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Bruno Peeters
Crescendo (France), November 2016

Ce fut Balakirev qui créa la Première symphonie de Rimsky-Korsakov en 1865, la considérant comme la première véritable symphonie de l’école russe. Il passait ainsi sous silence celles de Rubinstein, dont les trois premières étaient déjà écrites (Naxos a enregistré les six symphonies). Certes, elles ne possédaient pas ce parfum nationaliste si propre au Groupe des Cinq, et à Rimsky-Korsakov en particulier, et qui sera à l’origine de son succès universel. Pas encore trop assuré au niveau de la technique—la science du développement paraît encore un peu fruste—ce premier essai est inégal : les mouvements centraux, très conventionnels, sont nettement inférieurs à l’allegro initial, coloré, vigoureux,  et au final, qui se ressent de l’influence de Schumann. Serait-ce pour cela qu’il semble mieux interprété, l’orchestre étant allemand ? Neuf ans plus tard, Rimsky-Korsakov revient au genre symphonique. Après un détour par le monde légendaire d’Antar, sous-titre de sa deuxième symphonie (1868), il livre, avec sa Troisième symphonie, un dernier exemple d’un genre académique qui ne lui convient pas vraiment. Il donnera en effet le meilleur de lui-même dans deux autres oeuvres apparentées, mais plus libres : Antar, déjà citée, et la charmante Sinfonietta de 1879. La meilleure partie de la troisième symphonie est sans doute le scherzo (écrit un peu avant les autres), qui intéresse par son écriture rythmique efficace. Un beau chant des cordes introduit un andante plutôt morne, et la symphonie se termine par un finale pompier, fort convenu. La lecture sans passion de Schwarz, plus à l’aise dans la première symphonie, renforce cette impression de sécheresse qui colle à tout jamais à cette oeuvre secondaire. Pour une interprétation de premier ordre, il faut se retourner vers le vétéran mais toujours formidable Svetlanov (Le Chant du Monde) ou, plus récent, vers l’élégance de Neeme Järvi (DG). © 2016 Crescendo (France)





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