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Jean-Marie André
Crescendo (France), May 2016

Qu’est-ce qui provoque ce foisonnement d’enregistrements de concertos pour violoncelle passés dans l’oubli. On voit resurgir des concertos de compositeurs comme Julius Rietz, Johann Benjamin Gross, Karl Davydov, Jacques Offenbach ou Victor Herbert qui nous concerne dans cette chronique.

Irlandais de Dublin, orphelin à trois ans, il suit sa mère qui vient de se remarier à Stuttgart en 1865. Violoncelliste, il est membre de plusieurs orchestres dont celui d’Eduard Strauss. En 1881, il est violoncelle solo du Württemberg Court Orchestra. Il se marie en 1886 avec la soprano Therese Förster avant d’être engagés tous les deux au Metropolitan Opera. Il enseigne aussi au conservatoire de New York où il se lie d’amitié avec Dvořák. Si Herbert reste plus connu aujourd’hui pour ses opérettes—il en écrivit plus de 40—c’est son second concerto pour violoncelle (en mi mineur), créé en mars 1894 qui allait inspirer celui en si mineur, légèrement postérieur, de Dvořák. Dans les deux concertos, les vents occupent une place impressionnante : bois (flûtes, hautbois, clarinettes, bassons) par deux, 2 trompettes, 4 cors, 3 trombones (et même un tuba chez Dvořák). La similitude de ces deux concertos n’avait pas échappé à Gautier Capuçon qui les avait couplé dans son enregistrement de 2008 avec le Frankfurt Radio Symphony Orchestra et Paavo Järvi chez Virgin Classics (comme l’avait déjà fait avant lui Yo-Yo Ma dès 1996).

Le premier concerto en ré majeur est l’oeuvre d’un compositeur de 35 ans, rempli de fraîcheur et d’un sens mélodique délicat. Son orchestration est à peu près la même que celle du second concerto, une harpe en plus. Les deux concertos avaient déjà été enregistrés par Lynn Harrell et Sir Nevil Marriner en 2007 pour Decca. Mark Kosower est un élève de János Starker. Avant de mener sa carrière de soliste, il a été violoncelle solo de l’orchestre symphonique de Bamberg et de l’orchestre de Cleveland. Victor Herbert avait trouvé dans ses deux concertos un des équilibres possibles entre violoncelle solo et orchestre. Mark Kosower et JoAnn Falletta maintiennent cette délicate balance en ne négligeant pas du tout les qualités mélodiques du compositeur d’opérettes.

Egalement intéressante est cette rhapsodie irlandaise d’un quart d’heure pour grand orchestre construite sur une série de chants populaires irlandais. À découvrir par tous et pas seulement par les Gaedheal-Mheiriceánaigh, les « Irish Americans ». © 2016 Crescendo (France)



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, May 2016

D’origine irlandaise, Herbert (1859–1924), violoncelliste, chef d’orchestre et compositeur d’opéras légers était un artiste d’enregistrement. Mark Kosower au violoncelle, JoAnn Falletta à la direction de l’Orchestre Ulster. © 2016 Le BabillART





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