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Marc Vignal
Classica, May 2015

Natif de Bonn, Ries fut à Beethoven ce que Pleyel avait été à Haydn : son principal disciple et parfois presque son alter ego en tant que compositeur. Certaines symphonies de Pleyel et certaines pages avec piano de Ries portent subtilement les traces d’œuvres bien identifiables du glorieux aîné. Ries, qui vécut à Vienne de 1801 à 1805 puis en 1808–1809, laissa dixhuit sonates pour violon et piano, dont trois paraissent ici en première mondiale. Celle en fa majeur op. 8 n° 1, composée à Paris vers 1807, ne cite pas Le Printemps op. 24 de Beethoven (1801), dans le même tonalité, mais la parenté d’atmosphère est évidente, du moins au début. Au contraire, l’Opus 8 n° 2 en ut mineur s’ouvre par une brève citation du motif de tête de la Sonate pour piano op. 10 n° 1 du « maître de Bonn », également en ut mineur. Quid de la Grande Sonate en fa mineur op. 19, publiée en 1810, et de l’Appassionata? Une écoute attentive révèle des rapports lointains entre les déroulements de doubles croches de son premier mouvement et ceux du Finale de l’Opus 57 beethovénien. Il ne faut pas surévaluer ces relations, mais elles existent. Comme Pleyel, Ries savait passer au filtre les influences reçues. Il est bon de connaître les ouvrages valables nés dans la sillage de ceux des grands génies, Ries méritant à cet égard un intérêt particulier, ses œuvres pour petits effectifs plus sans doute que ses huit symphonies.

Susan Kagan a déjà enregistré chez Naxos plusieurs de ses sonates et sonatines. Ce qu’elle nous offre en compagnie d’Eric Grossman est à prendre ou à laisser, la première option apparaissant des plus envisageables. © 2015 Classica





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