Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Lyon-Newsletter.com, March 2017

Le texte de Don Quichotte et Dulcinée est de l’écrivain Paul Morand. Que ce soit à l’opéra ou au ballet, Ravel a offert des oeuvres scéniques aussi belles qu’originales au répertoire théâtral. Elles sont subtiles et harmonieuses. Avec six chanteurs lyriques Luca Lombardo, Isabelle Druet, Frédéric Antoun, Marc Barrard, Nicolas Courjal et François Le Roux. une conversation en musique, bien tournée, jalonnée par les entrées et sorties des personnages. et leurs échanges concis et incisifs. © 2017 Lyon-Newsletter.com



Bruno Peeters
Crescendo (France), June 2016

Après un très correct L’Enfant et les sortilèges, puis un CD consacré aux transcriptions orchestrales, Leonard Slatkin poursuit son intégrale Ravel avec le second opéra du Maître, « comédie musicale en un acte », créé à l’Opéra-comique en 1911. Ressuscitant avec une verve folle l’esprit de l’opéra bouffe, Ravel a écrit une merveille de théâtre qui amuse autant qu’elle divertit en salle. Un enregistrement studio, aussi bien réalisé soit-il, ne procurera jamais la même excitation que pris sur le vif, bien sûr, mais les versions existantes sont toutes excellentes (Ansermet, Cluytens, Maazel, Previn, Jordan) et il est bien difficile de les départager. Dès le prélude si atmosphérique (la musique des horloges qui revient si joliment durant l’air de Ramiro plage 17), Slatkin impose une direction classique, aux tempi modérés, avec un souci de clarté instrumentale très français. Les instruments solistes sont bien mis en valeur, les bois surtout, comme la clarinette ou le basson dans l’air de Concepcion, mais aussi les timbales. Le chant français actuel se porte bien, on le sait. Le chef en a réuni d’excellents éléments dont chacun est à distinguer. Malgré un rôle fort court, l’horloger de Tolède de Luca Lombardo est impeccable et très stylé. Chacun des autres personnages intervient dans des duos et se voit gratifié d’un air à lui tout seul. Le beau muletier musclé de Marc Barrard chante et joue son personnage à la perfection, mais le poète Gonzalve de Frédéric Antoun, aux aigus faciles, en remet un peu (« Adieu cellule, adieu donjon »). Arrivant tard, Nicolas Courjal, pédant à souhait, impose son superbe timbre de basse tout en se révélant facétieux dans « Ma mine imposante et sévère ». Quant à Concepcion, Isabelle Druet en est une des meilleures incarnations malgré la concurrence rude (Danco, Duval ou Berbié). Sa voix souple et ample est parfaitement adaptée à ce rôle aussi mutin que fripon : il n’est pas étonnant que son air Oh ! la pitoyable aventure ! figure parmi les purs bijoux de cette nouvelle intégrale. Et quel bonheur d’écouter tous ces merveilleux chanteurs dans le quintette final, « avec un peu d’Espagne autour » !

Hélas, la réussite de ce CD se voit un peu ternie par une fort modeste version de Don Quichotte à Dulcinée. Slatkin fait rutiler son orchestre pour ce dernier chef-d’oeuvre ravélien (1933) mais la voix de François Le Roux, ce si grand chanteur, se révèle dans un état catastrophique. Rappelons-nous Gérard Souzay en fin de carrière, qui s’est obstiné à encore enregistrer. Certes, l’intelligence est toujours là et le début de la Chanson épique pourrait leurrer. Mais le vibrato envahissant dénature toute la suite, surtout la Chanson à boire : elle requiert un éclat que Le Roux a perdu. © 2016 Crescendo (France)



Joseph Thirouin
ResMusica.com, March 2016

L’Orchestre National de Lyon poursuit son intégrale Ravel pour le disque, avec une Heure espagnole exquise.

Difficile de trouver le ton juste dans une œuvre aussi déroutante et facétieuse que L’Heure espagnole. On n’a jamais fini de se demander à quel degré il faut prendre cette « comédie musicale » enrobée d’espagnolades, cette intrigue qui semble n’être jamais qu’un prétexte, ces vers faciles « au rythme qui se casse, à la rime cocasse » (de l’aveu même du librettiste) ! Les metteurs en scène se heurtent toujours à la même question : pour plaire au public, faut-il compter sur l’humour des blagues potaches et des allusions grivoises, au risque du vulgaire, ou bien sur un esprit ravélien certes partout à l’œuvre dans la partition, mais si difficile à traduire sur scène ? Rares sont les solutions vraiment satisfaisantes ; sans nul doute, la meilleure façon d’appréhender et de goûter L’Heure espagnole reste encore de l’écouter au disque : tout ouïe, les yeux clos…

L’enregistrement que donne Leonard Slatkin à la tête de son Orchestre National de Lyonest idéal à ce titre. Une prise de son impeccable, nette et généreuse, rend toute justice à la palette sonore d’instrumentistes rompus à la musique de Ravel. Sous la baguette acérée de leur directeur musical, tous semblent trouver sans effort le tempo adéquat, l’équilibre du discours, la verve sincère, le raffinement : à aucun moment, la rigueur de la mise en place n’est sacrifiée sur l’autel de l’ironie.

Druet et Barrard au sommet

Le jeu de l’orchestre, porté à un tel niveau, est un socle de choix pour que se déploie le talent des chanteurs. D’une distribution déjà solide se détache Isabelle Druet, qui campe une Concepción envoûtante. Servie par sa diction d’une précision sans égale, elle décline les émotions avec brio ; les inflexions de sa voix toujours très pure sont assez outrées pour être drôles, et assez élégantes pour être pénétrantes. Du côté des hommes, on admire spécialement Marc Barrard dansle rôle de Ramiro, le muletier de Séville. Dans les nuances de la voix du chanteur, on suit tout le parcours initiatique du personnage ; son déniaisement progressif en devient presque attendrissant.

Plutôt que d’aller jusqu’aux trois chansons de Don Quichotte à Dulcinée, desservies par un François Le Roux au timbre de voix hélas trop prosaïque, l’auditeur terminera son écoute par le formidable finale de L’Heure espagnole, une habanera lascive où explose la gaîté des cinq personnages, réunis sur scène pour se moquer d’eux-mêmes : c’est le parachèvement d’une interprétation où comédie et bon goût se trouvent heureusement réunis. © 2016 Resmusica.com



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, February 2016

L’Heure espagnole est un opéra-bouffe en un acte pour cinq solistes avec orchestre de Maurice Ravel, composé en 1907 sur un livret de Franc-Nohain (1872–1934). L’œuvre fut créée le 19 mai 1911 à l’Opéra-Comique de Paris. Sur cet album l’Orchestre National de Lyon est sous la direction du chef Leonard Slatkin et les personnages sont interprétés par le ténor Luca Lombardo dans le rôle de Torquemada, la mezzo-soprano Isabelle Druet, dans celui de Conception, quant au ténor Frederic Antoun, il interprète Gonzalve, le jeune étudiant. Le baryton Marc Barrard, lui, est dans le rôle de Ramiro et la basse Nicolas Courjal, dans celui de Don Inigo Gomez. Don Quichotte à Dulcinée (1933) imprégnant le célèbre personnage de Cervantes était la dernière composition de Ravel. Il est interprété par François Le Roux, baryton. Un délice pour l’oreille! © 2016 Le BabillART





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group