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Album Reviews



 
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Florent Coudeyrat
ConcertoNet.com, October 2016

Même si plusieurs enregistrements de ses œuvres existent, on a aujourd’hui presque totalement oublié Johann Simon Mayr (1763–1845) qui, natif de Bavière, fit l’essentiel de sa carrière en Italie. Le présent disque est pourtant le quatrième que l’éditeur Naxos lui consacre avec cette série d’ouvertures d’opéras auxquelles il convient d’ajouter deux brèves Sinfonias. A leur écoute, il serait bien difficile de conférer un style propre à Mayr qui tantôt reste ancré dans le Sturm und Drang de Haydn, tantôt flirte avec Rossini (l’usage parfois des cymbales et de la flûte piccolo rappelant les ouvertures du maître de Pesaro) tout en allant piocher ici ou là dans des mélodies qui évoquent furieusement des ouvertures composées par Cherubini, Cimarosa ou Méhul… Rassemblant donc onze œuvres enregistrées sur une période assez conséquente (septembre 2007 à avril 2014), ce disque peut se résumer en un seul mot: plaisant! Car avec ces ouvertures, on entendra peu de choses véritablement novatrices même si l’intervention de la harpe dans l’Ouverture d’Ercole in Lidia ou le jeu des cors dans celle d’Il segreto, qui rappellent beaucoup, toutes choses égales par ailleurs, les cors de la Trente-et-unième Symphonie «Appel de cors» de Haydn, méritent une oreille attentive. Pour le reste, Mayr semblait apprécier cette alternance classique entre des introductions lentes voire lugubres (Cora ou Ercole in Lidia) et un orchestre ensuite très enjoué, avec de truculentes courses poursuites entre vents et cordes (par exemple dans la deuxième partie de l’Ouverture de Raùl de Créqui). Sous la direction de Franz Hauk, les trois orchestres requis dans ce disque font montre de belles qualités techniques et musicales même s’ils ne parviennent guère à transcender certaines pages à l’intérêt des plus limités (les ouvertures de Gli Americani et de La Passione). Les deux Sinfonias qui concluent le disque font office de curiosité plus qu’autre chose même si la première, en si bémol majeur, rappelle quelque peu le style mozartien (soulignons l’excellence des deux violons solo) que l’on commençait pourtant à oublier à cette époque. © 2016 ConcertoNet.com



Christophe Huss
Le Devoir, July 2016

Nous vous avions parlé en décembre dernier de ce Mayr (1763–1845), surtout connu sous le prénom italianisé de « Simone », à l’occasion de la parution en première mondiale d’un Requiem de 1820. Mayr avait précédemment attiré l’attention pour avoir composé avant le Fidelio de Beethoven un opéra sur la Léonore de Jean-Nicolas Bouilly. Naxos en élargit notre connaissance en publiant neuf ouvertures et deux sinfoniae du tournant du XIXe siècle. À son meilleur (Ariane à Naxos de 1815 et Ercole en Lidie de 1803), Mayr propose des ouvertures du niveau de celles de son contemporain Cherubini—par exemple Anacréon—qui avaient la faveur des interprètes il y a 70 ans. Difficile de caractériser le style : évoquons donc l’image d’un Haydn italianisant. Le bijou de ce plaisant CD est Gli Americani, qui pastiche, notamment, l’introduction du 3eConcerto de Beethoven. Les orchestres font de leur mieux et c’est suffisant. © 2016 Le Devoir





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