About this Recording
8.554065 - NESSUN DORMA AND OTHER FAVOURITE ITALIAN TENOR ARIAS
English  French 

20 Arias de tenor

"Par tradition, l'opéra italien consacre le règne du chanteur, tyran auquel se sont pliées maintes fois les volontés des compositeurs ajoutant deci-delà une aria pour mieux leur plaire. [...] La voix italienne, extravertie, lumineuse, rayonnante, souple, élastique fut exaltée par bien des pédagogues. La richesse en voyelles de la langue qui la porte lui confère une grande clarté [...] cet art vocal évolue notablement au cours du XIXe siècle. Cette sorte de tauromachie vocale, connue sous le nom de Bel canto impliquant une suprême agilité, [...] tend à disparaître en fait à l'âge romantique où les voix se veulent beaucoup plus puissantes. [...] Nous sommes donc véritablement alors sous le règne de la grande voix d'opéra à cent vingt décibels, du ténor di forza qui apparaît chez Verdi à partir de La Forza del Destina (1862). Cette recherche du volume sonore s'accompagne souvent d'une exploitation des registres aigus qui accroît considérablement la difficulté des mélodies proposées." (Danièle Pistone, L'opéra italien au XIXe siècle de Rossini à Puccini, Des derniers castrats aux ténors verdiens, l'idéal des voix aiguës masculines évolua considérablement au dix-neuvième siècle, dans le sens d'une recherche constante de puissance, concommittante à l'accroissement de la masse orchestrale et de la dimension des salles. La voix de fausset du ténor fut abandonnée vers 1820, à l'époque où se développait la technique de la "couverture vocale" qui consitait à homogéniser les registres en gommant autant se faire se peut le fameux passage de la voix de poitrine à la voix de tête. La voix de fausset ne fut réservée que pour des effets spéciaux dans le tout aigu. Les interprètes les plus célèbres de cette période de transition furent Domenico Donzelli (1790-1873), Adolphe Nourrit (1802-39) et Gilbert Duprez (1806-96) qui fut le premier à émettre ce fameux contre-ut de poitrine. La seconde moitié du dix-neuvième siècle vit s'établir des voix plus puissantes : celle de tenore di forza une voix lyrique aux aigus brillants et puissants, et le tenore robusta à la tessiture légèrement moins aiguë mais nécessitant de beaux graves comparables à la voix de baryton. Plus que jamais, la voix de ténor devint synonyme de jeunesse et d'ardeur dans des rôles amoureux presque toujours dramatiques et parfois tragiques.

GAETANO DONIZETTI (1797-1848) : L'Elisir d'amore (1832)
Une furtiva lagrima [1]

Avec cet opera buffa sur un livret de Felice Romani, Donizetti eut l'heureuse idée de concevoir les ressorts comiques non plus selon les critères parfois artificiels hérités de la commedia dell'arte, mais d'offrir une vie propre aux personnages, dans toute leur faiblesse et humanité. Nemorino (ténor), un jeune paysan, est amoureux de la coquette et riche Adina (soprano). Il est timide et n'ose avouer son amour. Adina de son côté, ne lui est pas indifférente, sans le lui dire. L'opéra culmine dans cette romance pour ténor que Nemorino chante au deuxième acte, alors qu'il croit qu'Adina le quitte.

GIUSEPPE VERDI (1813-1901) : Rigoletto (1851)
Questo o quella [2]
La donna è mobile [3]

Rigoletto est le premier des trois opéras qui firent le succès de Verdi dans les années 1850, avec La Traviata et Il Trovatore. Il marque également un chez Verdi en prônant une continuité dramatique, une expressivité plus naturelle associant étroitement musique et progression du drame et un abandon de la dissociation des genres sérieux et comique. Les sentiments ne sont plus idéalisés, mais appartiennent à notre monde. La préparation du livret d'après Le roi s'amuse de Victor Hugo (1832) rencontra des difficultés considérables avec la censure. Le drame se déroule autour du bouffon du Duc de Mantoue, l'amer Rigoletto (baryton). Il cherche à protéger sa fille Gilda (soprano) du assiduités du Duc (ténor) dont l'attitude est proche de celle de cynique libertin. Lors de la fête que donne le Duc de Mantoue, un père en larme lance une malédiction à Rigoletto qui se réalise quand ce dernier participe à son insu à

l'enlèvement de sa fille. Il ne s'aperçoit de sa méprise qu'en entendant le duc chanter sa devise "la donna è mobile". La malédiction est accomplie.

GIUSEPPE VERDI (1813-1901) : Un balla in maschera (1859)
Di'tu se fedele [4]
Ma se m'è forza perderti [5]

Les tracasseries de la censure furent innombrables pour cet ouvrage d'après un livret d'Eugène Scribe dont Verdi avait reçu commande en 1856 pour le Théâtre San Carlo de Naples. Après un passage devant les tribunaux de Naples, l'ouvrage fut finalement choisi pour être monté à Rome, dans une action se situant à Boston au XVIIe siècle avec pour protagoniste Riccardo, Comte de Warwick. Riccardo (ténor) aime la femme de son ami Renato, Amelia (soprano) et en est aimé. Il surprend les confidence d'Amelia à la diseuse de bonne aventure, Ulrica (contralto). Lui-même se voit prédire sa mort prochaine. Amelia cherche une plante qui tue l'amour. Riccardo la rejoint et tous deux s'avouent leur amour. Renato les surprend et reconnaissant les traits de son épouse sous le voile de l'inconnu, il décide de s'allier au complot. Il poignardera Riccardo lors du bal masqué, ignorant que les deux amoureux innocents avaient choisi de ne plus se revoir.

GIUSEPPE VERDI (1813-1901) : La traviata (1853)
Lunge da lei ...De'miei bollenti spiriti [6]

En 1848, Alexandre Dumas Fils faisait paraître La dame aux camélias, un drame inspiré d'un personnage réel, Marguerite Gautier, et qui s'arrache aux conventions sociales théâtrales de l'époque et déploie une véritable richesse humaine. L'idée même de le mettre en musique était audacieuse. Introduire une femme du demi-monde parisien atteinte de phtisie (une maladie romantique en vogue) dans le monde de l'opéra fait d'héroïnes historiques, de comtesses fières, de jeunes filles venues d'un milieu bourgois stable, vertueuses en générale, croyantes, fidèles, etc. offrit la possibilité d'une plus grande intériorité musicale, fondée sur l'exploration musicale des changements subtils de sentiments.. Alfred Germont (ténor), un fils de bonne famille s'est épris de Violetta Valery (soprano), ils ont quitté Paris et ses mondanités. Alfred s'émerveille de leur bonheur. Mais cela ne durera pas.

GIUSEPPE VERDI (1813-1901) : Aïda (1871)
Se quel guerrier io fossi ...Celeste Aïda [7]

Après avoir révisé La Forza del Destina en 1869, Verdi se consacra à l'élaboration d'un opéra pour le vice-roi d'Egypte, commandé pour l'Opèra du Caire. L'égyptologue français Auguste Mariette avait fourni quatre pages d'une ancienne histoire égyptienne anonyme qui avait éveillé l'imagination de Verdi. Camille du Locle l'avait ensuite développée en un scénario français en prose et Antonio Ghislanzoni avait pour charge d'en réaliser une version italienne en vers. Verdi apporta un soin minutieux à la constitution du livret. L'intrigue repose sur les ressorts dramatiques traditionnels d'amour, de jalousie, de passion. Radamès (ténor) a ramené une armée égyptienne victorieuse des Ethiopiens. Il aime pourtant passionnément l'esclave Aïda (soprano), qui n'est autre que la fille du roi d'Ethiopie Amonasro (baryton). Aïda ne peut contenir son amour pour Radamès et sera finalement démasquée par sa rivale Amneris (mezzo-soprano). Amonasro a été fait prisonnier. Radamès et Aïda ne seront réunis que dans la mort.

GIUSEPPE VERDI (1813-1901) : Il trovatore (1853)
Di quella pira [9]

Le Trouvère a été pendant longtemps un des opéras les plus populaires de Verdi. D'une verve extrême, d'une passion fougueuse, d'une intensité dramatique vive, l'histoire repose sur une tragédie de l'espagnol A. Garcìa Gutiérrez… La première représentation eut lieu au Théâtre Apollo de Rome le 19 janvier 1853. Vingt ans avant que l'histoire ne débute, une vieille gitane jetta un sort au plus jeune fils du comte de Luna. Condamnée, elle fut brûlée vive sous les yeux de sa propre fille, Azucena (mezzo-soprano) qui se jura de la venger. Pour se faire, elle enleva l'enfant de comte qu'elle brûla, à ce qu'elle croit, sur ce même bûcher. Le frère aîné, Ferrando, devenu maintenant le comte de la Luna (baryton), est amoureux de la princesse d'Aragon, Leonora (soprano). Elle-même aime le ténor Manrico qui vient chanter sous ses fenêtres. Manrico est persuadé d'être le fils d'Azucena. En réalité, Azucena laisse percer que dans la confusion, vingt ans plus tôt, elle a jeté son propre fils dans le feu. Manrico est le fils enlevé, le frère de l'actuel comte de la Luna. L'intrigue se ressert : Leonora croyant Manrico mort, veut devenir nonne, Ferrando projette de l'enlever. Manrico part la rejoindre et tous deux sont prêts à se marier après qu'il ait exprimé ses sentiments dans un air magnifique. Les amants mourront et Azucena verra sa vengeance accomplie.

RUGGERO LEONCAVALLO (1857-1919) : I pagliacci (1892)
Recitar ...Vesti la giubba [10]

Leoncavallo appartint avec Puccini, Mascagni, Giordano et d'autres à la nouvelle école de l'opéra italien qui avait pour idéal le renouvellement de l'opéra selon des conceptions véristes. I pagliacci fut écrit en cinq mois et fut représenté sous la direction de Toscanini en 1892. Ce fut certes, un des rares succès de Leoncavallo, mais il fut éclatant. L'intrigue repose sur une situation du théâtre dans le théâtre avec une troupe de comédiens montrant un spectacle à des villageois. Sur scène, un théâtre de fortune donc et d'autres spectateurs. Les villageois se rassemblent et du village voisin arrivent d'autres gens pour particîper à la fête. Pourtant, Canio (ténor) ne peut supporter de voir Tonio (baryton) courtiser sa femme, Nedda (soprano) qui est en fait éprise d'un jeune et riche propriétaire terrien. Canio, désespéré et furieux de l'apprendre, doit pourtant monter sur scène pour faire rire ses spectateurs.

PIETRO MASCAGNI (1863-1945) : Cavalleria rusticana (1890)
Mama, quel vino generoso [11]

Cavalleria rusticana, à l'origine une courte histoire de Giovanni Verga, fut rapidement écrite par ce jeune compositeur italien de vingt-six ans, Pietro Mascagni. Ce drame en un acte, concis et intense, fut créé à Rome en 1890 par des interprètes d'exception. Il valut à cet élève de Ponchielli une renommée universelle. L'action se situe le dimanche de Pâques dans un village sicilien et repose essentiellement sur une tragédie amoureuse telle que l'Italie du sud peut les connaître : Turiddu (ténor) aimait Lola, une femme plutôt volage. Il dut partir à la guerre et durant sa longue absence, Lola, lasse d'attendre, préféra épouser le charretier Alfio. A son retour Turiddu courtisa Santuzza et parvint à la séduire. Il n'a pu oublier Lola et va la rejoindre dès qu'Alfio est absent. Ce dimanche de Pâques donc, tous sont réunis sur la place. Encore une fois, Santuzza est repoussée par son amant. Folle de jalousie, elle révèle leur secret à Alfio qui provoque Turiddu en duel. Avant de partir, Turiddu chante un adieu émouvant à sa mère.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924) : Manon Lescaut (1893)
Donna non vidi mai

Puccini, qui découvrit sa vocation de compositeur lyrique en assistant à une représentation d'Aïda à Pise en 1876, tira ce drame lyrique en quatre acte du roman de l'Abbé Prévost. La première eut lieu à Turin, le ler février 1893 et rencontra un succès qui fit connaître Puccini dans le monde entier. Son premier opéra d'importance mène directement au caractère psychologique raffiné et au style de La Bohème. Un jeune chevalier, Des Grieux (ténor) est en train de faire la cour à quelques demoiselles quand il voit descendre de la diligence de son frère une jeune fille dont il tombe amoureux. Jamais il n'a vu une femme pareille.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924): Gianni Schicchi (1918)
Firenze è come un albero fiorito [13]

Puccini tira son opéra comique, Gianni Schicchi, d'un épisode de la Divine Comédie de Dante. Dans l'an 1299, Buoso Donati vient de mourir à Florence. Le bruit court qu'il a fait don de tous ses biens à l'église et sous les yeux ébahis de sa famille, le testament en fait foi. Rinuccio (ténor) est amoureux de Lauretta (soprano), la fille de Gianni Schicchi. Il suggère de se tourner vers son futur beau-père, un homme de ressource venu du peuple. Gianni Schicchi se fait adroitement passer pour le défunt devant le docteur, puis appelle le notaire et rédige un nouveau testament, en s'octroyant les meilleurs possessions du vieux Donati. La famille ne peut protester. Resté seul après leur départ (il les a chassés de la maison devenue sienne), Gianni Schicchi explique qu'il a agi pour les deux fiancés à qui tout cela reviendra.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924): La fanciulla del west (1910)
Ch'ella mi creda libera [14]

Cet opéra, un des moins joués de Puccini, est exceptionnel aussi bien pour le choix du sujet tiré de Western (The Girl of the Golden West de D. Belasco) que parce qu'il se finit bien, avec un couple d'héros heureux, triomphants du sort et partant libres. La première eut lieu au Metropolitan Opera de New York le 10 décembre 1910. Minnie (soprano) a un saloon où se rassemblent les chercheurs d'or. On y apprend qu'un bandit Ramerrez a été aperçu dans les environs. Entre un étranger qui se fait appeler Dick Johnson (ténor) et qui n'est autre que ce bandit. Minnie et Dick vont s'éprendre l'un de l'autre. Et bien entendu Dick sera découvert. On voudra le pendre, mais Minnie plaidera en sa faveur et Johnson rappellera leur vie passée Ils seront libres de partir faire leur vie ensemble.

AMILCHARE PONCHIELLI (1834-1886) : La Gioconda (1876)
Cielo e mar [15]

Dans la tradition de l'opéra populaire romantique italien, La Gioconda fut créée à La Scala de Milan le 8 avri11876. Ce fut un triomphe. Avec un livret que Boito écrivit sous un pseudonyme (Tobia Gorrio), Ponchielli, le professeur de Puccini et de Mascagni, y annonce la passion et le drame du vérisme. Un noble génois Enzo Grimaldo (ténor) se cache à Venise sous les traits d'un marin. Gioconda (soprano) en est amoureuse tout en étant aimée d'un chanteur ambulant Barnaba (baryton) un espion du gouvernement. En fait Enzo aime Laura (mezzo-soprano), l' épouse du puissant Alvise Badonero. Elle l'aime aussi. Empoisonnement, suicide. Bref, les deux amoureux parviendront à s'enfuir et Gioconda se sacrifiera pour leur bonheur.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924): La bohème (1896)
Che gelida manina [16]

Deux années furent nécessaires aux auteurs du livret pour que le texte réponde aux exigences de Puccini. Ce dernier écrivit la musique en huit mois environ. La bohème fut créée au Théâtre Regio de Turin le 1er février 1896. Dans cet opéra en quatre actes, tiré de Scènes de la vie de bohème de H, Murger, Puccini s'attacha à donner au quotidien une signification dramatique dans un langage musical fluide à la mélodie en constante évolution. La description de la vie de ce jeune groupe d'artistes et d'amis dans le Quartier Latin offrait une humanité, une vivacité, une jeunesse et une couleur locale qui finalement assureront le succès de cette oeuvre. Mimi (soprano) vient d'entrer dans la chambre du poète Rodolpho (ténor), la lumière s'est éteinte et tous deux cherchent la clé quand leurs mains se rencontrent dans l'obscurité.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924): Tosca (1900)
Dammi i colori ... Recondita armonia [17]
E lucevan le stelle [18]

Tosca représente la seule tentative de Puccini pour s'introduire sur le terrain de prédilection du jeune Verdi, l'opéra historique et politique. Pourtant son traitement en est différent puisque comme toujours l'histoire d'amour occupe le premier plan. Tosca fut écrit directement après La Bohème et sa richesse scénique constraste avec l'intimité du précédent. La relation amoureuse entre la belle chanteuse Floria Tosca (soprano) et le peintre Mario Cavaradossi (ténor) est au centre de l'histoire, leur amour passionné décrit dans le premier air de Mario, la jalousie obsessive de Tosca que Scarpia utilise pour retrouver le consul en fuite, la rivalité entre Mario et Scarpia qui veut également Tosca et qui pour arriver à ses fins n'hésite pas à faire arrêter et condamner Mario, le dévouement et la ruse de Tosca qui feint de se soumettre, sa violence en tuant Scarpia, l'amour désespéré des deux amants qui ne peut s'achever que dans la mort.

UMBERTO GIORDANO (1867-1948) : Andrea Chénier (1896)
Come un bel dì di maggio [19]

Andrea Chénier et Fedora sont les deux chefs-d'oeuvre de cet adepte du vérisme, au tempérament enflammé et passionné. Le drame historique en quatre actes sur le livret d'Illica devait fournir une trame propre à illustrer l'impétuosité de Giordano. Le sujet se situe durant la Révolution française. Lors d'un bal, le jeune poète André Chénier (ténor), à l'invitation de la comtesse Madeleine (soprano) s'est laissé aller à improviser un hymne non seulement à l'amour, mais à la liberté et surtout contre l'aristocratie. Il quitte la fête qu'interrompt également l'irruption du valet de chambre Gérard (baryton) suivi d'une foule vindicative. La révolution commence. Quatre ans plus tard, sous la terreur, Chénier est menacé. Madeleine également qui lui demande sa protection. Ils sont découverts par Gérard devenu lieutenant. Chénier le blesse pour protéger la fuite de Madeleine, il sera plus tard arrêté et condamné comme contre-révolutionnaire à la guillotine. Madeleine ira le rejoindre à la prison Saint-Lazare et après un instant de bonheur chanté par Chénier, ils monteront ensemble sur l'échafaud.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924) : Turandot (1926)
Nessun dorma [20]

Puccini, atteint d'une tumeur à la gorge, ne put mener à bien cet opéra qui fut achevé par Franco Alfano et représenté à La Scala, sous la direction de Toscanini, le 26 avril 1926, soit environ 17 mois après son décès, le 25 novembre 1924. L'exotisme de Madama Butterfly y est encore présent, à travers l'évocation d'une société chinoise dans une atmosphère fabuleuse. Turandot (soprano) pour venger la honte subie une nuit par son aïeule, Lou-Ling, propose à ses prétendants trois énigmes. S'ils ne parviennent à y répondre, ils sont impitoyablement décapités. Calaf (ténor), le fils d'un roi tartare déchu, s'est épris de Turandot et sous le nom de Prince Inconnu, décide de tenter l'épreuve malgré les supplications de son père, de la jeune esclave Liù qui l'aime. A la surprise de tous, et de Turandot, il sort vainqueur des épreuves et offre même à la princesse de mourir si elle parvient à deviner son nom avant l'aube. Calaf laisse libre court à son sentiment de victoire.

Isabelle Battioni


Close the window