About this Recording
8.559125 - ANDERSON, L.: Orchestral Favourites
English  French  Spanish 

Leroy Anderson (1908-1975)

Morceaux préférés pour orchestre

Créateur mondialement célèbre de la chanson

Sleigh Ride (Course en traîneau), Leroy Anderson était un assimilateur de toutes sortes de styles musicaux. Toujours régulièrement diffusées à la radio, ses œuvres (qui ressemblent quelque peu à celles de David Rose et de Robert Farnon) sont de petites vignettes sonores de la vie au vingtième siècle qui transcendent les frontières de la musique de salon conventionnelle. Reflétant, parfois parodiant, la vaste culture musicale du compositeur, elles se servent des formes classiques, du jazz et de la danse contemporains, tout comme des œuvres de Gershwin, d’Aaron Copland et d’autres compositeurs populaires. Son sens vif de la mélodie et de l’orchestration, soutenu par des commentaires sociaux inventifs et spirituels, ressort au mieux, peut-être, dans The Typewriter (La Machine à écrire, 1950), dont l’orchestration insolite évoque de sages dactylos à l’œuvre dans des bureaux.

Né à Cambridge, Massachusetts, le 29 juin 1908 au sein d’une famille aisée, le compositeur, arrangeur et chef d’orchestre Leroy Anderson baignait depuis un très jeune âge dans la musique classique, ayant été encouragé par sa mère qui lui avait donné ses premières leçons de piano. Il étudiait le piano et l’orgue avec Henry Gideon au New England Conservatory ainsi que la contrebasse avec Gaston Dufresne à Boston. A partir de 1926, Anderson étudiait à Harvard University, notamment la théorie musicale avec Walter Spalding, le contrepoint avec Edward Ballantine, et la composition et l’harmonie avec Georges Enesco et Walter Piston, recevant une première licence (B.A.) en 1929 et une deuxième (M.A.) en 1930.

Anderson restait à Harvard pour étudier la philologie allemande et scandinave. Organiste et maître de chapelle pour Harvard de 1929 à 1935, il était aussi (jusqu’en 1932) instructeur en musique à Radcliffe College et (jusqu’en 1935) directeur musical de la fanfare de Harvard. Dès 1935 c’était un arrangeur et contrebassiste chevronné. Il abandonna le milieu académique pour faire des arrangements pour le Boston Pops Orchestra d’Arthur Fiedler, travaillant dans ce domaine également à son compte (à partir de 1936) à New York et à Boston, avant de s’affirmer comme compositeur à part entière avec de petits morceaux pour orchestre pleins de drôlerie tels que Jazz Pizzicato (1938) et Jazz Legato (1939).

De 1942 à 1946, Anderson combattait dans l’armée américaine, mais son travail pour Fiedler continuait de manière presque ininterrompue, et avant la fin de la guerre il avait composé le premièr dans une longue liste de mini-morceaux qui, depuis, lui ont valu une renommée internationale. Le premièr, Promenade (1945), fut suivi de The Syncopated Clock (L’Horloge syncopé, 1946), son premier disque d’or, et, en 1951, un tube dans le hit-parade américain - no 11! - avec son propre orchestre pops. Plus tard, ce morceau devint une chanson avec des paroles de Mitchell Parish.

Fiddle Faddle (1947), morceau syncopé pour orchestre à cordes, fut immédiatement suivi de Serenata, dont la mélodie voluptueuse et les rythmes hispaniques avaient inspiré le même Parish en 1950, alors qu’en 1948, son plus gros succes, Sleigh Ride (Parish fournissant des paroles en 1950), Governor Bradford March (La Marche du Gouverneur Bradford) et la baroque Sarabande faisaient sa réputation dans le domaine du classique léger.

A Trumpeter’s Lullaby (La Berceuse du trompettiste, 1949) fut suivi en 1950 par The Waltzing Cat (Le Chat qui danse la valse, aussi devenu une chanson grâce à Parish, en 1951), par The Belle of the Ball (La Belle du bal, 1951), également transformé en chanson par Parish, China Doll (Poupée en porcelaine), Horse and Buggy (Cheval et voiture), The Penny Whistle Song (La Chanson du sifflet), The Phantom Regiment (Le Régiment fantôme), Plink, Plank, Plunk!, un essai en pizzicato pour cordes, et - sa plus grosse vente - The Blue Tango (Le Tango bleu). Ce dernier, qui figurait au hit-parade américain pendant 38 semaines, dont 5 à la première place, devint une chanson avec des paroles de Parish en 1952.

Pendant les années 50, la production d’Anderson était régulière et de qualité: The Girl in Satin (La Fille en satin), The Song of the Bells (La Chanson des cloches) et Summer Skies (Ciels d’été, tous 1953), Bugler’s Holiday (Les Vacances du Clairon), The First Day of Spring (Le Premier jour de printemps), Forgotten Dreams (Rêves oubliés, avec paroles de Parish en 1962) et Sandpaper Ballet (Ballet en papier de

verre, en 1954. Sa Suite of Carols (Suite de noëls, 1955) fut suivie en 1957 d’une adaptation pour orchestre très appréciée de 76 Trombones de Meredith Willson, et en 1958 il composa sa seule et unique comédie musicale pour Broadway, Goldilocks. Avec Elaine Stritch et Don Ameche, le spectacle reçut des prix, mais n’arrivait pas à faire une bénéfice.

En 1962, Anderson retourna au marché lucratif de musique légère avec de nouvelles pièces pour orchestre, dont Arietta, Balladette, The Captains and the Kings (Les Capitaines et les rois), Clarinet Candy (Sucrerie de clarinette) et, en 1970, The Golden Years (Les Plus Belles Années), Lullaby of the Drums (Berceuse des tambours), Waltz around the Scale (Valse autour des gammes) et March of the Two Left Feet (Marche des deux pieds gauches). Au moment de sa mort, à Woodbury, Connecticut, le 18 mai 1975, ses nombreuses œuvres étaient devenues des standards pour les programmateurs de radio, de télévision et de Muzak. Aujourd’hui, une pièce de Leroy Anderson peut être tout de suite reconnue par des milliers de gens qui ne connaissent guère son nom.

Peter Dempsey

Version française : Jeremy Drake


Close the window