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Album Reviews



 
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S├ębastien Gauthier
ConcertoNet.com, May 2017

MOZART, W.A.: Symphonies, Vol. 1 (A. Fischer) - Nos. 1, 4, 5, 43 6.220536
MOZART, W.A.: Symphonies, Vol. 10 (A. Fischer) - Nos. 35 and 38 6.220545

Adám Fischer, chef très réputé dans le répertoire classique, signe là deux disques de symphonies de Mozart où le très connu (Trente-cinquième, Trente-huitième) côtoie le plus rare avec les Première, Quatrième et Cinquième Symphonies). La parution d’autres volumes (voir ici), qui ont conduit le chef hongrois à signer une intégrale des plus complètes (puisque rassemblant finalement quarante-cinq symphonies!), est à l’image de ces deux disques (respectivement les volumes n° 1 et n° 10 de l’intégrale), qui suscitent à la fois intérêt et colère froide. L’Orchestre de chambre national danois est de très bonne facture et ses timbres sont agréables, jouant à la fois sur la légèreté des articulations et la fraîcheur des œuvres. Si l’on peut parfois trouver les cordes acides (le premier mouvement de la Cinquième) ou les timbales intrusives à l’extrême (premier mouvement de la Trente-huitième!), l’ensemble se distingue néanmoins par une belle tenue. Mais que dire de l’appréhension du chef On a malheureusement trop souvent l’impression que, pour lui, un coup de projecteur ici ou là tient lieu de vision alors qu’il ne fait bien au contraire que la masquer. Prenons l’exemple de la si belle Première Symphonie, composée par un Mozart alors âgé de huit ans (on est à Londres, en 1764!): est-il nécessaire d’appuyer les notes de cette façon dans le Molto allegro initial (à 0’46 ou à 3’20), surtout pour nous délivrer la plupart du temps un discours relativement alangui? Que dire du deuxième mouvement, si ce n’est que la vitesse prise par Fischer éreinte totalement ce petit bijou de 6 minutes? On n’est en fin de compte guère convaincu, le maniérisme prenant trop souvent le pas sur le naturel d’une partition où il n’est guère nécessaire d’en faire des tonnes. Passons ensuite aux «grandes» symphonies que sont les Haffner et Prague: là aussi, qui plus est face à une concurrence des plus solides, on en sera pour nos frais. La Trente-cinquième comporte certes de beaux moments mais la mollesse est de nouveau à la manœuvre dans l’Andante (à 1’35, à 5’50…) tandis que le Menuetto. Trio qui suit est caricatural à souhait. La Trente-huitième est globalement meilleure, en dépit d’un premier mouvement où la pulsation n’est guère tenue et où la fin est beaucoup trop précipitée. Bref, pour les symphonies de jeunesse, on en restera sans hésiter au génial Trevor Pinnock sur instruments anciens (Archiv Produktion) tandis que chacun pourra choisir sa version de prédilection pour les deux autres symphonies au sein de références multiples. © 2017 ConcertoNet.com





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