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Marc Vignal
Musikzen, April 2013

Ferdinando Paer (1771-1839) est avec Johann Simon Mayr le principal représentant de la génération de compositeurs d’opéras italiens entre Cimarosa et Paisiello d’une part, Rossini de l’autre. Après des débuts à Parme, il séjourne à Vienne (1798-1802) puis est maître de chapelle à Dresde. Napoléon l’y remarque et le fait venir en 1807 à Paris, où il enseignera la musique à l’impératrice Marie-Louise et terminera sa carrière, occupant plusieurs postes dont en 1832 celui de directeur de la chapelle privée de Louis-Philippe. Sa Leonora, ossia L’amore conjugale (Dresde 1804) est un des opéras à l’origine du Fidelio de Beethoven. Apparemment créé à Vienne en 1803 et repris à Dresde en 1807, son oratorio en dix-sept numéros Il Santo Sepolcro s’inscrit par son livret dans la tradition de Métastase : les personnages ne racontent pas, mais font part des sentiments qu’éveille en eux la Passion du Christ. On entend au début des pages de lamentations, mais souvent, on est proche de l’opéra, avec notamment l’air virtuose « Tutte, la donna forte », véritable triple concerto pour ténor, clarinette et violoncelle. Le duo qui suit (« Tra l’inumane squadre ») est très original, et Paer possédait un sens dramatique très sûr. Le puissant chœur final célèbre la Résurrection. On a là le type de musique vocale italienne que pouvait entendre à Vienne vers 1800 un certain Beethoven, qui en fut influencé. L’oratorio est précédé d’un Invito de Mayr, courte pièce qui lui servit à Bergame d’introduction aux Sept Paroles de Haydn. © 2013 Musikzen





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