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Album Reviews



 
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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, June 2015

Un glissando des bois et des vents de l’orchestre me plongeait enfant dans l’Amazone : Leopold Stokowski dirigeait en ouverture d’un microsillon essentiellement consacré à deux suites tirées des grands ballets de Ginastera, Panambí et Estancia, un poème d’orchestre d’Heitor Villa-Lobos, lui aussi à destination chorégraphique : Uirapuru.

Pièce magique, d’un foisonnement sonore et d’une complexité rythmique qui en faisaient le pendant orchestral du vaste Rudopoema pour piano solo : deux partitions des années d’entre deux-guerres, alors que Villa-Lobos alignait son art sur le grand concert de l’avant-garde musicale européenne sans pourtant avoir encore franchi l’Atlantique. Arthur Rubinstein allait l’y aider.

Prétendre qu’Isaac Karabtchevsky renouvelle le geste si flamboyant de Stokowski serait mentir, mais la touffeur de la forêt tropicale comme le mystérieux oiseau pseudo phœnix qui nomme le ballet sont bien là. L’Orchestre Symphonique de São Paulo ne manque ni de couleurs ni de rythmes, et sauve la Douzième Symphonie, partition où l’habileté supplante l’inspiration : Villa-Lobos acheva l’œuvre en 1957 pour son soixante-dixième anniversaire, il devait disparaître en 1959.

Ajout majeur dans ce qui constitue le quatrième volet de cet ambitieux projet d’une intégrale de l’œuvre symphonique du brésilien, un inédit au disque, Mandu-Çarará (Dieu de la danse), une cantate-ballet datant de 1940, d’une inspiration jaillissante, brillamment composée. Je crois que le catalogue inépuisable de Villa-Lobos nous réservera bien d’autres surprises… © 2015 ARTAMAG’



Pierre-Jean Tribot
ResMusica.com, May 2015

Le chef d’orchestre brésilien Isaac Karabtchevsky et l’Orchestre de São Paulo poursuivent leur intégrale des Symphonies dont nous commentons ici le quatrième volume. Il constitue le point médian de cette somme dont il nous propose l’ultime symphonie. Composée en 1957, cette partition est une belle synthèse de l’art d’un compositeur toujours aussi brillant orchestrateur et génie des alliages instrumentaux et du contrepoint. Il n’empêche contemporaine du Marteau sans maître de Pierre Boulez et  de Pithoprakta de Xenakis, cette partition est un regard nostalgique sur le passé.

Changement de registre avec  Uirapuru, hymne d’amour de jeunesse, moderniste aux couleurs du Brésil, « popularisé » par Leopold Stokowski. En à peine vingt minutes, la palette orchestrale de Villa-Lobos se déploie dans un geste qui n’a rien à envier au Stravinski du Sacre du printemps. Complètement inconnue, la cantate profane Mandu-Çarárá, contemporaine d’Uirapuru, poursuit dans cette veine en convoquant un immense effectif orchestral renforcé d’un chœur d’adultes et d’enfants. Cette partition se conclue par une transe musicale rythme et endiablée.

La performance de l’Orchestre brésilien et de son chef est, comme à l’accoutumé, un modèle du genre. © 2015 ResMusica.com





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