Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Pierre Jean Tribot
Crescendo (France), February 2017

Alors que le Centenaire de la naissance de Leonard Bernstein est en ligne de mire, la cheffe américaine Marin Alsop termine son intégrale des symphonies de celui qui fut son professeur. En dépit de leurs immenses qualités, les symphonies de Bernstein ne se sont pas encore imposées au répertoire régulier des orchestres : musiques trop sérieuses d’un compositeur unilatéralement associé à la comédie musicale… On ne peut trouver deux œuvres plus dissemblables que ces deux symphonies : au monolithisme brillant de la Symphonie n°1 répond la virtuosité orchestrale de la Symphonie n°2, concerto pour orchestre et piano obligé. Foncièrement narrative, cette Symphonie n°2 basée sur un poème de Wystan Hugh Auden, voyage musical et spirituel, a été chorégraphiée par Jerome Robbins.

Musicalement, on ne peut rêver mieux que l’équipe musicale réunie par la maestra à commencer par le pianisme exceptionnel de Jean-Yves Thibaudet qui ne fait qu’une bouchée des difficultés de sa partition. L’Orchestre symphonique de Baltimore, comme tout orchestre américain, est irréprochable tout comme la belle voix de la mezzo Jennifer Johnson Cano. Marin Alsop, qui connait les moindres recoins de ces œuvres est naturellement une interprète idéale. Globalement, à part les témoignages du compositeur lui-même (Sony et DGG), il n’y a pas de mieux dans la discographie. D’autant qu’à prix Naxos, il n’y a pas de meilleur moyen de découvrir ces partitions majeures du XXe siècle musical ! © 2017 Crescendo (France)




Rémy Louis
Diapason, February 2017

Après la troisième symphonie (« Kaddish », cf. n° 645), Marin Alsop réunit logiquement les deux premières’et choisit pour « The Age of Anxiety » la version révisée de 1965. Bernstein se réjouirait de l’intérêt que lui portent tant d’interprètes actuels, à l’ombre de ses propres et géniales gravures (RCA, Sony, DG), lui qui éprouvait encore tardivement le besoin de défendre son style, nourri de tant d’influences.

C’est pour Alsop affaire de reconnaissance et d’admiration indéfectible. Aucun doute: elle détient les clefs de cet univers. Dans la Symphonie n° 1, elle allie puissance (Prophecy) et sens du rythme (Profanation), non sans avoir parfois la main pesante. Ce bémol tient aussi au son gris des cordes, à l’éclat un peu lourd des cuivres que la music directortire du Baltimore Symphony -le raffinement des timbres des années David Zinman et des prises de son Telarc s’est effacé. Mais saluons l’émotion contrôlée dont elle revêt le dernier mouvement, Lamentation. On revient toujours ici à ce que faisait Nan Merriman dans la partie soliste (avec Bernstein en 1945, RCA). Sans avoir ni son timbre, ni son pouvoir d’évocation, Jennifer Johnson Cano y met présence et engagement, de vraies nuances aussi (Chapitre l, 8)—n’est-ce pas la première fois au disque que deux femmes portent ensemble la parole de Bernstein et des Lamentations de Jérémie?

Alsop reconduit cette émotion dans l’énoncé intériorisé du Prologue de la Symphonie n° 2 (où elle retrouve Jean-Yves Thibaudet) mais aussi cette éloquence assez massive (Variation XIII). L’apparat orchestral manque un rien de flexibilité et de vivacité—encore que la Variation V soit particulièrement enlevée. A quoi s’ajoute un certain prosaïsme du phrasé (The Dirge). Thibaudet est à la fois clair et lumineux, tout à tour joueur et réflexif, mais aussi quelque peu distancié. Son Masque agile et séducteur s’amuse et s’échappe, mais semble bridé aux entournures par le bras d’Alsop. Discographie inchangée, en dépit du déploiement hymnique de l’Epilogue: écoutez Bernstein d’abord, dans ses puissantes et inspirées métamorphoses. © 2017 Diapason





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group