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S├ębastien Gauthier
ConcertoNet.com, January 2015

BRUCKNER, A.: Symphony No. 5 (Thielemann) (NTSC) 717808
BRUCKNER, A.: Symphony No. 5 (Thielemann) (Blu-ray, HD) 717904

La conception de Christian Thielemann, excellent brucknérien au demeurant, est classique: le caractère monumental de la partition, l’opulence du son, la vigueur des cuivres et la plénitude des cordes sont pleinement assumés. Et le fait est que ça fonctionne magnifiquement! Après nous avoir offert d’excellentes versions des Septième et Huitième, toutes deux captées sous les ors du Semperoper de Dresde, voici là une très belle version de la Cinquième, œuvre avec laquelle Thielemann avait inauguré son mandat à la tête des Müncher Philharmoniker le 29 octobre 2004 (le concert ayant donné lieu à une parution tant sous la forme d’un CD que d’une vidéo, tout aussi impressionnante que celle-ci). L’orchestre, en premier lieu, est irréprochable. On connaît les couleurs de cette phalange exceptionnelle et, de nouveau, on ne peut qu’admirer le résultat même si le premier mouvement n’est pas exempt de quelques lourdeurs (à 15’45): les bois sont d’une finesse incroyable, les cuivres brillent de tout leur éclat et les cordes sont somptueuses. Dans le deuxième mouvement, Thielemann fait sonner au maximum les légatos de cordes (le passage à 26’43 est sublime): l’impression laissée sur l’auditeur est supérieure à la version Harnoncourt grâce à un souffle qui, en dépit d’un tempo assez lent (Thielemann respectant à ce titre davantage l’indication Sehr langsam), est habité de la première à la dernière note. Comme à son habitude, le chef allemand dirige beaucoup par le regard (toujours très dur, très fermé, impassible même comme on peut le voir à 38’30), sa baguette n’indiquant en plus d’une occasion que quelques signaux imperceptibles auxquels l’orchestre répond pourtant en une fraction de seconde. Dans le Scherzo, et comme l’on pouvait s’y attendre, Thielemann choisit l’option consistant à en faire un mouvement implacable que rien ne peut arrêter: le caractère léger, voire espiègle, qui était privilégié par Harnoncourt n’existe pas ici. Quant au Finale, lancé par l’excellent clarinettiste Wolfram Große, il permet de mettre en valeur tous les pupitres de la Sächsische Staatskapelle Dresden, dont les cuivres laissent là encore une impression supérieure à celle de leurs pourtant excellents comparses amstellodamois: pour qui en douterait, on conseillera d’aller écouter directement le choral à 66’35. Un mot enfin sur la manière de filmer de Henning Kasten, qui est plus recherchée que pour le concert d’Amsterdam, les plans étant davantage diversifiés et les caméras n’hésitant pas à s’attarder davantage sur la gestique du chef ou sur les plans larges permettant de voir à la fois Thielemann et ses musiciens. © 2015 ConcertoNet.com





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