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Christine Labroche
ConcertoNet.com, July 2012

Le chef d’orchestre norvégien Bjarte Engeset à la tête du Dalasinfoniettan de Falun, Suède, et son compatriote Henning Kraggerud proposent un recueil de pièces pour violon et orchestre souvent interprétées dans les pays du Nord, mais de présence plus discrète ailleurs. Composées pour le principal entre 1910 et 1930, les huit partitions sont représentatives du riche élan du postromantisme nordique, certaines sonorités plus scandinaves pouvant fugitivement faire penser à Grieg. Kraggerud, grâce au beau timbre de son Guarneri del Gesù, et plus encore à sa maîtrise et à son expressivité, les met en valeur avec une générosité radieuse.

Seule pièce qui annonce une couleur qui n’est pas d’inspiration nordique, Los recuerdos de la Habana aux climats inattendus, relève des souvenirs musicaux de senteurs exotiques qu’Ole Bull (1810–1880) rapporta de La Havane en 1844. Ole Bull, le bien-nommé «Paganini du Nord», outre ses dons exceptionnels de violoniste, avait un don pour l’improvisation et une oreille pour capter les particularités du style d’une époque ou d’un lieu. Pour Et Sæterbesøg (Une vision montagnarde, 1849), il puise à la source du patrimoine musical norvégien comme Johan Halvorsen (1864–1935) et Carl Gustav Sparre Olsen (1903–1984) qui évoquent respectivement en 1914 et 1929 l’esprit l’un des danses, l’autre des chants de la tradition populaire. En 1914 également, le compositeur suédois Christian Sinding (1856–1941) imagina, peut-être pour des raisons alimentaires au début d’années qui s’annonçaient difficiles, un doux Abendstimmung nostalgique, fluide, un rien salonnard mais non sans envergure. Dans l’ensemble, ces cinq compositions, techniquement d’un bon niveau, restent assez extérieures mais leur charme opère, encore favorisé par la qualité de la prestation.

Les trois grands moments du récital reviennent sans doute à la Finlande et à la Suède. En 1910 s’imposaient les Romances sentimentales du grand Wilhelm Stenhammar (1871–1927). Solidement bâties, les deux relèvent d’une belle sensibilité lyrique, la Seconde plus sombrement poignante que la Première. De Kurt Atterberg (1887–1974) et peut-être l’œuvre la plus célèbre du récital, la très nordique Troisième Suite pour violon, alto et orchestre à cordes se caractérise par sa hauteur de vue. Le matériau des trois mouvements vient de la musique de scène qu’Atterberg écrivit pour Sœur Béatrice de Maeterlinck mais l’intensité et la profondeur du sentiment leur restent propres. L’alto est remplacé ici par un violon (Kraggerud) en rerecording, ce fort heureusement sans nuire à la spontanéité des amples courbes mélodiques typiques de leur auteur, l’orchestration permettant, en outre, le plein épanouissement et le vigoureux engagement des cordes.

Jean Sibelius (1865–1957) attachait beaucoup d’importance aux six Humoresques, miniatures classées parmi les «petites pièces» de son œuvre qui sont pourtant écrites pour le violon, son instrument, avec un panache flamboyant, non sans une certaine dimension expérimentale. Bien que portant deux numéros d’opus selon l’année de composition (1917, 1918), le compositeur demande que les interprètes ne les dissocient pas car c’est seulement ensemble qu’elles expriment ce qu’il y ressentait, «l’angoisse de l’existence [...] éclairée par intermittence par le soleil». Sauf pour la toute première, rhapsodique et aux rythmes marqués, les cordes dominent le fin accompagnement orchestral, rejointes pour le mouvement perpétuel de la Deuxième, virtuose, par deux cors et les timbales et, pour la luminosité capricieuse des deux dernières, par un petit ensemble de bois. Une légère fragrance russe ou tsigane parfume les deux pièces centrales pour un violon tour à tour espiègle ou lyriquement mélancolique, les cordes seules en écho. C’est un bel ensemble, intéressant par le niveau technique demandé aux musiciens et par les humeurs changeantes que le beau violon de Kraggerud capte avec une puissance ample et énergique, les traits d’une netteté sans reproche.

La prise de son claire à l’acoustique longue met le violon au premier plan, toutefois avec un meilleur équilibre des forces dans la Suite d’Atterberg. En général, ce récital touchant et agréable se fait porter sur les ailes d’une interprétation chaleureuse, Henning Kraggerud virtuose et expressif, les musiciens du Dalasinfoniettan attentifs au soliste et à la direction engagée de Bjarte Engeset. © 2012 ConcertoNet.com






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10:16:26 AM, 24 April 2014
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