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S├ębastien Gauthier
ConcertoNet.com, July 2017

BRAHMS, J.: Deutsches Requiem (Ein) (Thielemann) (NTSC) 703308
BRAHMS, J.: Deutsches Requiem (Ein) (Thielemann) (Blu-ray, HD) 719904

Brahms: voici de nouveau un compositeur fréquemment dirigé par Thielemann. On se souvient par exemple de l’excellente intégrale des Symphonies donnée à la tête de son orchestre dresdois. Ici, c’est avec le précédent orchestre dont il était le directeur musical, les Münchner Philharmoniker, qu’il donne une version exemplaire du Requiem allemand qui connaît déjà de superbes réussites en vidéo, que ce soit à Salzbourg sous la baguette de Herbert von Karajan ou à Vienne sous celle de Claudio Abbado, tous deux à la tête du Philharmonique de Berlin. Alors que les années 2000 voyaient sur scène un Thielemann à la gestique souvent brouillonne, ce concert nous montre au contraire un chef et dirigeant sans baguette et tout en réserve qui, certes, adopte souvent son mouvement de balancier extrêmement raide mais qui démontre aussi sa souveraine maîtrise de la partition, qu’il sculpte avec de légers mouvements des doigts. Il n’est que de regarder sa conduite à 34’50 et plus encore à partir de 37’15 dans «Herr, lehre doch mich» pour admirer, le mot n’est pas trop fort, l’effet qu’il arrive à obtenir par un simple et presqu’imperceptible mouvement des doigts. Pour une fois d’ailleurs, saluons la réalisation (Agnes Méth en l’occurrence) qui ne rompt pas les plans de manière intempestive et qui nous permet ainsi de suivre sur la longueur nécessaire la direction d’un des grands chefs de notre temps. Adoptant comme à son habitude un regard dur qui ne s’éclaire que rarement (les premières secondes suivant la fin de l’œuvre), il impose déjà un style classique mais souverain. Car l’orchestre est également fabuleux: le timbalier (quel passage à partir de 14’45 dans «Denn alles Fleisch, es ist wie Gras»!), les bois d’une finesse extraordinaire, les cordes à la puissance constamment maîtrisée… Et que dire du chœur de plus de cent chanteurs, une fois de plus parfaitement préparé par Peter Dijkstra, si ce n’est qu’il est tour à tour parfaitement recueilli, galvanisé, repentant, bref, toujours juste? D’une pureté presque virginale pourrait-on dire, Christine Schäfer illumine sa partie tandis que Christian Gerhaher met toute la sobriété qu’il convient dans ses interventions. L’image est irréprochable, les plans variés contribuant à l’excellence d’une version qui, sans conteste, se place au sommet des Requiem allemand disponibles en vidéo. Thielemann a, nous indique la notice d’accompagnement, refusé que le public applaudisse immédiatement: il a eu raison tant on ressort de cette interprétation avec un goût de complet aboutissement. On ne peut que regretter de n’avoir pas été, à l’époque, dans la salle… © 2017 ConcertoNet.com





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