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9.70221 - GIRARD, A.: Behind the light / L'oiseau d’éternité / 2 Pieces d’après Marc Aurèle / Vers le ciel (Flory, Bihan, G. Girard)
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Behind the Light
Sonate pour violin and piano (2005) à Michael Appleman

C’est une sonate toute entière tendue vers la lumière, ou mieux, vers l’au-delà de la lumière. L’oeuvre commence avec des ailes (‘With wings’), et s’annonce comme un voyage irréel. L’écriture du piano déroule une trame obstinée aux couleurs changeantes, sur laquelle le violon dépose ses figures à la fois aériennes et expressives. La deuxième partie de la sonate, lente, se développe à partir d’une sorte de vide central, un matériau pauvre, dépouillé: les cordes à vide du violon (sol – ré – la – mi). La troisième partie de l’oeuvre reprend le mouvement initial, sa trame continue, ses figures et ses motifs et développe les thèmes de la lumière invisible avec un lyrisme éperdu mais intime. La sonate se termine par une brève coda en crescendo qui semble vouloir à tout prix accéder aux régions de l’inaccessible clarté.

L’oiseau d’éternité
Poème pour piano (2011) à Geneviève Girard

Le chant de l’oiseau d’éternité, l’oiseau dont parlent les légendes, nous donne accès à un espace sonore où le temps n’existe plus. Le lieu rêvé de la musique! Mais au moment où l’on voudrait que cet espace nous appartienne, il devient inaccessible…

Ce poème pour piano est inspiré du récit d’un promeneur témoin de cet enchantement. Il évoque cette rencontre avec l’oiseau d’éternité, son étonnement, son espoir d’être libéré du temps, puis sa désillusion.

Deux pièces d’après Marc Aurèle
pour violoncelle et piano (2000–2001) à Sergueï Sudzilovski (1) et Félix Simonian (2)

Ces deux pièces sont inspirées de texte de l’empereur et philosophe Marc Aurèle.

‘Le temps est comme un fleuve et un courant violent formé de toutes choses’

La première pièce, Le Fleuve du temps, décrit de manière presque figurative cet affrontement avec le Temps qui passe, et la réponse de l’homme semblable au “promontoire contre lequel incessamment se brisent les flots”.

‘Représente-toi sans cesse le monde comme un être unique, ayant une substance unique et une âme unique’

La seconde pièce, L’Âme du monde, est une musique dépouillée mais intense, qui cherche sa voie en dehors de toute préoccupation de matière ou de langage, creusant la lenteur, la simplicité et le silence.

Vers le ciel
pour violoncelle et piano (1987)

Ce duo pour violoncelle et piano fait partie des premières oeuvres significatives du compositeur qui datent des années de son séjour à Majorque (1987–1988), et reflètent une prise de conscience de la dimension spirituelle de la musique et de la possibilité d’exprimer cette émotion à travers la musique. Le titre traduit une sensation intérieure d’élan, d’élévation, d’aspiration à la lumière. C’est une musique librement modale, portée par un lyrisme souvent ascensionnel.


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