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Pierre-Jean Tribot
ResMusica.com, February 2014

La « cheffe » d’orchestre JoAnn Falletta poursuit un parcours discographique presque sans faute à travers des partitions symphoniques virtuoses mais oubliées. Après de beaux albums Ernő Dohnányi, Gustav Holst ou Josef Suk, elle affronte la redoutable Symphonie n°3 de Glière.

Tombée dans un oubli presque total, cette partition est pourtant un des sommets de la musique symphonique. Nécessitant un effectif instrumental imposant (bois par 3, 8 cors, 5 trompettes et une batterie de percussions), elle se caractérise comme une fresque symphonique colorée et bigarrée.

D’une durée de près d’une heure et quinze minutes, elle dresse un portrait orchestral épique d’Ilya Mouromets, personnage mythique et légendaire du Moyen-Age russe, devenu héros de récits populaires. Le compositeur est au carrefour de plusieurs styles : la maîtrise orchestrale d’un Glazounov et le sens des couleurs de Borodine ou Rimski-Korsakov. Très narrative, cette partition est un grand moment orchestral, ultra-virtuose et d’une puissance quasi-herculéenne dans ses tutti. Le grand Leopold Stokowski était amoureux de cette partition qu’il considérait comme un Parangon de l’art musical russe. Il en grava deux versions, à la tête des orchestres de Philadelphie et Houston, hélas sérieusement amputées à son initiative. Le chef d’orchestre Hermann Scherchen, pionnier des musiques les plus radicales, enregistra, à Vienne, en 1959, la première gravure de la version originale.

Si l’on fait abstraction de cette lecture historique, la partition est, au disque, défendue par des baguettes de second plan : Edward Downes-Chandos, Harold Farberman-Unicorn ou Donald Johanos-Marco Polo.

JoAnn Falletta relève brillamment le défi, sa baguette allie le sens mélodique au soin apporté à la luxuriance de l’orchestration. L’orchestre de Buffallo fait preuve d’une tenue impressionnante par sa cohésion d’ensemble et la précision de ses pupitres, en particulier les cuivres soumis à rude épreuve par Glière.

Bien enregistré, ce disque devient naturellement la seule référence dans cette partition que l’on aimerait entendre un jour au concert. © 2014 Resmusica.com





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