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Michel Stockhem
Diapason, May 2016

Le tempérament parfaitement maîtrisé d’Olivier Chauzu rayonne dans ces pages oubliées. Il a raison de les présenter ensemble : noyées dans une intégrale, elles seraient le disque qu’on ne déballe pas. Dans sa notice, Keith Anderson n’a guère l’espace pour les examiner à la poupe (hélas ! il en faut une pour le lire). Le premier tiers du généreux programme regroupe les variations (ou études) sur le mouvement lent de la Symphonie n° 7 de Beethoven. Echelonnés de 1831 à 1835 et écoutés de bout en bout, les trois cahiers forment un cycle passionnant où Chauzu déploie un arc-en-ciel de nuances. De légers décalages entres les voix le montrent à l’écoute des grandes écoles de jadis.

Aprés un silence trop bref (le même reproche valant ailleurs), on passe aux Geistervariationen, écrites par Schumann sous l’inspiration des anges à la veille de sa tentative de suicide en 1854, et mises au net avant son internement. Elles ne supportent que l’intimité. Chauzu révèle un riche monde intérieur dans ce témoignage touchant au souffle court.

Après les variations inachevées sur le Nocturne op. 15 n° 3 de Chopin, le pianiste s’attaque aux Scènes musicales sur un thème connu, hommage tardif (1831–1834) au Schubert des Valses sentimentales. Ouvrant sur le premier volet de ce qui sera le Carnaval, le cycle a été adroitement reconstitué par Andreas Boyde. L’Exercice préparatoire à la Toccata op. 7 (1830) captivera surtout ceux qui l’ont à leur répertoire. Et tous les admirateurs de la Sonate n° 3 découvriront trois mouvement retranchés de sa version définitive—dont un finale échevelé qui est du plus pur Schumann. L’intérêt baisse ensuite : un Canon sur un thème de Himmel, une pièce omise dans le dernier jet des Fantasiestücke op 12, un fragment des curieuses Variations sur un thème original « Mit Gott » (1831) et un arrangement de l’Ouverture Titania de Grossheim, dont on se demande un peu ce qu’il fait là.

On apprécie de bout en bout chez Olivier Chauzu un jeu engagé, raffiné, sans esbroufe. Depuis son Iberia (Diapason découverte, 2007), le pianiste ne gaspille pas notre temps : chacun de ses disques complète le portrait d’un artiste de haut lignage. Agréable, la prise de son manque un peu d’ampleur. © 2016 Diapason





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