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Album Reviews



 
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Frédéric Cardin
ICI Musique, February 2015

Il y a 5 ans jour pour jour, le compositeur québécois Jacques Hétu nous quittait (9 février 2010).

L’occasion, donc, de replonger dans son oeuvre, plus particulièrement sa musique de chambre pour cordes, qui se retrouve magnifiquement interprétée par le Nouveau Quatuor Orford sur l’album Complete chamber works for strings, paru chez Naxos.

On ne pouvait espérer de meilleurs ambassadeurs pour cette musique. Le Nouveau Quatuor Orford, constitué de Jonathan Crow et d’Andrew Wan aux violons, d’Eric Nowlin à l’alto et de Brian Manker au violoncelle, parcourt avec énormément de conviction ces partitions d’un modernisme bien ancré dans la musique de Bartok et Hindemith.

La lumière est bien focalisée sur l’aspect fondamental de l’esthétique de Jacques Hétu : un classicisme de la forme (les titres sont sans équivoque et ils ramènent toujours à des canevas musicaux traditionnels comme le quatuor, la sérénade, le sextuor, le concerto, la symphonie, etc.), marié à une rythmique appuyée et fortement mise en évidence ainsi qu’à des harmonies austères qui invitent à des mélodies empreintes de mélancolie. Parlant de mélodies, Hétu en utilise parfois certaines écrites par d’autres, comme l’Aria des Variations Goldberg de Bach, dans le Scherzo op.54.

Jacques Hétu est l’un de nos créateurs les plus accomplis. Cet album s’ajoute à une discographie de plus en plus étoffée, mais encore imparfaite. Par exemple, quand aurons-nous la chance d’entendre l’intégrale de ses symphonies, jouées par l’un de nos grands orchestres? C’est presque un crime que ce ne soit pas encore fait.

En attendant, il y a Naxos et cette indispensable parution qui, soit dit en passant, s’insère dans la collection Classiques canadiens de l’éditeur. © 2015 ICI Musiqie




Claude Gringas
La Presse, January 2015

Décédé en 2010 à 71 ans et figurant à son tour dans la collection de Naxos consacrée aux compositeurs canadiens, Jacques Hétu y est représenté par l’intégrale de sa musique de chambre pour cordes.

Ses deux Quatuors, tant celui de 1972 que celui de 20 ans plus tard, découvrent la maîtrise instrumentale, la personnalité affirmée et la profondeur d’un grand créateur. Bien que solidement ancré dans une certaine tradition, Hétu parle toujours un langage d’aujourd’hui. Ces 37 minutes, qui valent tout le disque (et celui-ci en totalise 75), voisineraient sans gêne en concert avec Beethoven ou Bartók.

Le Sextuor secret et tourmenté des dernières années, l’exquise Sérénade avec flûte et des pages plus brèves complètent ce disque exceptionnel. Le Nouveau Quatuor Orford et trois autres musiciens, dont le flûtiste Timothy Hutchins, apportent à la musique de Hétu le total engagement qu’elle mérite et la prise de son est d’une rare perfection. © 2015 La Presse




Jean-Luc Caron
ResMusica.com, December 2014

Il convient de répondre à l’invitation de Naxos et découvrir ce compositeur canadien fort attrayant décédé en 2010.

Jacques Hétu est un compositeur et pédagogue, né à Trois Rivières au Québec, venu achever sa formation en France auprès d’Henri Dutilleux et d’Olivier Messiaen. De retour outre- Atlantique, il enseigne à l’université (Laval au Québec et Montréal) avant de devenir professeur à l’Université de Québec en 1979.

Cette revisitation de l’ensemble de sa musique de chambre pour cordes nous procure l’opportunité de découvrir des partitions peu ou pas connues mais également de prendre conscience des évolutions de son style entre 1960 et 2004. Une constante d’écriture ressort, à savoir une capacité à faire se télescoper les formes musicales traditionnelles avec des avancées d’écriture où dominent une expressivité franche et une rythmique virile et âpre, une richesse mélodique en constante métamorphose et enfin une alternance réussie de pages lyriques et tendres et d’autres heurtées et indociles. Un bon exemple de cette dualité se rencontre dans l’intense Quatuor à cordes n° 2 de 1991 avec ses deux Adagios extrêmes entourant un Vivace incisif. Cette partition appartient à la dernière période du maître canadien marquée par davantage d’introspection et de tonalité. A l’inverse, le Quatuor à cordes n° 1 composé une vingtaine d’années auparavant (1972), moins conciliant, moins consensuel, laisse filtrer les influences conjuguées de Bartók et Hindemith, sans oublier les traits percussifs et ardents de nombreux autres contemporains, Français notamment. Le Scherzo pour quatuor à cordes (1992), véritable chef-d’œuvre parfaitement domestiqué, concentre le meilleur de son écriture multiforme qui n’oublie cependant pas de citer les Variations Goldberg de Jean Sébastien Bach. C’est souvent très beau, très réfléchi et très attirant. Le Sextuor pour cordes (2004) repose sur un thème suivi de six variations délivrant une musique riche, variée, faisant alterner mélodies rêveuses et sections d’une grande densité, rythmes de danse légère et passages turbulents et puissants. L’attention reste en éveil montrant l’authenticité d’un discours foisonnant contrastant fortement avec l’œuvre de jeunesse qu’est l’Adagio et Rondo de 1960.

Les instrumentistes retenus pour cette intégrale précieuse sillonnent avec talent ces musiques, en passant d’une humeur à une autre, d’une manière à une autre, au profit d’une écriture, sinon profondément originale, du moins fort intéressante, toujours pertinente, d’écoute instructive et somme toute généreuse. © 2014 ResMusica.com



Christophe Huss
Le Devoir, December 2014

Les 10 meilleurs disques classiques de 2014

Succès inespéré pour un disque de musique de notre temps, cette parution fait beaucoup pour la notoriété de Jacques Hétu (1938-2010) et met l’accent sur le fait que notre grand compositeur québécois s’inscrit parfaitement dans une histoire musicale du XXe siècle marquée par Debussy, Berg, Bartók et Chostakovitch. Le Nouveau Quatuor Orford est parfait, la prise de son très riche. © 2014 Le Devoir




Christophe Rodriguez
Le Journal de Montréal, November 2014

Disparu en 2010, le Montréalais Jacques Hétu fut l’un de nos plus grands compositeurs. Moderne dans son essence, vous allez découvrir avec cette nouveauté à petit prix son travail pour la musique de chambre. Avec le New Orford String Quartet, composé de grands musiciens montréalais (les violonistes Andrew Wan et Jonathan Crow ainsi que le flûtiste Timothy Hutchins), chaque mouvement est souligné de façon majestueuse et nous fait comprendre tout le travail d’écriture du compositeur. Un petit joyau. © 2014 Le Journal de Montréal



Christophe Huss
Le Devoir, October 2014

Enfin, un premier compositeur québécois fait son entrée dans la collection des «Classiques canadiens» de Naxos. Il s’agit de Jacques Hétu, et ce disque confirme son statut de primus inter pares parmi les créateurs musicaux québécois.

Peu l’ont reconnu véritablement, aveuglés par une chimérique course au «progrès musical» dont le sensible barbu n’avait cure. Maintenant que l’avant-garde est à peu près définitivement rentrée dans le mur, à l’heure du bilan on ne s’étonnera pas que Jacques Hétu (1938-2010) soit le premier compositeur québécois célébré par la courageuse collection discographique de Naxos chargée de dresser un panorama de la création musicale canadienne. On peut espérer que ce disque tout simplement parfait attirera encore davantage l’attention des mélomanes à travers le monde sur notre grand compositeur de classe internationale.

Il est rare que j’associe l’adjectif «parfait» à une parution discographique. Publié il y a quelques jours, ce CD l’est pourtant à maints égards. D’abord, le choix des oeuvres, qui, en un menu copieux de 75minutes, réunit l’intégrale de la musique de chambre pour cordes. Ensuite, la qualité instrumentale transcendante du Nouveau Quatuor Orford (Jonathan Crow, Andrew Wan, Eric Nwlin, Brian Manker). Enfin la prise de son, idéale de respect des timbres, réalisée juste d’un peu trop près (quelques respirations audibles) par Martha de Francisco dans la salle multimédia de l’Université Schulich.

Le programme comprend deux Quatuors à cordes (1972 et 1991), un Scherzo (1992), un Adagio etRondo pour quatuor à cordes composé à 22ans, une Sérénade avec flûte (Timothy Hutchins) de 1988 et un Sextuor de 2004, dans lequel Steven Dann et Colin Carr se joignent au quatuor.

L’écriture pour quatuor est un «juge de paix» pour tout compositeur. C’est aussi un peu son carnet intime. Dans le cas de Jacques Hétu, l’écoute des deux Quatuors nous révèle tout de ses univers musicaux: la France (filiation Debussy-Ravel-Dutilleux); Berg, le sensuel, parmi les Viennois; Bartók pour la construction et les tensions et, par-dessus tout, Chostakovitch, synthèse du sensible et du moderne. Sans aucunement départir, l’un comme l’autre des Quatuors de Jacques Hétu peuvent s’inscrire plus qu’honorablement dans n’importe quel programme de concert comprenant un ou plusieurs de ces compositeurs.

Le Scherzo (étrange titre par rapport à ce qu’on entend) déconstruit au détour d’une phrase l’aria des Variations Goldberg, alors qu’Adagio et rondo ouvre la voie aux quatuors. Souvent contemplative, la Sérénade est un bijou, le Sextuor de 2004 montrant que Jacques Hétu est resté lui-même tout au long de sa période créatrice. Et c’est cette fidélité et cette sincérité qui paie. © 2014 Le Devoir



Frédéric Cardin
ICI Musique, October 2014

Le compositeur québécois Jacques Hétu méritait un tel hommage. C’est l’intégrale de sa musique de chambre pour cordes qui se retrouve magnifiquement interprétée par le Nouveau Quatuor Orford sur un tout nouvel album, Complete chamber works for strings, paru chez Naxos.

On ne pouvait espérer de meilleurs ambassadeurs pour cette musique. Le Nouveau Quatuor Orford, constitué de Jonathan Crow et d’Andrew Wan aux violons, d’Eric Nowlin à l’alto et de Brian Manker au violoncelle, parcourt avec énormément de conviction ces partitions d’un modernisme bien ancré dans la musique de Bartok et Hindemith.

La lumière est bien focalisée sur l’aspect fondamental de l’esthétique de Jacques Hétu : un classicisme de la forme (les titres sont sans équivoque et ils ramènent toujours à des canevas musicaux traditionnels comme le quatuor, la sérénade, le sextuor, le concerto, la symphonie, etc.), marié à une rythmique appuyée et fortement mise en évidence ainsi qu’à des harmonies austères qui invitent à des mélodies empreintes de mélancolie. Parlant de mélodies, Hétu en utilise parfois certaines écrites par d’autres, comme l’Aria des Variations Goldberg de Bach, dans le Scherzo op.54.

Jacques Hétu est l’un de nos créateurs les plus accomplis. Cet album s’ajoute à une discographie de plus en plus étoffée, mais encore imparfaite. Par exemple, quand aurons-nous la chance d’entendre l’intégrale de ses symphonies, jouées par l’un de nos grands orchestres? C’est presque un crime que ce ne soit pas encore fait.

En attendant, il y a Naxos et cette indispensable parution qui, soit dit en passant, s’insère dans la collection Classiques canadiens de l’éditeur. © 2014 ICI Musique





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