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Simon Corley
ConcertoNet.com, September 2012

MAXWELL DAVIES, P.: Symphony No. 1 / Mavis in Las Vegas (BBC Philharmonic, Maxwell Davies) 8.572348
MAXWELL DAVIES, P.: Symphony No. 3 / Cross Lane Fair (BBC Philharmonic, Maxwell Davies) 8.572350

Naxos continue à promouvoir l’œuvre de Peter Maxwell Davies (né en 1934). L’éditeur, pour lequel il a spécialement écrit, entre 2001 et 2007, un cycle comprenant pas moins de dix quatuors («comme un roman en dix chapitres»), a entrepris de publier les six premières de ses Symphonies (au nombre de neuf depuis juin dernier, une Sinfonia concertante non comprise), enregistrées par le compositeur lui-même dans les années 1990 chez Collins Classics—les trois premières à la tête du Philharmonique de la BBC (Manchester), qui lui commanda la Troisième et dont il fut, entre 1991 et 2000, le premier composer/conductor. Excellente occasion de découvrir l’univers de celui qui est tenu outre-Manche pour l’un des plus importants successeurs de Britten et Tippett et qui se déclare attiré vers l’écriture symphonique par la «nécessité de donner du sens à l’harmonie pendant une longue durée». De grande ampleur (55 minutes), la Première (1976) est, comme chez Brahms ou Martinů, de naissance relativement tardive, puisqu’il était alors âgé de 42 ans. Comme il l’indique lui-même dans la notice, ses quatre mouvements portent des influences aussi diverses que celles de Schumann, Sibelius et Boulez, dont il retient évidemment bien moins le style que certains gestes compositionnels, mais traduisent aussi son admiration pour Dante et Saint Thomas d’Aquin, en même temps qu’ils constituent l’une de ses premières évocations des paysages des Orcades, au nord de l’Ecosse, où il venait de s’installer. Dédiée à William Glock (longtemps Controller of music à la BBC), la partition ne se laisse sans doute pas appréhender facilement mais n’en frappe pas moins par son expression intense, à la fois véhémente et hautaine, et par son instrumentation raffinée – on remarque notamment les percussions (en particulier métalliques) à hauteur déterminée. Atteignant quasiment l’heure de durée et toujours en quatre mouvements, mais avec cette fois-ci deux (brefs) scherzos centraux (comme la Neuvième de Mahler), la Troisième (1984) poursuit, malgré une instrumentation plus sobre (percussion limitée aux timbales), dans la même veine poétique d’une austère grandeur. Elle est également marquée par la présence de la mer, mais ici, l’élément marin est moins le prétexte à une «peinture sonore» qu’une inspiration structurante—l’utilisation de suites de Fibonacci comme dans l’architecture Renaissance de Brunelleschi rappelle aussi bien la forme des coquillages posés sur son bureau que les spirales dessinées par les vagues s’écrasant au pied de sa maison. Comme l’obsession du nombre d’or chez Bartók, ces techniques combinatoires, auxquelles s’ajoute le recours aux carrés magiques et à des procédés transposant le principe des points de fuite, peuvent tout à fait rester ignorées de l’auditeur, de même que les références (plain-chant), tant elles sont intégrées au propos. De par ses fonctions de Master of the Queen’s Music auxquelles il accédé en 2004 de façon assez inattendue (sa Neuvième Symphonie a ainsi été créée pour le jubilé royal de diamant), «Max» le rebelle, le républicain et l’écologiste avant la lettre se doit de faire preuve d’un talent polymorphe, ce que montrent les brefs compléments respectifs de ces deux symphonies. Humour et pastiche dans Mavis à Las Vegas (1997), délicieuse description musicale de la visite d’une glamoureuse dans la cité vouée «au jeu, aux mariages rapides et au culte du kitsch», sous forme de thème et variations parfois dignes de Gershwin. Autre évocation colorée, celle de La Foire de Cross Lane (1994), truculent souvenir du Lancashire de son enfance, pour orchestre de chambre et deux solistes inhabituels, la nasillarde cornemuse de Northumbrie et le bodhran (tambour irlandais), qui ont chacun droit à leurs morceaux de bravoure (le second est même applaudi): neuf courtes sections enchaînées (dont une introduction et trois «transitions»), du «Train fantôme» au «Jongleur» en passant par «La Femme à barbe et le Mouton à cinq pattes» et «Le Manège». S’inscrivant ainsi dans la grande tradition de la British light music et désormais converti aux bienfaits de la royauté, Maxwell Davies est décidément et avant tout un créateur libre et indépendant (8.572348 et 8.572350). © 2012 ConcertoNet.com






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