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Album Reviews



 
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Florent Coudeyrat
ConcertoNet.com, January 2017

GRANADOS, E.: Orchestral Works, Vol. 1 - Suite sobre cantos gallegos / Torrijos (Barcelona Symphony and Catalonia National Orchestra, Gonzalez) 8.573263
GRANADOS, E.: Orchestral Works, Vol. 3 - Liliana / Suite Oriental / Elisenda (Barcelona Symphony, González) 8.573265

La découverte du deuxième volume de l’intégrale des pièces orchestrales d’Enrique Granados nous avait fait regretter d’avoir manqué le premier, sorti en mars 2016, tandis que le troisième et dernier a clos la série en septembre. L’achèvement de cette intégrale fournit donc l’occasion de disposer d’un aperçu complet de la musique orchestrale de ce compositeur mieux connu pour ses œuvres pour piano. La pièce la plus ancienne est la Suite arabe de 1889, où Granados fait valoir les influences de Rimski-Korsakov et Grieg dans un orientalisme assez classique et mesuré, dont les climats envoûtants et méditatifs apparaissent assez réussis. On passera en revanche sur la musique de scène de Torrijos (1894), trop inégale pour réellement convaincre et ce malgré la belle utilisation du chœur d’hommes qui rappelle le Kullervo de Sibelius, tandis qu’en ouverture de l’album, la Marche des vaincus (1899) se montre peu inspirée au niveau mélodique. Il faudra écouter en priorité la Suite sur des chants galiciens (1899), chef-d’œuvre de fluidité et de légèreté où le Catalan se régale de ses qualités d’orchestrateur. Autre incontournable avec le «poème lyrique» straussien Liliana (1911, orchestré par Casals en 1921), lumineux et lyrique, avec un final irrésistible que l’on aimerait voir durer plus longtemps encore. Il est également impératif d’écouter en son entier la suite Elisenda (1912), qui démontre combien Granados aurait pu se tourner vers un style plus moderniste si seulement il avait pu vivre plus longtemps. Autour d’un piano très présent (Dani Espasa), Granados fait montre d’une épure toute de simplicité, déroutante au début avant de convaincre par son intériorité chambriste, d’une belle hauteur de vue. Il est à noter que le tout dernier mouvement de cette œuvre, prévu pour soprano, est toujours donné comme perdu. Ces œuvres enregistrées, pour la plupart en première mondiale, bénéficient du geste précis de Pablo González, dont on aimerait seulement davantage d’imagination et de prise de risques, à la tête de l’Orchestre symphonique de Barcelone et de Catalogne. Quoi qu’il en soit, sa démarche honnête et sans exaltation des emprunts folkloriques saura séduire les tenants d’une battue sérieuse et objective. © 2017 ConcertoNet.com



Bruno Peeters
Crescendo (France), December 2016

GRANADOS, E.: Orchestral Works, Vol. 1 - Suite sobre cantos gallegos / Torrijos (Barcelona Symphony and Catalonia National Orchestra, Gonzalez) 8.573263
GRANADOS, E.: Orchestral Works, Vol. 2 - Dante / La nit del mort / Goyescas: Intermezzo (Barcelona Symphony, González) 8.573264
GRANADOS, E.: Orchestral Works, Vol. 3 - Liliana / Suite Oriental / Elisenda (Barcelona Symphony, González) 8.573265

Granados est d’actualité : on commémore en effet son décès tragique, lorsqu’il se précipita au secours de son épouse qui se noyait lors du torpillage du « Sussex » dans la Manche, ce 24 mars 1916… Il a toujours été associé à son oeuvre pour piano, pan essentiel de la musique espagnole, illustré par son cycle Goyescas. On sait aussi qu’il en tira un opéra, créé au Met. Récemment, on a commencé à découvrir sa musique de chambre, dont un trio et un très beau quintette avec piano. Et voici qu’en trois CD, Naxos nous révèle ses pages pour orchestre : il s’agit là de nouveautés totales, comportant par ailleurs plusieurs premières mondiales.

Après une Marche des vaincus de bonne facture, le premier CD présente deux pages conséquentes. La musique de scène consacrée au général rebelle Torrijos date de 1894 et témoigne d’un joli sens théâtral mais aussi mélodique, culminant par une marche (plage 4) sombre et grandiose, que n’aurait pas reniée Massenet. Plus tardive, la Suite sur des chants de Galice cite de nombreux thèmes folkloriques, et, dès le thème initial du hautbois, nous emmène dans un monde champêtre : on se croirait dans Mireille ou dans L’Arlésienne !

Le deuxième CD s’ouvre par une pièce plus connue, l’intermezzo de l’opéra Goyescas, dans le droit fil de la tradition vériste. Après deux espagnolades plus convenues, le programme se poursuit par un magnifique poème symphonique de 1897, La nit del mort, avec mezzo et choeur. On pense à Delius, au Roussel du début des Evocations : tout cela a beaucoup d’allure, et mène vers un final plus franckiste et un rien grandiloquent. Autre poème symphonique, mais bien plus long (33′), Dante (1908) prouve une fois encore la fascination de La Divine comédie sur les compositeurs, de Liszt à Titschenko, en passant par Tchaikovski, Zandonai ou Rachmaninov. Les deux parties, « Dante et Virgile » puis « Francesca da Rimini » se souviennent de Wagner, certes, mais surtout de Franck et, plus curieux, de Fauré. Voilà de la musique tour à tour évanescente et vigoureuse, d’une écoute très agréable.

Le troisième et dernier CD est plus inégal. Le manuscrit de Liliana a été perdu, et l’arrangement présenté ici fut réalisé par Pablo Casals en 1921. Le sujet, féerique, mêle sylphes, gnomes et sorcières, et la musique, comme le souligne Justo Romero, intéressant auteur des trois notices, rappelle un peu Le lac enchanté de Liadov, entre autres par sa poésie athématique ; le deuxième mouvement, en forme de long crescendo, est particulièrement envoûtant. La Suite orientale, ou Suite arabe, antérieure (1889), d’un abord bien plus facile, rejoint les aspects « pittoresques » des scènes orchestrales de Massenet. S’y ajoute bien sûr le coloris oriental, factice sans doute, mais de bon aloi, et charmeur quand il faut (la description initiale du désert, puis la Serenata, vraie pièce de genre). La marche et les danses finales sont plus superficielles. Cette anthologie se termine par Elisenda, suite pour piano et petit orchestre (1913), dont le final, perdu, faisait intervenir un soprano. Le piano n’est qu’accompagnateur lointain d’une oeuvre sans grand caractère.

Ces trois CD sont bien défendus par Pablo Gonzalez à la tête d’un orchestre symphonique de Barcelone tout à fait à son affaire. Voilà qui éclaire la production d’Enrique Granados d’un jour nouveau, qui ravira les amateurs d’une musique orchestrale ibérique trop peu abondante, et qui, espérons-le, nourrira le répertoire des concerts. © 2016 Crescendo (France)



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, May 2016

Granados, Suite sobre cantos gallegos Le compositeur connu de certains des plus grands chefs-d’œuvre de la musique espagnole de piano, Enrique Granados (1867–1916). Il est joué par l’Orchestre symphonique de Barcelone, sous la direction du chef Pablo Gonzalez sur ce disque de 10 pistes. © 2016 Le BabillART





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