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Le Journal de Montréal, December 2010

Il est indéniable que son Adagio For Strings, partic intégrante du film Platoon, a occulté une partie de son œuvre. Avec ce coffret à petit prix, nous sommes en mesure de mieux comprendre le travail du compositeur Samuel Barber. Sous la direction du fin chef d’orchestre Marin Alsop et du Royal Scottish National Orchestra, le néo-romantisme trouve ses lettres de noblesse avec le Capricorn Concerto ainsi que le Piano Concerto (Medea’s Meditation And Dance Of Vengeance). Aussi, la soprano Karina Gauvin (enregistremet de 1992) fait figure de proue dans Knoxville: Summer of 1915. Un petit plaisir que l’on partage.




Michel Tibbaut
ResMusica.com, November 2010

Pour le centenaire de la naissance de Samuel Barber, Naxos regroupe en un beau coffret les six volumes précédemment publiés séparément et consacrés à l’ensemble de sa musique orchestrale dirigée par la talentueuse chef d’orchestre new yorkaise Marin Alsop, et il semble bien que cette publication, initiée en 2000, soit sauf erreur de notre part, la seule à présenter l’œuvre pour orchestre du grand compositeur américain dans son intégralité.

Natif de West Chester, Pennsylvanie, Samuel Barber (1910–1981) entre au Curtis Institute of Music de Philadelphie en 1924 et étudie le piano avec Isabelle Vengerova, le chant avec Emilio de Gogorza, la composition avec Rosario Scalero et la direction d’orchestre avec Fritz Reiner. Avec de telles personnalités comme enseignants, il va de soi que son talent ne pouvait que s’épanouir rapidement, et cela en un langage musical tout personnel, d’un lyrisme élégiaque raffiné et porté naturellement vers le dramatisme, mais tempéré par un idéal néo-classique et une libre utilisation de la dissonance.

Ce langage s’est certainement façonné dans le milieu musical où Barber a grandi, centré sur le chant : sa tante n’est autre que la célèbre contralto du Metropolitan Opera, Louise Homer (1871–1947) dont le mari, Sidney Homer, était par ailleurs un compositeur de mélodies bien coté; Barber lui-même possédait une belle voix de baryton. Rien d’étonnant donc que sa musique ait acquis ce caractère si subtilement lyrique qui fait de son auteur, avec Aaron Copland et Leonard Bernstein, le compositeur américain le plus aimé et joué dans le répertoire symphonique international.

Barber est le compositeur d’un « tube », le célébrissime Adagio pour cordes (en fait arrangement, sous l’impulsion de Toscanini, du mouvement lent de son Quatuor à cordes de 1936) que l’on peut entendre à toutes les sauces et dans de nombreux films—notamment américains bien sûr—où les nécessités du scénario incitent à la larme à l’œil… Il n’en reste pas moins un coup de génie de son auteur, et nous retrouvons évidemment ce chef-d’œuvre dans la réalisation sous rubrique, où il convient de saluer Marin Alsop pour son interprétation d’une sobriété du meilleur goût, qui en révèle sa pureté originelle.

Toutefois cet Adagio est source d’un malentendu : celui d’étiqueter son auteur de néo-romantique, et cela de manière par trop sommaire. Après l’Adagio, les deux œuvres les plus connues—le Concerto pour violon (1939) et la suite de ballet Médée (1946)—nous incitent déjà à réviser ce jugement. Deux aspects de la riche personnalité de Barber s’y font jour : d’une part le lyrisme chantant issu de son côté romantique, et de l’autre le dynamisme d’une rythmique complexe et d’une harmonie audacieuse flirtant lorsque nécessaire avec la polytonalité, témoins de l’âpreté de sa nature.

On retrouve cette dualité dans les autres œuvres concertantes (et notamment dans le Capricorn Concerto de 1944 pour flûte, hautbois, trompette et cordes) et les trois admirables Essays pour orchestre. Ce qui n’empêche guère le compositeur d’adopter une écriture moins dramatique, plus légère et détendue dans sa suite de ballet Souvenirs.

Marin Alsop est loin d’être une inconnue des mélomanes, grâce à ses nombreux enregistrements chez Naxos et sa participation en tant que chef de l’Orchestre National de Belgique lors du Concours Musical International Reine Elisabeth de piano 2010. Elle nous offre des versions absolument exhaustives des œuvres de son compatriote, dont elle restitue toute la plénitude et la diversité. Bien sûr on peut toujours préférer l’une ou l’autre version de légende individuellement : Isaac Stern et Leonard Bernstein dans le Concerto pour violon, John Browning et George Szell dans le Concerto pour piano (Sony BMG 7529892) ou l’extraordinaire vision de la Symphonie n°1 par David Measham (Regis RRC1139), mais de toute évidence, pour l’ensemble de l’œuvre orchestrale de ce très grand compositeur qu’est Samuel Barber, ce coffret ne souffre aucune concurrence.



Michel Tibbaut
ResMusica.com, November 2010

Pour le centenaire de la naissance de Samuel Barber, Naxos regroupe en un beau coffret les six volumes précédemment publiés séparément et consacrés à l’ensemble de sa musique orchestrale dirigée par la talentueuse chef d’orchestre new yorkaise Marin Alsop, et il semble bien que cette publication, initiée en 2000, soit sauf erreur de notre part, la seule à présenter l’œuvre pour orchestre du grand compositeur américain dans son intégralité.

Natif de West Chester, Pennsylvanie, Samuel Barber (1910–1981) entre au Curtis Institute of Music de Philadelphie en 1924 et étudie le piano avec Isabelle Vengerova, le chant avec Emilio de Gogorza, la composition avec Rosario Scalero et la direction d’orchestre avec Fritz Reiner. Avec de telles personnalités comme enseignants, il va de soi que son talent ne pouvait que s’épanouir rapidement, et cela en un langage musical tout personnel, d’un lyrisme élégiaque raffiné et porté naturellement vers le dramatisme, mais tempéré par un idéal néo-classique et une libre utilisation de la dissonance.

Ce langage s’est certainement façonné dans le milieu musical où Barber a grandi, centré sur le chant : sa tante n’est autre que la célèbre contralto du Metropolitan Opera, Louise Homer (1871–1947) dont le mari, Sidney Homer, était par ailleurs un compositeur de mélodies bien coté; Barber lui-même possédait une belle voix de baryton. Rien d’étonnant donc que sa musique ait acquis ce caractère si subtilement lyrique qui fait de son auteur, avec Aaron Copland et Leonard Bernstein, le compositeur américain le plus aimé et joué dans le répertoire symphonique international.

Barber est le compositeur d’un « tube », le célébrissime Adagio pour cordes (en fait arrangement, sous l’impulsion de Toscanini, du mouvement lent de son Quatuor à cordes de 1936) que l’on peut entendre à toutes les sauces et dans de nombreux films—notamment américains bien sûr—où les nécessités du scénario incitent à la larme à l’œil… Il n’en reste pas moins un coup de génie de son auteur, et nous retrouvons évidemment ce chef-d’œuvre dans la réalisation sous rubrique, où il convient de saluer Marin Alsop pour son interprétation d’une sobriété du meilleur goût, qui en révèle sa pureté originelle.

Toutefois cet Adagio est source d’un malentendu : celui d’étiqueter son auteur de néo-romantique, et cela de manière par trop sommaire. Après l’Adagio, les deux œuvres les plus connues—le Concerto pour violon (1939) et la suite de ballet Médée (1946)—nous incitent déjà à réviser ce jugement. Deux aspects de la riche personnalité de Barber s’y font jour : d’une part le lyrisme chantant issu de son côté romantique, et de l’autre le dynamisme d’une rythmique complexe et d’une harmonie audacieuse flirtant lorsque nécessaire avec la polytonalité, témoins de l’âpreté de sa nature.

On retrouve cette dualité dans les autres œuvres concertantes (et notamment dans le Capricorn Concerto de 1944 pour flûte, hautbois, trompette et cordes) et les trois admirables Essays pour orchestre. Ce qui n’empêche guère le compositeur d’adopter une écriture moins dramatique, plus légère et détendue dans sa suite de ballet Souvenirs.

Marin Alsop est loin d’être une inconnue des mélomanes, grâce à ses nombreux enregistrements chez Naxos et sa participation en tant que chef de l’Orchestre National de Belgique lors du Concours Musical International Reine Elisabeth de piano 2010. Elle nous offre des versions absolument exhaustives des œuvres de son compatriote, dont elle restitue toute la plénitude et la diversité. Bien sûr on peut toujours préférer l’une ou l’autre version de légende individuellement : Isaac Stern et Leonard Bernstein dans le Concerto pour violon, John Browning et George Szell dans le Concerto pour piano (Sony BMG 7529892) ou l’extraordinaire vision de la Symphonie n°1 par David Measham (Regis RRC1139), mais de toute évidence, pour l’ensemble de l’œuvre orchestrale de ce très grand compositeur qu’est Samuel Barber, ce coffret ne souffre aucune concurrence.






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11:12:33 AM, 23 September 2014
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