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Album Reviews



 
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Jacques Bonnaure
Classica, May 2016

Suite et fin des sonates de Ropartz, après un premier volume publié il ya deux ans. La Sonate n° 1 en ré mineur est, relativement, l’oeuvre la moins méconnue de la musique de chambre du compositeur breton et elle a tenté plusieurs violonistes, à commencer par Devy Erlih dès 1956. Telles les sonates de Magnard, Vierne ou Pierné, elle s’inscrit dans la lignée des sonates post-franckistes, mais si certains procédés de composition rappellent cette filiation, y compris l’utilisation de tournures populaires (bretonnes), la personnalité de Ropartz s’y manifeste constamment par l’intensité de l’expression. En plein essor de l’impressionnisme musical français, Ropartz manifeste ici quelque chose comme un romantisme tardif contenu par la rigueur de l’écriture.

Vingt ans plus tard, avec la Sonate n° 3 en la, Ropartz a évolué, Le discours est plus concis et, sans rien devoir au néoclassicisme en vogue, la matière s’est épurée, et, si la composition est aussi rigoureuse et imaginative, les tensions bouillonnantes de la première sonate se sont apaisées et les rythmes sont souvent plus anguleux. La Sonate pour violoncelle n° 1 en sol majeur est antérieure aux deux autres (1904). Elle aussi est naturellement marquée par l’école franckiste. Les procédés sont transcendés par la fougue expressive mais aussi par la sensibilité poétique dans le bouleversant mouvement lent qui évoquerait des paysages des Vosges (Ropartz était alors directeur du Conservatoire de Nancy). Les interprètes, gratin de la musique de chambre française, sont au plus haut niveau, tant par l’engagement, le travail et le contrôle du son, que la compréhension profonde de cette admirable musique, trop peu connue. © 2016 Classica




Florent Coudeyrat
ConcertoNet.com, April 2016

Plusieurs fois salués, les nombreux enregistrements de JoAnn Falletta chez Naxos (consacrés par exemple à Holst en 2012 ou à Paine l’an passé) ont tous bénéficié du geste lyrique et coloré d’une baguette véritablement inspirée, que l’on retrouve avec bonheur dans ce nouveau disque entièrement dédié à Florent Schmitt (1870–1958). Curieusement, le très prolifique compositeur français ne reste aujourd’hui connu que pour une poignée d’œuvres, La Tragédie de Salomé, Salammbô et son Psaume XLVII en tête, alors que tant d’autres merveilles attendent encore.

Ainsi des deux Suites tirées de la musique de scène d’Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, montée à l’Opéra Garnier en 1920 sous la forme d’un ballet avec Ida Rubinstein, où l’on se délecte de la sensualité orientalisante obsédante de l’ancien élève de Massenet et Fauré. C’est particulièrement notable dans cette œuvre attachante, d’une transparence diaphane dont s’empare Falletta avec un sens de la respiration harmonieux et serein. Autour de ce raffinement orchestral inouï qui évoque Ravel ou Rimski-Korsakov, le geste de l’Américaine apporte beaucoup de souplesse et d’équilibre, et ce même lorsque Schmitt ose des interventions plus cuivrées pour évoquer le Camp de Pompée dans la Première Suite. Portée par une attention constante aux variations d’atmosphère, l’inspiration du maître semble ne jamais faiblir dans le jeu des oppositions entre évocations rêveuses et agitations plus verticales et luxuriantes.

Dommage que la pièce ici gravée en complément, Le Palais hanté, apparaisse plus convenue en comparaison. Composée en 1904 d’après l’œuvre de Poe adaptée par Mallarmé, elle tire son inspiration littéraire du symbolisme, tout en se situant davantage du côté de l’impressionnisme au niveau musical. Mais ne serait-ce que pour la très belle version des deux Suites d’Antoine et Cléopâtre, ce disque constitue une aubaine pour ceux qui n’auraient pas fait l’achat de l’autre version moderne gravée par Jacques Mercier en 2008, pour Timpani. © 2016 ConcertoNet.com



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, December 2015

Élève de Massenet et Fauré et ami de Ravel et Satie, Schmitt avait un style qui mélange les influences et l’inspiration de l’esprit. Sa musique de scène pour Antoine et Cléopâtre, formée à l’origine de scènes de ballet entre les actes, évoquant la saga de Shakespeare de la rivalité entre l’Empire romain et l’Égypte. On trouve six épisodes symphoniques : Suite No 1 Op. 69 a, Suite No 2 Op. 69 b et Le Palais hanté, Op. 49, Étude symphonique d’Edgar Allan Poë. JoAnn Falletta dirige l’ Orchestre philharmonique de Buffalo. © 2015 Le BabillART



Christophe Huss
Le Devoir, November 2015

Cela n’engage que moi, mais les CD Naxos en provenance de Buffalo sous la baguette de JoAnn Falletta sont nettement plus intéressants que les enregistrements de sa consoeur Marin Alsop. Après la révélation de symphonies du postbrucknérien Marcel Tyberg, voici deux rares partitions de Florent Schmitt (1870–1958), le compositeur du formidable Psaume 47, qui n’est plus guère joué lui-même. Antoine et Cléopâtre (1920), ce sont «six épisodes symphoniques en deux suites» chacune durant 22 à 23 minutes. Cette musique très colorée fait, un peu comme celle de Roussel, le pont entre Ravel et Honegger. La finesse des atmosphères orientalisantes laisse à penser à une sorte de Rimski-Korsakov français. Le subtilement mystérieux Palais hanté, d’après Edgar Allan Poe (1904), confirme que Schmitt est loin d’être un compositeur négligeable. Excellente et ardente direction. Image sonore un peu sèche. © 2015 Le Devoir





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