Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Simon Corley
ConcertoNet.com, April 2014

Quantitativement l’égal, dans cette génération, d’un Milhaud, d’un Martinů ou d’un Villa-Lobos, Rued Langgaard (1893–1952) laisse une œuvre colossale, d’où émergent notamment seize étonnantes Symphonies dont le mélange très personnel de tradition et d’innovation n’est pas sans évoquer Ives. Le Quatuor Nightingale, constitué en 2007, a entrepris chez Dacapo une intégrale de son œuvre pour quatuor à cordes: huit partitions (dont six Quatuors numérotés) écrites en à peine dix ans au tournant des années 1910 et 1920 et, pour la plupart, tout récemment éditées. Cinq d’entre elles sont marquées par les deux mois durant lesquels le compositeur, alors âgé de 20 ans, séjourna en Suède avec ses parents dans une demeure dénommée «La Roseraie» et tomba amoureux d’une certaine Dora: c’est le cas des œuvres, datant toutes trois de 1918, présentées dans le deuxième volume—imprévisible Langgaard, tant il est fascinant de penser qu’elles non seulement signées par l’auteur de la révolutionnaire Musique des sphères mais qu’elles en sont très exactement contemporaines! Car les quatre pièces du Jeu de la roseraie (1918)—une première au disque, l’intégrale du Quatuor Kontra (RCA/Dacapo), voici près de trente ans, les ayant omises—surprennent par leur climat tour à tour tendre («Intérieur»), frais («Mozart»), mélancolique («Une goutte qui tombe») et élégant («Rococo»). Encore plus anachronique, le Quatuor en la bémol, créé en 1993, tient davantage du pastiche, quelque part entre Mendelssohn et Dvorák. Le Quatrième Quatuor «Jours d’été», initialement sous-titré «Lacrimetta», résulte, pour ses deux mouvements extrêmes, d’un recyclage, treize ans plus tard, de deux des pièces du Jeu de la roseraie mais aussi du premier mouvement de son Premier Quatuor, tandis que le bref mouvement central reprend le thème d’une mélodie sur un poème de Goethe. Délicieusement suranné (6.220576). © 2014 ConcertoNet.com





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group