Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...


Michel Fleury
Classica, May 2015

Castelnuovo-Tedesco possédait une extraordinaire facilité et une très italienne abondance mélodique qui confèrent à sa musique le charme lumineux de sa Toscane natale. Hélas dépourvu de la voloté de retravailler et de ciseler dans le détail, il se satisfaisait du premier jet. En témoignent ses deux concertos pour violon, qui dispensent un charme mélodique séducteur, le bel canto du soliste relevé de riches harmonies, mais qui tombent bien vite dans une rhétorique convenue, anticipant sur la future carrière de l’auteur à Hollywood, un défaut souligné par les nuances criardes d’une orchestration sommaire, fruste et tapageuse. Cette musique est acrée dans la tradition populaire : soucieux d’affirmer son italianité, Castelnuovo-Tedesco invente un folklore imaginaire pétri de chansons napolitaines et le Concerto n° 1 porte bie son titre et va droit au cœur comme Puccini. Dédié aux prophètes de l’Ancien Testament, le Concerto n° 2 se réfère à ses origines israélites. Les inflexions hébraïsantes s’apparentent à Bloch, avec, en prime, une couleur orientale hollywoodienne à la Ben Hur. La technique éprouvée de Tianwa Yang fait ressortir le brio des parties de violon, épaulées par une direction d’orchestre extérieure qui accentue le caractère festif des deux œuvres. © 2015 Classica



Florent Coudeyrat
ConcertoNet.com, April 2015

Après le répertoire concertant pour piano de Mario Castelnuovo-Tedesco (1895–1968) paru voilà trois ans chez Naxos (puis l’année suivante chez Capriccio), la firme hongkongaise s’intéresse à ses deux Concertos pour violon, dont le Premier «Italiano» pour la première fois au disque. L’ancien élève de Pizzetti et protégé de Casella a mené une belle carrière, riche de ses différents talents pour le piano, la critique musicale ou la composition de nombreuses musiques de film à Hollywood. Sa musique «sérieuse» reste tonale et néoromantique, dans la veine d’un Rachmaninov ou d’un Korngold, sans l’intense imagination mélodique du premier ni la virtuosité orchestrale du second. Mais il n’en reste pas moins très proche de ces grands maîtres par la puissance d’évocation, la fluidité d’une musique descriptive qui emprunte souvent à ses origines juives—comme c’est le cas pour le Second Concerto «Les Prophètes» composé en 1931 pour Jascha Heifetz. Le célèbre violoniste a d’ailleurs gravé cette œuvre avec Alfred Wallenstein à la baguette (RCA), une version plus «orientalisante» dans sa luxuriance débridée mais moins bien captée que le présent disque. Ici, Tianwa Yang (née en 1987) dispense un violon plus sage mais toujours précis et lyrique, accompagnée d’un Pieter-Jelle de Boer (né en 1978) qui fait ressortir les couleurs de l’excellent Orchestre symphonique de la SWR de Baden-Baden et Fribourg. © 2015 ConcertoNet.com




Fran├žois Laurent
Diapason, April 2015

On découvre ici le premier essai concertant (1926) de Castelnuovo-Tedesco. L’élève de Pizzetti a encore la main un peu lourde pour l’orchestre, et renforce les basses par un orgue, comme dans les concertos pour violon de Vivaldi édités par Malipiero pris pour (lointain) modèle. Mais quelle veine mélodique, déjà pimentée de tournures hispaniques—le compositeur cultivera toujours ses racines judéo-espagnoles.

Naxos ne pouvait trouver meilleure avocate que Tianwa Yang pour défendre la partition. Et ce ne sont pas Jean-Michel Molkhou, qu’elle avait enthousiasmé dans Sarasate (un Diapason d’or accueillait une intégrale menée à bien pour le même éditeur) ni Gérard Condé, sous le charme de son album Rihm (autre Diapason d’or), qui diront le contraire. La soliste affronte crânement les cadences comme les traits vivo et impetuoso du finale, et son jeu frétille partout avec élégance, s’enflamme (Allegro initial) ou s’abandonne au murmure le plus sensuel, comme dans les volte-face sentimentales de l’Arioso central.

Tombé sous le charme de ce Concerto italiano dès 1927, c’est Jascha Heifetz qui commanda à Castelnuovo-Tedesco son Concerto n° 2 « I profeti » et le créa à New York en 1933 sous la baguette de Toscanini. Drapée dans un orchestre plus transparent et coloré, l’œuvre incorpore des chants traditionnels hébraïques pour caractériser successivement les prophètes Isaïe (Grave e meditativo), Jérémie (Espressivo e dolente) et Elie (Fiero ed impetuoso).

Difficile d’y rivaliser avec le ton altier et si théâtral de Heifetz (RCA), accompagné par un orchestre hollywoodien à la palette plus riche que celle des musiciens de la SWR. Tianwa Yang joue la carte dela sensibilité et du recueillement—et cela paie : elle est formidablement émouvante dans la cadence du premier mouvement. © 2015 Diapason





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group