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Marc Darmon
ARTAMAG’, September 2019

SCHUMANN, R.: Symphonies Nos. 1-4 / SCHUMANN AT PIER2 (Documentary) (German Chamber Philharmonic, P. Jarvi) (NTSC) 711908
SCHUMANN, R.: Symphonies Nos. 1-4 / SCHUMANN AT PIER2 (Documentary) (German Chamber Philharmonic, P. Jarvi) (Blu-ray, HD) 712004

On a l’habitude de sous-évaluer, voire de dénigrer l’œuvre symphonique de Schumann. Il faut reconnaître que le romantique Schumann (comme Schubert avant lui) s’est surtout magnifiquement illustré dans les œuvres pour le piano , les lieder et la musique de chambre. Composer des symphonies après Beethoven était impressionnant, il est vrai. On a reproché également à ces symphonies une orchestration maladroite. Mahler s’est même senti obligé de les ré-orchestrer (très réussi). Le film que Paavo Järvi a fait réaliser dans des conditions incroyables fera taire tous ces commentaires, tant l’inventivité de l’interprétation et l’allègement de la structure orchestrale mettra tout le monde d’accord sur la qualité de ces quatre symphonies. Ces symphonies imagées sont inventives, riches, archi-romantiques, pleine de vie et d’esprit. Par exemple, le flux orchestral du début de la Symphonie « Rhénane » fait penser au bouillonnement du Rhin, le Rhin dans lequel Schumann se jettera quatre ans plus tard. Notons pour l’anecdote que le choral de cuivres de la Quatrième Symphonie a été repris par Wagner dans Parsifal (et non le contraire comme a tenté de le faire croire Järvi à son orchestre durant les répétitions).

L’idée initiale de cette production est un film pédagogique sur les symphonies de Schumann. Très intéressant, il présente l’histoire de Schumann et montre Järvi présentant les œuvres, exemples musicaux à l’appui, avec des extraits des symphonies filmées dans un espace original, un grand hangar du Pier 2 du port de Brème, plus utilisé pour les concerts pop et rock que pour la musique classique, entièrement aménagé pour l’occasion.

Mais l’intérêt du DVD (et mieux encore du Blu-Ray) est l’interprétation intégrale des quatre symphonies, mais dans des conditions de qualité visuelle et acoustique remarquables car prévue initialement pour illustrer le film pédagogique. Les images, couleurs et les contrastes sont superbes, le son vraiment très bien enregistré (vingt-deux micros, vingt-deux pistes, parfait). Et ce qu’il y a à voir et entendre est remarquable.

En effet, Paavo Järvi nous interprète ces symphonies avec l’orchestre idéal, au bon format, véritable ensemble de taille intermédiaire (quatre contrebasses seulement) qui dégraisse la texture orchestrale et qui fait ressortir l’originalité de l’orchestration, très réussie contrairement à la rumeur publique.

Avec des tempos souples, jamais figés, Järvi sait être tantôt léger, très léger, tantôt au contraire profond, variant continument les climats. Surtout depuis son passage à la tête de l’Orchestre de Paris, Paavo Järvi est désormais plus connu que son père, le chef boulimique d’enregistrements Neeme Järvi. C’est un des meilleurs chefs actuels, cet enregistrement le prouve. © 2019 ARTAMAG'



Pierre Dallaire
Le Magazine Son et Image, January 2013

Je n’ai pu entendre les deux premiers volumes de l’intégrale en cours des Symphonies de Schumann par Paavo Järvi sur RCA, la distribution de ces disques ne se limitant, au Canada, qu’aux revendeurs en ligne. Les dirigeants de Sony, la maison mère, ne semblent pas avoir saisi l’importance de cet interprète qui, à l’aide du Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, avait enflammé les Symphonies de Beethoven il y a quelques années. Par chance, C Major, bien distribué par Naxos Canada, nous permet de voir et d’entendre cette grisante série de concerts produits en parallèle des enregistrements RCA et conçus pour la télévision. Mieux, l’interprétation incandescente des musiciens, superbement filmée au demeurant par Christian Berger, se voit appuyée par un documentaire de 95 minutes sur l’art d’interpréter les Symphonies de Schumann. En plus des commentaires bienvenus des premières chaises de l’orchestre, Paavo Järvi souligne avec aplomb comment Schumann a toujours souffert, comme Berlioz, de cette incompréhension généralisée, poussant musiciens et musicologues à affubler sa musique orchestrale de maladroite, voire de carrément mal orchestrée. Le chef estonien, comme avant lui Zinman, Harnoncourt ou encore Beerman, a su débarrasser les oeuvres de ces idées préconçues et nous prouve à quel point le génie romantique de Schumann s’est exprimé à travers ses quatre symphonies. Son interprétation de la première est l’une des plus belles que j’ai entendue. Incontournable. © 2013 Le Magazine Son et Image





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