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Jean-Charles Hoffelé
Avant Scène Opéra, September 2017

Voir Norma ou l’entendre ? Dilemme qui poursuit toutes les captations des mises en scène documentées au DVD. Celle de Kevin Newbury n’y échappe pas, disparue derrière l’ampleur de son unique décor où un taureau géant, métaphore gauloise du Cheval de Troie, garde perfidement la prêtresse et son peuple : au sacrifice final, il flambera. Pas une goutte de direction d’acteurs, dans cet opéra qui, à la scène, en a cruellement besoin. Mais non, chacun se débrouille comme il peut.

Alors fermez les yeux et écoutez car il y a ici un miracle, et c’est Norma. Sondra Radvanovsky avait fait sensation en prenant le rôle en 2011 sur la scène de l’Opéra d’Oviedo. La voix est ample mais sait trouver la colorature et capturer dans sa matière même l’écriture ornée des cantilènes, instrument somptueux. Mieux, le personnage s’impose, grandiose et brisé pourtant, véhément, une quasi-Médée dans ses éclats. Et cette messa di voce où passe sans affectation le souvenir de Callas, joyau qui brille au centre d’une grammaire belcantiste parfaitement maîtrisée ! Une marge de progression ? Les mots ne sonnent pas encore assez dans cet océan de sons, la vocalise pourra s’alléger - broutilles.

Ekaterina Gubanova, une Brünnhilde, ne craint nullement de se fondre ou de dialoguer avec ce timbre opulent, mais l’aigu lui est un rien délicat. Autre grande voix qui fait frémir l’air du Liceu, le Pollione de Gregory Kunde qui semble un Tristan face à son Isolde. Sondra Radvanovsky lui répond avec une passion si intense que soudain l’on se trouve vraiment dans l’excès qui fait la force singulière du chef-d’œuvre de Bellini. L’orchestre modeste du Liceu se surpasse sous la direction enflammée de Renato Palumbo qui dirige un drame historique plein d’éclat et de fureur. Soirée quasi historique pour Norma depuis que les déesses Callas, Sutherland et Caballé l’avaient abandonnée… mais à entendre plutôt qu’à voir. © 2017 Avant-Scène Opéra



Sébastien Foucart
ConcertoNet.com, June 2017

BELLINI, V.: Norma (Liceu, 2015) (NTSC) 737208
BELLINI, V.: Norma (Liceu, 2015) (Blu-ray, HD) 737304

Sondra Radvanovsky compte parmi les meilleures interprètes de Norma: au Liceu de Barcelone, en février 2015, elle reçoit un accueil triomphal. Davantage dans le contrôle que dans l’expression, la soprano conserve un chant de haute tenue, par la netteté du phrasé, la précision de la vocalisation et la clarté de l’émission. Le duo avec Edita Gubanova, parfaitement armée pour le rôle, fonctionne admirablement: le timbre de cette Adalgise agile dans les traits périlleux se révèle d’une grande pureté et d’une belle fraîcheur. Tout aussi appréciable, le Pollione de Gregory Kunde, capable de puissance et de souplesse. Dans ce rôle nécessitant un tempérament héroïque affirmé, le ténor affiche beaucoup d’aplomb et d’assurance. Plus décevante, en revanche, la direction de Renato Palumbo, qui n’éclaire pas toujours l’orchestration de Bellini avec la plus grande clarté: il manque l’élégance et le souffle au long court. Digne de l’ouvrage et du Liceu, mais sans option tranchée, la mise en scène de Kevin Newbury ne constitue pas à elle seul un motif suffisant pour acquérir cette publication: lisible et fidèle, elle revisite la Gaule dans un contexte médiéval. © 2017 ConcertoNet.com





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