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Simon Corley
ConcertoNet.com, June 2016

MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) (Staatsoper unter den Linden, 1999) (NTSC) 111110
MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) (Staatsoper unter den Linden, 1999) (Blu-ray) 111111

Arthaus Musik célèbre son anniversaire en rééditant, en une parution à prix défiant toute concurrence à laquelle il joint son épais catalogue, sa toute première publication, Les Noces de Figaro captées à l’Opéra d’Etat de Berlin en 1999 et diffusées l’année suivante. La qualité de cette production augurait certes bien du développement d’un éditeur qui s’est imposé depuis comme une référence dans son domaine, même si ce n’est sans doute pas cet enregistrement qu’on choisirait s’il ne fallait n’en retenir qu’un seul de ces quinze ans d’activité d’Arthaus. Car face à l’abondance et la qualité de la vidéographie mozartienne, il peine à sortir du rang, sa plus remarquable caractéristique résidant sans doute dans l’absence de point faible… aussi bien que d’atout décisif. Rien de marquant dans la mise en scène de Thomas Langhoff, lisible, fidèle à l’esprit comme à la lettre, avec ses décors aussi élégants que dépouillés et ses costumes plus intemporels que chronologiquement décalés, le tout fort bien mis en valeur par les caméras d’Alexandre Tarta. Dans une distribution formée essentiellement de trentenaires, les hommes s’imposent d’une courte tête, par le chant comme par le jeu théâtral: Comte glaçant et inquiétant de Roman Trekel, Figaro débonnaire et chaleureux de René Pape; même les seconds rôles ont été choyés, avec le Bartolo de Kwangchul Youn et le Basilio du vétéran Peter Schreier, qui a même le privilège de s’illustrer dans son air du dernier acte, pourtant généralement omis. Mais les femmes le cèdent de peu, qu’il s’agisse de la Comtesse d’Emily Magee, de la Suzanne de Dorothea Röschmann ou du Chérubin claironnant de Patricia Risley. Dans cette soirée, c’est peut-être Daniel Barenboim, arrivé sept ans plus tôt au Staatsoper (Unter den Linden), qui se révèle le plus décevant, sinon le plus agaçant, avec une tendance à alourdir le propos et à s’abandonner à des lenteurs qui cassent le rythme de la «folle journée». © 2016 ConcertoNet.com





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