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Simon Corley
ConcertoNet.com, July 2016

C’est à l’Université d’Etat de Floride (Tallahassee) que Dohnányi, tout juste arrivé aux Etats-Unis, fut nommé en 1949 professeur de piano et compositeur en résidence. Quelques années plus tard, il y révisa sa Seconde Symphonie, écrite en 1944–1945 à Budapest puis en Autriche, où il avait fui l’occupation soviétique, pendant qu’en Allemagne deux de ses fils (dont le père du chef d’orchestre Christoph von Dohnányi et de l’homme politique Klaus von Dohnányi) étaient exécutés pour faits de résistance au régime nazi. Hormis une brève «Burla» parodique et grinçante, évoquant Mahler ou Chostakovitch, où les trombones se livrent à de grotesques glissandi—quoique stylistiquement bien loin du Concerto pour orchestre de Bartók—on retrouve le goût du compositeur pour la tradition allemande, culminant dans le finale à variations (et fugue) sur le choral de Bach Komm, süsser Tod, komm, sel’ge Ruh!. Cette contribution nostalgique à un genre quelque peu passé de mode n’a pas grand-chose à envier, dans le même esprit et à la même époque, à la Symphonie en fa dièse de Korngold, lui aussi exilé austro-hongrois outre-Atlantique. Il est touchant qu’un récent enregistrement de cette Seconde Symphonie ait été confié à l’Orchestre de l’université pour laquelle Dohnányi a travaillé pendant plus de dix ans: l’implication des musiciens américains, sous la baguette d’Alexander Jiménez, «directeur des activités orchestrales», paraît d’ailleurs supérieure à celle du BBC Philharmonic, mais la qualité instrumentale se révèle en revanche assez nettement inférieure. Le programme est complété par la première au disque d’une œuvre inédite à ce jour, les deux lieder de l’Opus 22 (1912), «Dieu» et «Nostalgie du soleil» (seuls menés à bien dans ce cycle qui devait originellement être plus développé), sur des poèmes (en allemand) de Wilhelm Conrad Gomoll (1877-1951). Le baryton Evan Thomas Jones, par ailleurs ancien élève et désormais professeur assistant auprès de cette université, chante avec beaucoup de cœur ces pages plus germaniques que nature, dans la lignée de Wolf plus que de Strauss ou Mahler. © 2016 ConcertoNet.com





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