Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Simon Corley
ConcertoNet.com, March 2014

On retrouve l’incontournable Francesco La Vecchia (né en 1954) et son Orchestre symphonique de Rome pour la découverte d’un pan méconnu de l’œuvre d’Alfredo Catalani (1854–1893), dont la notoriété repose aujourd’hui quasi-exclusivement sur La Wally, son sixième et ultime opéra. Son catalogue n’est pourtant pas exclusivement lyrique, comprenant par exemple trois symphonies composées durant les années 1870, dont deux jumelles, Le Matin (1874) et Le Soir. On n’entendra ici que la première de ce diptyque (ce qui laisse espérer qu’un autre album permettra d’entendre la seconde ou peut-être également la Symphonie pour grand orchestre, légèrement antérieure): d’un seul tenant et sous-titrée «sinfonia romantica», elle ne se laisse pas enfermer dans les formes classiques et sa brièveté (moins d’un quart d’heure) n’empêche pas la succession d’épisodes de caractère tour à tour paisible et passionné, toujours d’une belle tenue expressive et même d’une élévation parfois quasi brucknérienne, ressortissant clairement de la musique pure davantage que de la musique à programme. Moins personnel, l’Andantino en la (vers 1871) rappelle, exactement au même âge, le Bizet de la Symphonie en ut. Deux pièces de 1878 créées à Paris, où Catalani avait étudié avec Bazin et Marmontel, se révèlent d’importance inégale: le léger et charmant Scherzo en la, d’inspiration schubertienne, a bien moins d’ambition que la Contemplation, plus développée, dont les beaux thèmes se déploient avec lyrisme et qui ferait sans doute des ravages dans une écoute «à l’aveugle» même si, en fin de compte, elle n’étonne pas de la part de l’auteur de l’air «Ebben? Ne andrò lontana», popularisé par le film Diva. En revanche, la tête d’affiche de ce portrait attachant d’un compositeur sans doute moins convenu que Sgambati ou Martucci, Héro et Léandre (1884), paraît en léger retrait, même si Catalani, dans l’esprit des poèmes symphoniques de Liszt et Smetana, avec parfois même un parfum préstraussien, ne s’y montre pas plus mélodramatique que ses contemporains véristes. © 2014 ConcertoNet.com




Didier Van Moere
Diapason
View PDF  




Naxos Records, a member of the Naxos Music Group