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8.223289 - BLOCH: Piano Sonata / Visions and Prophecies / Ex-voto / Dans sacree
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Wilhelm Furtwängler (1886-1954)

Sinfonie Nr. 1 H-moll

 

Als Komponist war sich Wilhelm Furtwängler wohl der Vorurteile bewußt, mit denen die Musikwelt die Kompositionen eines seit 35 Jahren als Dirigent anerkannten Musikers beurteilte. Es selbst sah sich dagegen eher als einen Komponisten, der auch dirigierte. Ein weiteres Problem entstand aus seiner ablehnenden Haltung gegenüber der Zeitgenössischen Musik, vor allem der atonalen, was ihm weithin Kritik eintrug.

 

Furtwängler wurde 1886 in Berlin geboren. Sein Vater war Archäologe, seine Mutter Malerin. Die Familie zog nach München, wo der Junge Privatunterricht erhielt. Nach früher musikalischer Erziehung studierte er bei Joseph Rheinberger und Max von Schillings. Schon als Jugendlicher hatte er eine Anzahl von Kompositionen geschrieben, darunter als Zwölfjähriger eine Vertonung der "Ersten Walpurgisnacht" aus Goethes Faust. 1903 wurde seine Sinfonie in D in Breslau uraufgeführt. Ihr Mißerfolg mag dazu beigetragen haben, daß Furtwängler sich der Laufbahn des Dirigenten zuwandte. Breslau, Zürich, München und Straßburg waren seine ersten Stationen. Vier Jahre, von 1911 bis 1915, verbrachte er in Lübeck, danach folgten 5 Jahre an der Mannheimer Oper. Nach einer Zeit in Wien mit weiteren Studien bot sich 1922 mit dem Tode von Arthur Nikisch die Position, die Furtwängler bis zu seinem Tode 1954 innenhaben sollte, nämlich die Leitung des Berliner Philharmonischen Orchesters. Daneben geb es Verbindungen zum Leipziger Gewandhaus und zu den New Yorker Philharmonikern, besonders aber zu den Wiener Philharmonikern. Als Dirigent zeichnete sich Furtwängler durch eine imaginative und kreative Interpretation aus, was dazu führte, daß manche Kritiker ihm die Verfälschung der Absichten der Komponisten zum Vorwurf machten.

 

Während der Jahre des Nationalsozialismus war Furtwänglers Stellung Zwiespältig. Einerseits ein Gegner des Regimes, hatte er sich doch für ein Verbleiben in Deutschland entschieden. Als Hindemiths Oper "Mathis der Maler" 1934 öffentlich verdammt wurde, legte er aus Protest seine Ämter bei der Berliner Staatsoper, den Philharmonikern und in der Reichsmusikkammer nieder. Dieser öffenttliche Konflikt drohte der NSDAP und ihrer Kulturpolitik einigen Schaden zuzufügen, und ein Komproiß wurde gefunden. Furtwängler selbst verabscheute das Eindringen der Politik in die Kunst. Sein internationaler Ruf verschaffte ihm ein gewisses Maß an persönlicher Sicherheit und ermöglichte es ihm, sich mit Erfolg für jüdische Musiker einzusetzen. Diese Tatsache bewahrte ihn aber nicht vor Anfeindungen aus dem Ausland nach 1945. Noch vor Kriegsende konnte er in die Schweiz fliehen, bevor er im Dezember 1946 wieder nach Deutschland zurückkehren durfte. Wegen der Restriktionen, die ihm das Regime Während des 3. Reichs auferlegte, konnte sich Furtwängler wieder mehr dem Komponieren zuwenden. 1938 begann er die Arbeit an einer Sinfonie, der Ersten (nach der unnumerierten von 1903), die er 1941 abschloß. 1945 schrieb er die Zweite, der in seinen letzten Lebensjahren noch eine Dritte folgte.

 

Die H-moll-Sinfonie, die in ihrer Anlage dem Formprinzip der groBen klassisch-romantischen Vorbilder folgt, ist tonal, womit Furtwängler seiner Uberzeugung treu bleibt daß die atonale Musik einen Irrweg darstellt. Das Largo zu Beginn geht auf einen schon 1908 entstandenen Satz zurück. Die vier Sätze zeigen untereinander starke Beziehungen. Furtwänglers Tonsprache orientiert sich an den Vorbildern, besonders an Bruckner, dessen Musik er bewunderte.

 

Ulrich Spratte

 

En tant que compositeur Wilhelm Furtwängler est parfaitement conscient des préjudices qu'il va probablement devoir subir. "Le monde", écrit-il dans son carnet de notes, ne prendrait pas "au sérieux" les compositions d'un homme connu depuis trente cinq ans comme chef d'orchestre. Il ajoute qu'il se considère, et ce dés le début de sa carrière, plus comme un compositeur chef d'orchestre que comme un chef d'orchestre compositeur. Un autre problème se pose avec la critique qu'on lui fait de renier l'ensemble de la musique contemporaine, accusation qu'il rejette avec indignation, tout en insistant que l'avenir réside dans la tonalité et l'atonalité cohérente plutôt que dans l'individualisme éclectique qu'il trouve totalement insatisfaisant.

 

Wilhem Furtwängler naît en 1886 à Berlin, fils de l'archéologue Adolf Furtwängler dont la femme est le peintre Adelheid Wendt. La famille s'installe plus tard à Munich où son pére devient professeur en 1894; là, il reçoit une éducation privée sous la tutelle de l'archéologue Ludwig Curtius et du sculpteur Adolf Hildebrand. Sa formation musicale amorcée par l'historien de l'art et musicologue Walter Riezler est poursuivie avec Joseph Rheinberger et Max von Schillings.

 

Adolescent, Furtwängler, écrit un grand nombre de pièces musicales. A l'âge de douze ans il achève la composition de la chorale du Die erste Walpurgisnacht adaptée de Faust de Goethe, ainsi que d'autres compositions dont les degrés de complexité varient. L'échec de sa Symphonie en Ré qu'il présente à Breslau dans l'hiver 1903, va vraissemblablement le détourner de sa carrière de compositeur et l'orienter logiquement vers celle de chef d'orchestre, malgré ses ambitions créatives personnelles. Son expérience précoce dans la direction orchestrale le porte de Breslau à Zurich et à l'Opéra de Munich et de Strasbourg. Il est ensuite employé à Lubeck où il demeurera quatre années de 1911 à 1915. Il passe la période des cinq années qui suivent à l'Opera de Mannheim. Après la guerre, il prend des engagements à Vienne, et à l'occasion d'étudier avec le théoricien réputé Heinrich Schenker.

 

La mort de Nikisch en 1922 permet à Furtwängler d'accéder à la position qu'il assumera d'ailleurs toute sa vie, de chef d'orchestre de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, couplée pour six années de la direction de l'Orchestre du Leipzig Gewandhaus et d'une association permanente avec le Philharmonique de Vienne. Une brève association avec l'Orchestre Philharmonique de New-York en 1925 lui vaut le respect de l'auditoire des musiciens, mais suscite l'hostilité des critiques influents qui le comparent à son discrédit à Toscanini et et à l'approche dite objective de l'interprétation de ce dernier.

 

En tant que chef d'orchestre, Furtwängler possède son propre style. Il aborde son travail avec l'imagination et le pouvoir créatif d'un compositeur, exacerbant ainsi l'hostilité de certains critiques qui voient dans ses représentations magistrales une distortion des intentions originales du compositeur. Mais il considère lui même l'attachement à la lettre au texte musical comme un signe d'insécurite artistique, et analyse le problème comme une manifestation de l'excessive réaction individualiste subjective et arbitraire de la précédente génération d'interprètes.

 

Pendant les années de National Socialisme en Allemagne, la position que Furtwängler occupe est assez ambigue. Bien qu'opposé au nouveau régime permanent, il décide de rester en Allemagne plutôt que de chercher l'exil comme la plupart de ses collègues. En réaction à la condamnation de l'opéra d'Hindemith Mathis der Maler en 1934, il se démet de ses fonctions officielles à l'opéra d'état de Berlin, le philharmonique de Berlin et au Reichsmusikkammer; Il se sent alors menacé de devenir une cause célèbre, particulièrement néfaste pour le Parti National Socialiste; on le persuadera plus tard d'accepter un compromis. Furtwängler s'irrite profondement de l'intrusion plolitique dans les matières artistiques.

 

Sa réputation internationale lui procure au début une certaine sécurité personnelle et il est capable d'exercer son influence en faveur des musiciens d'origine juive persécutés par le régime. Ceci ne le sauve pas cependant de l'hostilité de l'étranger après la guerre. En janvier 1945 il échappe à son arrestation en Allemagne en se refugiant en Suisse. A son retour il est retenu par les forces occupantes à Innsbruck avant d'être disculpé en décembre 1946. Néanmoins, les préjudices sans fondements forgés contre lui subsistent dans certains quartiers, bien qu'ils aient en général disparus en Europe au moment de sa mort en 1954.

 

La période du National Socialisme en Allemagne et les restrictions gouvernementales qu'il subit vont permettre à Furtwängler de consacrer plus de temps à la composition. En 1938 il commence à travailler sur ce qui allait devenir sa Première Symphonie après ses débuts avec la Symphonie en Ré non numerotée de 1903. L'oeuvre est achevée en 1941 et est suivie en 1945 par la Deuxième Symphonie, et au cours des sept dernières années des sa vie par la Troisième. La symphonie emploie au tout début un Largo en Si mineur, écrit en 1908 qui sert de fondement à la lente introduction au premier mouvement. L'oeuvre suit la tradition des grands compositeurs symphoniques allemands: elle est essentiellement et inévitablement tonale. Furtwängler considère qu'il n'y a pas de symphonie sans tonalité et voit dans l'atonalité une aberration musicale. Furtwängler utilise le langage musical, profondément inspiré du passé, pour monter un édifice massif à l'inévitable logique interne, créant ainsi un monde à part-entière; finalité qui, selon lui, représente la fonction principale du langage musical.

 

Les quatre mouvements sont étroitements liés et, au fur et à mesure de leur

déroulement, ils révèlent leur forte affinité avec Bruckner, un compositeur que Furtwängler admire grandement.


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