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Album Reviews



 
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Ayrton Desimpelaere
Crescendo (France), April 2017

HINDEMITH, P.: String Quartets, Vol. 1 (Amar Quartet) - Nos. 2 and 3 8.572163
HINDEMITH, P.: String Quartets, Vol. 2 (Amar Quartet) - Nos. 5, 6, 7 8.572164
HINDEMITH, P.: String Quartets, Vol. 3 (Amar Quartet) - Nos. 1 and 4 8.572165

Malgré leur haute tenue, les sept Quatuors à cordes de Paul Hindemith sont beaucoup moins connus et moins joués que ceux de Béla Bartók. Ils ont été écrits entre 1918 et 1945 et, comme l’a relevé Harry Halbreich, il constituent « la clef de voûte de l’abondante musique de chambre » de l’auteur, lequel dans les années 1920, on a trop tendance à l’oublier de nos jours, faisait figure d’avant-gardiste et même de révolutionnaire, notamment à travers ses opéras en un acte tels qu’Assassin, espoir de femmes (1921) ou Santa Susanna (1922). Aucune de ces sept partitions ne laisse indifférent, mais ce sont sans conteste le Quatuor n° 4, datant de 1921, et le Quatuor n° 5, datant, lui, de 1943, alors que Paul Hindemith s’était, à l’instar de Béla Bartók, exilé aux Etats-Unis, qui sont les plus riches et les plus denses, voire les plus raffinés. Il n’est du reste pas exagéré de prétendre qu’ils sont la quintessence d’un style qu’on n’éprouve aucune peine à identifier et qui se caractérise par une puissance expressive stupéfiante.

La présente intégrale est jouée ici par le Quatuor Amar fondé en 1995, en hommage à Paul Hindemith. Faut-il rappeler qu’en 1921, celui-ci avait créé son propre quatuor à cordes dans lequel il tenait l’alto, son instrument favori, et qu’il l’avait baptisé… Quatuor Amar ? © 2017 Crescendo (France)




Jean-Michel Molkhou
Diapason, July 2012

Ce premier volume d’une intégrale des sept quatuours à cordes d’Hindemith, réunit deux œuvres méconnues et pourtant d’une prodigieuse qualité. Le vaste Opus 10 (1918) est encore marqué par le postromantisme de Reger et de Richard Strauss. Entièrement écrit au front sans le moindre instrument à disposition (!), il ne reflète en rien les horreurs de la Grande Guerre et mise, au contraire, sur une ironie salvatrice. L’écriture multiplie les rythmes incisifs et les fugatos. La maîtrise de la forme comme de la polyphonie, le sens de l’humour dénotent une stupéfiante inventivité, notamment dans les variations du mouvement central. A sa création en 1921, l’Opus 16 propulsa Hindemith, par sa modernité, sa fraîcheur, son audace, au rang des compositeurs les plus doués de sa génération, en proposant de façon moins radicale que Schönberg une solution à l’impasse de la tonalité. Son finale, mû par une énergie vitale et ludique, semble lancé dans une vertigineuse course en avant. Le Quatuor Amar, formation suisse fondée en 1987, qui reprend le nom du célèbre ensemble dont Hindemith fut l’altiste au cours des années 1920, livre des deux œuvres une lecture infiniment vivante. Très virtuose d’une forte personnalité sonore, il révèle une aisance exceptionnelle, tant individuelle que collective, dans ce langage complexe. Sa réalisation s’avère plus soignée, notamment en terme d’intonation, que celle enregistrée sur le tard par les Juilliard (Wergo, 1996). Fluidité des lignes, précision rythmique, espièlerie et raffinement des couleurs, tout est la pour servir dignement cet important jalon de l’histoire du quatuor au xxe siècle. L’intégrale du Quatuor Kocian (Praga, 1995) tiendra sans doute bientôt une sérieuse rivale. © 2012 Diapason





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