuivres ainsi que des saxophones et/ou des trompettes, permettant d’étoffer l’accompagnement des paroles et d’intégrer des solos instrumentaux dans la partie plus rapide. Malgré l’apport de ces instruments, l’une des caractéristiques de la rumba swahili reste sa sonorité relativement aérée et ouverte. Le Golden Sounds Band qui figure sur ce CD reprend à son compte la plupart de ses caractéristiques à l’exception de la sonorité aérée. Leurs harmonies vocales complexes, leurs guitares entremêlées et leurs bouillonnants saxophones produisent une sonorité riche et pleine.

 

Le saxophoniste et leader du groupe Golden Sounds, Twahir Mohamed, appartient à la scène musicale de Nairobi depuis son arrivée de Tanzanie en 1984. Twahir s’est associé à Samba Mapangala et à l’Orchestre Virunga et a joué avec ce groupe pendant pratiquement toutes les années d’activité du groupe à Nairobi. Après la dissolution de Virunga au début des années 1990, il a apporté son concours à Shabani Dogo Dogo (décédé en 1999) au sein du Bora Bora Sounds. D’ailleurs, Bora Bora fut le groupe de Samba lors de sa tournée aux Etats-Unis en 1996. Cette même année, Twahir et plusieurs musiciens du Bora Bora formèrent le Golden Sounds Band. Le groupe est devenu l’un des plus prisés dans les night clubs tels que le Coco Beach et le Makuti Park. Selon les conditions économiques, le Golden Sounds Band a compté jusqu’à 16 membres, danseurs compris. 

 

 


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