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Michèle Tosi
ResMusica.com, February 2016

Les six pièces qu’a réunies Thierry Miroglio dans son nouvel album ouvrent des horizons multiples et conjuguent, pour trois d’entre elles, le geste instrumental et les ressorts de l’électronique.

Les sons de synthèse sont entièrement fixés dans Le Grand jeu de Bruno Mantovani, une pièce très étonnante qui puise aux sources des musiques funk et techno. La musique prend des allures tribales sous les doigts experts de l’interprète qui ne percutent ici que les peaux. Au contraire d’Auras de Marco Stroppa où seules les percussions métalliques sont sollicitées. Le compositeur italien très attaché à l’Ircam met à l’œuvre la transformation du son en temps réel. Gong et tam, mais aussi grelots, sifflets et autre glass chimes mis en résonance par l’interprète sont relayés par l’électronique qui inscrit leur trace sonore dans l’espace. Jean-Claude Risset combine quant à lui musique et nombre dans ses Quatre exercices rythmiques (dédiés à l’interprète) qui associent le geste du percussionniste et les sons de synthèse du programme Music V. La complexité rythmique le dispute à l’imaginaire sonore dans cette musique pleine de trouvailles qui renouvelle d’autant les alliages de timbres et l’univers qu’ils engendrent.

Beaucoup plus courtes mais non moins attachantes, les trois autres pièces sont uniquement acoustiques. Thierry Miroglio fait merveilleusement résonner les timbales dans Trois petites études que Philippe Hersant a écrit pour lui. Toujours nostalgique du temps passé, le compositeur s’inspire du Faust de Goethe et des compositeurs qui l’ont mis en musique : Berlioz, Schubert, Gounod… Ainsi les timbales « chantent-elles » Gloire immortelle de nos aïeux avec d’amusantes « modulations de fréquences ». Les Trois Caprices de René Leibowitz ont été composés pour Jean-Pierre Drouet et comptent parmi les premières pièces pour vibraphone seul. Relevant d’une écriture aussi concentrée qu’essentielle, ces miniatures sont impeccablement ciselées et durent moins de trois minutes! Dans Thunder de Peter Eötvös, qui convoque la timbale basse, la transformation live du son s’effectue par le seul ressort des pédales de l’instrument variant les profils mélodiques par glissades et ondes vibratoires. On est fasciné par la richesse de la palette sonore et rythmique déployée par notre interprète sur l’unique peau d’une timbale basse. © 2016 Resmusica.com





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