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Gilles d’Heyres
ConcertoNet.com, January 2015

MOZART, W.A.: Don Giovanni (Sferisterio Opera Festival, 2011) (NTSC) 717408
MOZART, W.A.: Don Giovanni (Sferisterio Opera Festival, 2011) (Blu-ray, HD) 717504

Au cœur de l’été 2009, le vieux maître Pier Luigi Pizzi tente le Don Giovanni de la liberté, du plaisir et du sexe, faisant débuter l’opéra dans la chambre à coucher du libertin, à moitié nu, qu’habille avec une tendresse charnelle son valet (…lequel n’hésite pourtant pas à coucher avec Elvira lors de l’«air du catalogue»). Les villageois se tripotent allègrement, Zerline et Masetto se réconcilient dans les galipettes, l’amour est libre et sans tabou, et le lit de Don Juan revient régulièrement figurer l’intimité comme la volupté des choses. Un spectacle attachant et intelligent, aux décors minimalistes mais respirant l’Italie, qui resserre le message sur quelques idées fortes et qui frappe par sa cohérence, sa concentration et son sens de la liberté. Dommage que, de la scène intimiste du Théâtre de Macerata à l’écran, l’impression de compression de l’image se renforce (ce qui se ressent aussi dans l’étroitesse de la prise de son). Rien qui n’endommage le plaisir néanmoins.

L’équipe bénéficie, au demeurant, de l’expertise et du charisme d’Ildebrando D’Arcangelo dans le rôle-titre—un baryton à la voix beaucoup plus sombre que les deux précédents, à la présence plus masculine aussi. Une évidence en Don Juan. Avec sa voix d’envergure moyenne mais franche et ensoleillée, Andrea Concetti est idéal pour le Leporello séducteur, complice et narquois imaginé par Pizzi. Superbement investie, Myrto Papatanasiu est une Donna Anna très touchante, presque vibrante. Si Manuela Bisceglie et Marlin Miller chantent une Zerlina et un Ottavio de bonne tenue, l’Elvira de Carmela Remigio devrait soigner son vibrato et surveiller la justesse de son chant, alors que William Corro est un Masetto vocalement moyen. Rien à reprocher, en revanche, au Commandeur d’Enrico Iori. La Fondazione Orchestra Regionale Delle Marche assure l’essentiel, même si Riccardo Frizza plombe parfois l’action par des tempos erratiques (et peine de temps à autre à assurer la bonne synchronisation avec les chanteurs). Le résultat n’en reste pas moins d’une grande fraîcheur et ce spectacle charnel et attachant trouble par son magnétisme envoûtant. © 2015 ConcertoNet.com





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