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Album Reviews



 
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Florent Coudeyrat
ConcertoNet.com, May 2016

En début d’année, Naxos nous avait fait découvrir quelques premières mondiales dévolues à l’œuvre orchestral du compositeur suédois Joachim Nikolas Eggert (1779–1813). Une bien belle découverte que ce contemporain de Beethoven très tôt disparu et au tempérament bien affirmé. Dynamisée par le chef sud-africain Gérard Korsten (né en 1960), cette courte intégrale s’achève avec les Deuxième et Quatrième Symphonies, respectivement composées en 1806 et 1810. On perçoit là encore l’influence de Haydn, dont quelques réminiscences du splendide Prélude de La Création peuvent se laisser deviner dans la très belle introduction lente de la dernière symphonie d’Eggert (de sa Cinquième, restée inachevée, seule l’introduction lente pourrait être jouée mais Korsten ne l’a malheureusement pas enregistrée). En complément, il choisit de présenter une version alternative de l’Adagio de la Quatrième où pointent, comme dans la Première, une alternance entre fragilité et échos guerriers de ces temps de conquête napoléonienne. Les différences se situent davantage au niveau de l’orchestration, l’autre version offrant une raréfaction de l’instrumentation intéressante pour le climat de désolation ainsi obtenu. Retour à un élan plus classique avec la Deuxième, à un même niveau d’inspiration mélodique, même si son originalité paraît moindre. On se réjouira une nouvelle fois du geste lyrique et engagé de Korsten, idéalement capté avec le bel Orchestre symphonique de Gävle, petite ville située au nord de Stockholm. © 2016 ConcertoNet.com



Christophe Huss
Le Devoir, February 2016

Voici un bon prétendant au titre de découverte de l’année, comme jadis les sérénades de Fuchs ou les trios de Reber ou Röntgen. Le Suédois Joachim Nikolas Eggert (1779–1813), est le lien, jusqu’ici méconnu, entre Joseph Martin Kraus (1756–1792) et Franz Berwald (1796–1868). Les Symphonies n°2 et 4 enregistrées ici en première mondiale datent respectivement de 1806 et 1810. Comme Kraus, un Allemand actif en Suède, qui, avec prescience, mêlait le génie de Mozart et l’univers opératique de Gluck, Eggert est un visionnaire méconnu, qui fait une sorte de pont entre Haydn (la Symphonie Militaire dans la 4e) et Schubert. La chose est d’autant plus impressionnante que Schubert ne composera sa 1re Symphonie qu’en 1813. Ces oeuvres sont révélées par un orchestre juste valeureux capté dans une atmosphère un peu sèche. On peut espérer qu’une phalange plus raffinée reprenne ce répertoire pré-romantique passionnant, mais en attendant… © 2016 Le Devoir





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