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Florent Coudeyrat
ConcertoNet.com, May 2017

Il ne fait pas de doute, à la découverte des deux superbes Concertos pour piano de Hermann Goetz (1840-1876) que ces derniers seraient aujourd’hui à l’affiche des concerts s’ils étaient de la main de Brahms, référence évidente dès la première écoute. Un très beau disque de sa musique de chambre avait tout récemment appelé combien ce compositeur allemand reste aujourd’hui injustement oublié en raison, notamment, d’une mort précoce. On doit à CPO d’avoir gravé dès les années 1990 l’intégrale de ses œuvres symphoniques, tandis que la collection des «concertos pour piano romantiques» chez Hyperion a intégré le Second Concerto (1867) dans son vaste corpus, à la fin 2010. Des initiatives à saluer tant ce compositeur mérite plus qu’un intérêt poli: la réussite du présent disque ne pourra qu’inciter à découvrir ce compositeur, au moins aussi intéressant que son contemporain Friedrich Gernsheim (1839–1916), redécouvert récemment lui aussi.

La mélodie entêtante du tout premier mouvement du Premier Concerto, que Goetz composa en 1861 à la fin de ses études, séduit ainsi immédiatement et résonne encore longtemps après l’écoute. Mais c’est peut-être plus encore dans le magnifique Adagio que Goetz est à son meilleur (à l’instar de sa musique de chambre), faisant tout l’étalage de son humeur délicate, fluide et harmonieuse. Si le dernier mouvement rappelle davantage Liszt par le caractère plus prononcé des dialogues lyriques avec les vents, on pourra aussi préférer le Second Concerto, qui sort du cadre strict pour se rapprocher, en maints endroits, d’une suite de variation. Goetz y fait preuve d’une imagination et d’un lyrisme plus hardis, en conservant toujours le sens de l’élégance qui le caractérise.

On remarquera que les versions CPO et Naxos se complètent idéalement, la première privilégiant la dynamique en mettant en avant le rôle concertant du piano, tandis que la nouvelle met davantage en retrait le piano serein de Davide Cabassi pour embrasser les couleurs délicatement ouvragées par Kimbo Ishii, au geste plus mesuré et détaillé. Les œuvres gagnent ainsi en équilibre d’ensemble ce qu’elles perdent en virtuosité, mais on préfèrera la version d’Ishii, par ailleurs très bien enregistrée. En complément, on pourra faire l’impasse sur l’efficace mais peu originale Ouverture Le Printemps (1864), qui penche davantage vers la clarté lumineuse de Mendelssohn. © 2017 ConcertoNet.com





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