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8.557063 - Music for Saxophone and Orchestra
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Clause Debussy (1862-1918)

Clause Debussy (1862-1918)

Rapsodie pour orchestre et saxophone

Œuvre commandée par la saxophoniste bostonienne Elise Hall, la Rapsodie pour orchestre et saxophone de Claude Debussy aurait pu être le commencement d’une nouvelle étape d’écriture s’il n’avait disparu si jeune. Elle ne fut orchestrée qu’en 1919, après la mort du compositeur, par Roger-Ducasse. Comme l’indique son titre, dans cette œuvre le saxophone partage pleinement le premier rôle avec l’orchestre, contrairement à d’autres concertos de Debussy. Composée à partir des cris des vendeurs ambulants, la rapsodie comprend une première partie lente où s’exprime le caractère sombre du saxophone accompagné des vents et une deuxième partie plus rapide avec un changement d’atmosphère rappelant les Rapsodies hongroises de Liszt.

 

Darius Milhaud (1892-1974)

Scaramouche pour saxophone alto et orchestre

Nom d’un personnage de la commedia dell’arte, Scaramouche fut composé en 1937 comme musique de scène pour une pièce inspirée du Médecin volant de Molière montée au Théâtre Scaramouche à Paris en mai 1939. Deux ans plus tard, l’ouvrage fut transcrit par le compositeur pour deux pianos. Basée sur trois phrases de danses sud-américaines, Scaramouche est une œuvre pétillante, pleine de contrastes rythmiques et mélodiques. Après un mouvement Vif, plein d’entrain, suit un Modéré charmeur mais sans sentimentalité, qui aboutit à une Samba-Brazileira, qui nous entraîne au cœur du carnaval de Rio de Janeiro.

 

Jacques Ibert (1890-1962)

Concertino da camera

Composé en 1935 pour le saxophoniste Sigurd Rascher, le Concertino da camera pour saxophone alto et onze instruments de Jacques Ibert rappelle le Concerto pour flûte du même compositeur, écrit en 1934, et dénote l’influence de Ravel. Dans le premier mouvement se dégage une atmosphère joyeuse et entraînante. L’influence du jazz se fait sentir par l’usage des syncopes. Le deuxième mouvement, lui, est calme et simple et est relié au finale, pièce virtuose et brillante où l’on retrouve de façon plus marquée l’influence du jazz. Entièrement néo-classique, ce concertino se joue sans aucune trace de romantisme. C’est Sigurd Rascher qui réclama les notes suraiguës, contrairement à l’avis de Marcel Mule, doyen des saxophonistes parisiens.

Heitor Villa-Lobos (1887-1959)

Fantasia pour saxophone soprano et orchestre op.630

La Fantasia pour saxophone soprano, trois cors et cordes op. 630 de Heitor Villa-Lobos, composée à Rio de Janeiro en 1948, est dédiée au saxophoniste virtuose Marcel Mule. Le premier mouvement, Animé, après une introduction très rythmique, développe un tango délicat sur deux thèmes chantants. C’est l’alto qui expose le thème du deuxième mouvement, Lent, laissant ensuite le saxophone exprimer le charme des mystères nocturnes puis attaquer le troisième mouvement Très animé à 7/4. Exposé trois fois par les cordes, le thème est repris par le soliste, qui le développe jusqu’au robuste passage à 4/4 avant d’attaquer le finale virtuose à 7/4.

 

Alexandre Glazounov (1865-1936)

Concerto pour saxophone et orchestre à cordes

Le Concerto pour saxophone de Glazounov fut composé en 1934 à la demande du saxophoniste Sigurd Rascher lors de sa deuxième visite à Paris. Le compositeur s’était établi en France et devait mourir deux ans après. Ce concerto est de forme concise, en un seul mouvement et demande un grand respect des indications de tempo. Ce n’est pas une œuvre virtuose, mais d’un lyrisme très expressif, qui présente des ressemblances avec le Concerto pour violon de Glazounov et le Concerto pour violoncelle de Schumann. Le saxophone reprend le thème initialement exposé par les cordes et après un long développement, arrive à la cadence, rallongée à la demande de Rascher. Après une courte interruption, le saxophone reprend le thème en fugue avec les cordes, construisant un final dans le style de l’école russe.

Ekaterini Karamessini (née 1967)

Chant de Dionysos : Concerto pour saxophone et orchestre

Ekaterini Karamessini est titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise de composition de l’Université du Sussex, et d’un B.A. (summa cum laude) de l’Université de Berkeley, avec des bourses d’études de la Fondation Onassis et de Berkeley. Elle a remporté le premier prix du Concours de composition de Chanctonbury pour les fêtes du Millénaire en Angleterre. Ses compositions comprennent de la musique de chambre, de la musique symphonique, ainsi que des œuvres chorales, des ballets, des mélodies, de la musique de scène et trois opéras. Son Chant de Dionysos s’zinspire du mythe de la Grèce antique du dieu Dionysos et du jeu entre sa forme première et l’esprit apollinien. Instrument principal de ce concerto, le saxophone devient le symbole de cette transfiguration. Le concerto pour saxophone, composé en six semaines entre février et mars 2002, fut écrit à l’intention de Theodore Kerkezos.

Version française : Maira Milolidaki


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