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Simon Corley
ConcertoNet.com, March 2014

C’est d’Italie que viennent deux des contributions les plus importantes à un genre plutôt rare, celui du trio (avec piano) concertant, auquel Beethoven, Martinů (à deux reprises) et Tcherepnine ont par ailleurs attaché leur nom. Membre fondateur du Trio Italien, constitué en 1930, c’est donc pour son propre usage et celui de ses partenaires que Casella a écrit dès 1933 un Triple Concerto (puis une Sonate à trois), où le trio est davantage traité comme un soliste en tant que tel que dans un souci de mettre en valeur ses individualités. Portant, comme celui de Beethoven, le numéro d’opus 56, il illustre l’évolution du compositeur, à mi-chemin entre le néoclassicisme des années 1920, nettement perceptible dans le premier mouvement, et les effusions postromantiques de ses ultimes Concerto pour orchestre et Troisième Symphonie (à la fin des années 1930), plus spécialement dans l’Adagio central. Le mélange stylistique est riche et généreux, énergique et rythmé, faisant alterner teintes crépusculaires et lumineux éclat du Rondò final. Le couplage avec le Concerto de l’albatros (1945/1949), l’œuvre la plus célèbre de Giorgio Federico Ghedini (1892–1965), destinée au Trio de Trieste, s’imposait d’autant plus que Naxos a déjà consacré plusieurs volumes à ce compositeur. En cinq mouvements d’un seul tenant, l’œuvre rejette toute contrainte de forme pour s’apparenter davantage un poème symphonique, une autre de ses particularités tenant à l’intervention, à partir de la toute fin du quatrième mouvement, d’un récitant, qui dit des extraits de Moby-Dick, ici dans la traduction italienne de Pavese. Passionné par Melville—il laisse également un «oratorio scénique» inspiré par Billy Budd—Ghedini n’est animé par aucune préoccupation virtuose mais brosse un tableau puissamment évocateur des étendues marines antarctiques. Darian Iorio (né en 1972), à la tête de l’orchestre milanais I Pomeriggi Musicali, cultive une certaine lenteur pour installer un climat prenant mais, du coup, passe un peu à côté de la tempête du quatrième mouvement. © 2014 ConcertoNet.com




Michel Fleury
Classica
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