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Album Reviews



 
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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, June 2016

Jouons au jeu du chef-d’œuvre. Quel sont les opus où Rachmaninov aura le mieux résumé son art pianistique ? Longtemps, j’ai penché pour les sombres Variations Corelli ou la Première Sonate, mais finalement, ce sont les deux cahiers d’Etudes-Tableaux où se sédimente son art : rythmes complexes, harmonies profuses, vocabulaire fulgurant, dispersion de la mélodie au profit des motifs. Et les deux opus offrent un ensemble de dix-sept pièces kaléidoscopiques qui vont bien plus loin dans la pensée musicale si complexe de l’auteur que ses Préludes.

Etudes-Tableaux : tout est dans le titre. Boris Giltburg l’a bien compris, qui laisse le temps aux atmosphères de paraître : des tableaux, plus que des études, et c’est tant mieux. Dommage qu’il se soit limité au seul second cahier, bien que sous ses doigts l’Opus 39 dépasse les quarante minutes. Rien de leur science harmonique, de leurs complexes déploiements rythmiques, de leurs couleurs saturées ne lui échappe, mais ce tempo qui expose tout a un revers : il incite le pianiste à penser par blocs successifs, la ligne se perd parfois, mais l’éloquence reste, et la vision !

Ce morcellement ne paraît plus dans les Moments musicaux, pensés et restitués pour ce qu’ils sont : des mélodies intimes où soudain un poème symphonique quasiment medtnérien s’invite : le Presto devient sous ses doigts un vent nocturne échappé d’un conte noir. Après des albums Schumann et Beethoven déconcertants, Giltburg démontre une fois de plus que ses racines russes sont le secret majeur de son art. © 2016 ARTAMAG’




Bertrand Boissard
Diapason, June 2016

Vainqueur du concours Reine Elisabeth en 2013, après avoir écumé un nombre impressionnant de compétitions, Boris Giltburg triomphe sans peine des exigeantes Etudes-Tableaux op. 39. On note néanmoins çà et là quelques baisses de tension (n° 1), des « raffinements » qui tendent à couper le discours. La captation médiocre (son éteint, un peu fouillis) n’est pas pour rien dans une certaine absence de piquant. Cependant, l’esprit en berne de la n° 4 est à mettre au seul débit du pianiste. Le soufle large des nos 6, 8 et 9 convainc sans réserve : l’interprète israélien se garde ici de trop réfléchir, il joue et avance, nous gratifiant d’impressionnantes déflagrations.

Difficiles à négocier, les Moments musicaux souffrent pour certains d’un développement exagéré au regard de la densité de leur matière musicale. Le premier nous vaut un curieux – douteux ? – télescopage.

Par quel truchement son thème s’est-il retrouvé, à peine déformé, quatre-vingts ans plus tard dans la bouche de notre Sylvie Vartan nationale (« L’amour c’est comme une cigarette », reprise d’un tube anglo-saxon). Et surtout, par quelle déambuation mentale le critique en vient-il à de tels rapprochements ? Mystère et délices de la musique… Plus sérieusement, on retrouve des échos de cette même pièce dans la superbe Suite n° 1 pour deux pianos, de trois ans antérieure.

Si le quatrième des Moments musicaux apparaît davantage vibrionnant que tendu, le sixième et dernier, à la grandeur altière, s’écoute avec grand plaisir. Petite coquille éditoriale au dos de la pochette : ce sont les Etudes-Tableaux op. 39 qui sont de 1916-1917, et les Moments musicaux de 1896. © 2016 Diapason



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, June 2016

Le pianiste israélien Boris Giltburg vit à Londres et est bien connu, entre autres, par ses précédents enregistrements de Beethoven et Schumann. Il joue sur ce nouvel album qui se compose de deux ensembles de pièces pour piano par Sergey Rachmaninov, Études-tableaux, Op. 39 (1896) histoires courtes comme cinématographiques ou des peintures colorées de tons et Moments musicaux, Op. 16 (1916–17), explorations concentrées d’une seule idée ou de l’humeur, de la lutte et la douleur vers la lumière et la joie véritable. Le 2 juin 2013, il gagne le premier prix du concours international Reine Elizabeth, ainsi que le prix du public de la VRT à Bruxelles. © 2016 Le BabillART





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