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Album Reviews



 
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François Laurent
Diapason, November 2016

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Jacques Bonnaure
Classica, November 2016

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Nicolas Mesnier-Nature
ResMusica.com, September 2016

Même si Jean-Luc Tingaud n’a que peu enregistré, un bref parcours de sa discographie nous montre un attachement évident à la musique française teinté de non-conformisme quant au choix des programmes : compositions de Rosenthal—dont il a été l’élève—un Dukas et un Bizet remarquables, des œuvres symphoniques de William Sheller, La Perichole d’Offenbach, Sapho de Massenet…

Dernière aventure musicale sur support dur : la seconde symphonie de d’Indy agrémentée de poèmes symphonies : Souvenirs, Istar ; l’ouverture de l’opéra Fervaal complète le tout.Cette fois aux commandes de l’inépuisable Royal Scottish National Orchestra, il confirme de nouveau s’il en était besoin qu’il faut désormais suivre de près ce chef confirmé né en 1969. Il a su éviter le piège interprétatif tendu par d’Indy : admirateur de la musique germanique (il a été à la première du Ring à Bayreuth) « adaptée » au goût français, son écriture abondante deviendra vite sur-abondante et épaisse sous une baguette trop généraliste attachée aux effets. Tringaud éclaircit au contraire le texte, met en lumière les structures, les thèmes, équilibre le rapport vents-cordes. Cela deviendra vite passionnant dans la grande fresque de la Symphonie n° 2, de moins grande renommée que la Cévenole. Les couleurs chatoyantes de certains passages, la brillance d’autres sont toutes maîtrisées pour nous raconter quelque chose. Les parties les plus neutres, notamment et curieusement le II de la symphonie, ont toutefois le mérite d’attiser un intérêt par le travail sur la pâte sonore. Le grand poème symphonique Souvenirs, émouvant exutoire artistique écrit après le décès brutal de son épouse est presque la pièce majeure du disque. Quasi vingt minutes durant lesquelles Tingaud ne fléchit jamais et conduit les sentiments dramatiques dans un grand souffle lyrique. Les variations symphoniques Istar ont ceci de particulier qu’elles sont des variations à l’envers : le thème ne se découvre dans toute sa simplicité qu’à la fin. Là encore, le chef garde à l’esprit un fil d’Ariane thématique d’une clarté exemplaire. La courte ouverture de Fervaal clôt avec simplicité l’ensemble.

Ajoutons à cela un livret en français très détaillé dans l’analyse des œuvres qui met à la portée de tous le style d’écriture de celui que l’ont considère souvent à tort comme un professeur argenté qui se passait le temps en écrivant de la musique. © 2016 ResMusica.com



Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, September 2016

Le chiffre 2 aura porté chance aux compositeurs français du XXe siècle : les Deuxième Symphonie de Vincent d’Indy (1903) puis d’Albert Roussel (1921) furent leur chef-d’œuvre d’orchestre. Si pour l’opus de Roussel, la gravure de Jean Martinon semble avoir définitivement rendu justice à son génie, celle de D’Indy, malgré deux belles lectures, signée Michel Plasson puis James DePreist, espérait son héros.

Elle l’a trouvé en la personne de Jean-Luc Tingaud, lancé avec deux formations d’Outre-Manche dans une passionnante anthologie française pour Naxos : tout récemment un album Dukas (Symphonie, Apprenti, Péri) avec l’Orchestre de la R.T.E m’avait agréablement surpris.

Cette fois, c’est à Glasgow, avec le Royal Scottish National Orchestra que le chef français aura œuvré. Car œuvre il y a : la Deuxième Symphonie est une partition complexe, à l’écriture savante, aux effets magnifiques pour qui sait comment les faire sonner. Et comme cela sonne ici, capté avec art dans la magnifique acoustique du Henry Wood Hall ! Comme le grand appareil de sons composé par D’Indy pour passer sans cesse de l’ombre à la lumière rayonne !

Lorsque le discours se fait infiniment complexe comme dans le vaste second mouvement, longue phrase qui semble ne devoir jamais finir, c’est l’art du sostenuto qui fait tout, et quel art ! Pour l’ample Finale, qui va du plus noir au plus rayonnant, Tingaud dose un immense crescendo expressif, tend une seule vaste ligne jusqu’à cette péroraison solaire, bouillonnante. Magnifique.

Comme les trois œuvres qui complètent l’album, autres sommets de la production symphonique de D’Indy. Des tendresses émues de Souvenirs au mélancolique Prélude de Fervaal en passant par la grande fantaisie d’Istar où l’orchestre de D’Indy explose en couleurs autant que Dukas dans sa Péri : c’est merveille.

Disque probablement définitif. Vite une suite. © 2016 ARTAMAG’





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