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Album Reviews



 
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Jacques Bonnaure
Classica, July 2017

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Bruno Peeters
Crescendo (France), June 2017

Les cinq concertos pour piano de Saint-Saëns sont l’un des fleurons de la musique romantique française. Il en existe de nombreux enregistrements séparés, et au moins huit intégrales : Darré, Ciccolini, Rogé, Collard, Tacchino, Entremont, Malikova et Hough. Et voici l’amorce d’une nouvelle, témoignant de la santé insolente de l’auteur du Déluge (comme on l’honorait en son temps), de plus en plus joué de nos jours, rejoignant presque Debussy et Ravel comme représentant absolu de la musique française. Cette nouvelle version bénéficie du talent de Marc Soustrot, interprète remarquable d’une récente intégrale, chez le même éditeur, des symphonies et des poèmes symphoniques, et qui rend bien le respect absolu de Saint-Saëns pour les maîtres qui l’avaient précédé. Cet aspect foncièrement classique du compositeur se ressent dès ce Premier Concerto de 1858 : écoutez ce début, plein d’allant et de joie de vivre, une pure merveille, transformant un simple appel de cor en thème pétaradant, suivi par un développement bien charpenté. L’andante est un peu distant quand même, mais l’allegro con fuoco final nous rappelle que Saint-Saëns fut l’un des premiers pianistes virtuoses de son temps. Le Deuxième Concerto fut longtemps le plus joué, mais sa gloire semble à présent détrônée par le 5ème. Composé en un temps record (1868) en hommage à l’illustre Anton Rubinstein, il se présente, sous une construction plus rare (lent, vif, vif), comme le témoignage éblouissant d’un jeune musicien en pleine possession de ses moyens. Confronté à de célèbres prédécesseurs, Romain Descharmes s’y révèle remarquable, parcourant cette partition si connue avec une délicatesse infinie dans l’andante initial “alla Bach” et savourant sa virtuosité avec modération dans les deux mouvements rapides. Marc Soustrot est ici attentif et raffiné, très “français” comme aiment l’écrire les critiques étrangers. En complément, ils jouent l’Allegro appassionato, pièce pour piano brève, orchestrée ensuite, et assez oubliable.

Le deuxième CD aborde le concerto le plus problématique des cinq. Ce pauvre Troisième Concerto, en effet, fait figure de Cendrillon dans le corpus. Ecrit un an après le deuxième, il n’a jamais connu le succès des autres, et reste très rarement joué, et enregistré (hors intégrales). L’introduction arpégée, inspirée d’après le compositeur du bruit d’une cascade vue dans les Alpes, est pourtant originale, avec son petit cachet impressionniste. Tout cela sonne vigoureux, un peu lisztien, et Descharmes, rêveur et poétique, allie sa virtuosité avec celle de l’orchestre (joli moment à 7’ 45”). Pourquoi faut-il que Saint-Saëns compose ensuite un Andante long et insipide, puis “attaca”, une finale à la thématique assez triviale, heureusement rapide. Bien plus heureuses paraissent les deux oeuvres suivantes. La Rhapsodie d’Auvergne, de 1884, est un des rares témoignages de Saint-Saëns à s’inspirer du folklore de son propre pays, et non de contrées exotiques. Descharmes la joue avec beaucoup de finesse, toujours aussi bien accompagné (très joli hautbois, par exemple). Africa est plus connue. Très brillant morceau d’un peu plus de 11 minutes, il est substantiel, coloré et enchante par sa rythmique entraînante, et ses thèmes qui semblent se poursuivre sans cesse. Une belle réussite. Ce deuxième CD se clôt par un Wedding-Cake, courte petite pièce de danse, souvent enregistrée, mais rarement avec autant de joliesse et de charme. © 2017 Crescendo (France)



Serge Dion
Le BabillART, June 2017

Après trois albums consacrés aux symphonies et quelques poèmes symphoniques parmi les plus importants, voici les premiers concertos pour piano avec orchestre avec le Français Romain Descharmes. Piano Concerto No. 3 in E flat major, Op. 29, Rhapsodie d’Auvergne, Op. 73, Africa, Op. 89, Caprice-Valse « Wedding Cake » Op. 76. Accompagné de l’Orchestre symphonique Malmö de Suède dirigé par Marc Soustrot. © 2017 Le BabillART





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