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8.553154 - Red Army Choir: Russian Favourites
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Les Chœurs de l’Armée Rouge

 

Des mélodies traditionnelles aux chants inspirés par le second conflit mondial, le programme proposé par le chœur de l’Armée Rouge reflète, pour une bonne part, l’histoire tourmentée de la Russie au XXe siècle.

Les pièces interprétées ici peuvent être regroupées en quatre grandes catégories: les chants d’anciens combattants, inspirés d’événements antérieurs à la révolution de 1917,les chants de la guerre civile qui opposa Blancs et Bolcheviks au lendemain de la révolution, les chants de la “Grande Guerre Patriotique” contre l’envahisseur nazi et, enfin, les méloclies folkloriques.

Dans la première, figure d’abord les célèbres Adieuxde Slavianka (1). Composée en 1912 par V. Agapkin, cette marche dédiée à toutes les femmes slaves s’inspire des guerres balkaniques précédant le début de la première guerre mondiale.

Incursion dans le domaine lyrique avec le Chœur des soldats (9), extrait de l’opéra de Charonine: Les Décembristes, qui salue la vaillance dont les guerriers russes ont fait preuve lors de leur combat contre les Ottomans.

Enfin, Les braves gars du Don(16), arrangement par Mikhaïlov d’une chanson populaire, se remémore le combat contre l’envahisseur napoléonien au début du XIXe siècle.

Nombreux ceux qui considèrent Plaine, ô ma plaine(2) comme une vieille mélodie populaire russe. Il s’en faut de beaucoup puisque qu’elle constitue l’un des épisodes choraux de la Symphonie no 1 de L. Knipper intitulée “Le Poème du Komsomol”, l’Union communiste léniniste soviétique de la jeunesse. Quant à Nous sommes la Cavalerie Rouge (3), elle fut écrite par P. Pokrass en 1920 pour célébrer une victoire sur l’Armée Blanche à Rostov.

Avec la mise en œuvre du plan Barbarossa, le 22 juin 1941, débuta l’attaque de l’Allemagne hitlérienne contre l’URSS. Ses conséquences humaines et matérielles énormes ne pouvaient demeurer sans effet sur la littérature musicale.

Emblématique de la lutte du peuple russe, La Guerre sacrée (5) fut écrite par A. Alexandrov sur un poème de V. Lebedev-Koumach le jour même de la publication du texte dans les Izvestia du 24 juin 1941. Sans atteindre la popularité et l’impact expressif de cet ouvrage, d’autres pages méritent également la découverte, telle Ici sont passés les soldats(6) que A. Alexandrov signa en 1949 sur lm poème de A. Dostal.

La guerre faisait toujours rage quand, en 1943, H. Blanter élabora sur un poème de H. Isakovsky une page très émouvante où les combattants pensent à leur bien-aimée et se souviennent de l’existence avant-guerre. Une seule issue possible: la victoire …

Trois ans après la fin du conflit, H. Blanter composa Le Soleil se couche au dessus de la Montagne(8) sur un texte de A. Kovalenkov: les soldats retrouvent leurs foyer après une guerre sanglante …

Le nom d’A. Alexandrov est également associé à plusieurs des mélodies populaires interprétées ici car on doit au musicien leur arrangement pour chœur: Les Bateliers de la Volga(10), Voici le Village(13).

Autre page fameuse, les Yeux Noirs(15) apparut à la fin du XIXème siècle sur un poème de E. Grebionka. Origines populaires, tziganes? Point. La mélodie de cette pièce est en fait le fruit de l’imagination du “Johann Strauss français”: Emile Waldteufel!

Plus récentes Sur la route (17) et Nuits de Moscou (18) ont été respectivement écrites par A. Kovikov (texte de L. Ochanine) en 1945 et V. Soloviov-Sedoï (texte de M. Matousovski) en 1956.


© 1995 Frédéric Castello


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