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Simon Corley
ConcertoNet.com, November 2012

Sans certes renouer avec le succès phénoménal rencontré dès sa création le même soir à Cologne et à Hambourg puis tout au long des années 1920, La Ville morte (1920), ouvrage signé d’un ex-enfant prodige alors âgé de vingt-deux ans seulement, n’en a pas moins retrouvé sa place au répertoire, au point d’entrer en octobre 2009 à celui de l’Opéra national de Paris dans une production salzbourgeoise. Cette «résurrection» trouve son pendant dans une vidéographie tout à fait respectable, comprenant à ce jour deux enregistrements: celui de la création (scénique) française, en avril 2001 à l’Opéra du Rhin (présentée au Châtelet le mois suivant), publié par Arthaus, ainsi qu’une captation effectuée à la Fenice en 2009 et parue chez Dynamic. A ces deux témoignages vient désormais s’ajouter une contribution précieuse, également chez Arthaus: durant l’été 1983, les caméras de Brian Large ont immortalisé à l’Opéra allemand de Berlin, dans les conditions du studio, une production qui y avait été donnée quelques mois auparavant et qui fut reprise à Los Angeles puis à Vienne deux ans plus tard.

Lorsque Götz Friedrich (1930–2000), à la tête du Deutsche Oper de 1981 à sa mort, décida de mettre à l’affiche l’opéra en trois tableaux de Korngold, il fit preuve d’une certaine audace—depuis la Seconde Guerre mondiale, seuls Munich (1955), Vienne (1967), Gand (1967 et 1973), New York (1975) et Darmstadt (1978) l’avaient précédé—et, surtout, il réveilla ainsi l’intérêt non seulement pour l’œuvre mais aussi pour le compositeur. Ainsi que l’explique la notice (en anglais, français et allemand), c’est à cette occasion que fut fondée la société qui lui est dédiée et que l’Ecossais Alexander Stoddart (né en 1959) sculpta un buste de Korngold, à côté duquel le Professor Friedrich, assis à son bureau de directeur général, dit quelques mots de présentation au début du très bref bonus complétant ce DVD (et comprenant par ailleurs un résumé de l’action sous forme de roman-photo).

Dans des décors d’Andreas Reinhardt, gris et oppressants malgré leurs très hauts volumes, et des costumes de Margit Bárdy, situant l’action dans l’entre-deux-guerres, avec longs manteaux, costumes croisés à rayures et chapeaux, la mise en scène ne se distingue pas tellement par sa direction d’acteurs—il est vrai passablement empruntés—que par son parti pris, plutôt sobre et réaliste au regard de ce que le symbolisme flamboyant du livret semble autoriser. Voilà qui ne surprend cependant pas de la part d’un disciple de Felsenstein, mais qui place l’opéra dans une perspective plus pessimiste que de coutume—et plus conforme en cela au roman de Georges Rodenbach qui l’a inspiré: au deuxième tableau, Paul assassine Frank et, au dernier tableau, il ne fait pas de doute qu’il ne parviendra à se libérer de l’emprise du souvenir de sa femme décédée que par le suicide.

Même si James King (1925–2005) aborde sans doute un peu tard le rôle écrasant de Paul, son timbre conserve encore de belles qualités et sa puissance reste impressionnante. A ses côtés, sa compatriote Karan Armstrong (née en 1941), épouse de Götz Friedrich, était une habituée du Deutsche Oper et se vite décerner le titre de Kammersängerin en 1994: élève de Lotte Lehmann, qui avait chanté Marietta au Staatsoper en 1924 sous la direction de Szell, elle se tire plus qu’honorablement des exigences straussiennes de la partition. C’est encore un Américain qui incarne à la fois—conformément à la tradition—Frank et Fritz: membre de la troupe depuis 1971 et nommé Kammersänger en 1980, William Murray (né en 1935) offre de fait une prestation stylistiquement impeccable. Heinrich Hollreiser (1913-2006), qui fut premier chef dans cette maison de 1961 à 1964, maintient avec efficacité la tension dramatique et, malgré une prise de son un peu trop réverbérée, met en valeur l’orchestration capiteuse et scintillante caractéristique de Korngold. © 2012 ConcertoNet.com






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