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Album Reviews



 
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Édith Weber
L’éducation musicale, July 2015

Anthony Girard, né en 1959 à New York, à fait ses études au CNSMP où il à obtenu, entre 1980 et 1986, cinq Premiers Prix : harmonie, contrepoint, analyse, orchestration et composition. Il est également titulaire du DEA d’Historie de la Musique préparé en 1985 à l’Université Paris-Sorbonne. Il à composé des œuvres de commande pour de nombreux orchestres, chœurs et ensembles internationaux en France et à l’étranger. Sa Sonate pour violon et piano composée en 2005 : Behind the Light est, selon ses propres termes, « une sonate toute entiere tendue vers la lumière, ou mieux vers l’au-delà de la lumière. L’œuvre commence avec des ailes (With wings), et s’annonce comme un voyage irréel… La seconde partie de la Sonate, lente, se développe à partir d’une sorte de vide central, un matériau pauvre, dépouillé : les cordes à vide du violon sol-ré-la-mi… La troisième partie reprend le mouvement initial… et développe les thèmes de la lumière invisible avec un lyrisme éperdu mais intime. La Sonate se termine par une brève coda en crescendo qui semble vouloir à tout prix accéder aux régions de l’inaccessible clarté ». Voici tout un programme réalisé avec sensibilité et finesse par Geneviève Girard—qui se distigue par son accompagnement soutenu au piano—et Isabelle Flory—qui s’impose par sa ligne mélodique dans le registre aigu du violon pour évoquer la lumière—avec un excellent pouvoir suggestif.

Geneviève Girard interprète le poème pour piano compose en 2011 : L’oiseau d’éternité « inspiré par le récit d’un promeneur témoin de cet enchantement » et de sa « rencontre avec l’oiseau d’éternité » car, selon le compositeur, le chant de l’oiseau d’éternité, l’oiseau dont parlent les légendes, nous donne accès à un escape sonore où le temps n’existe plus, le lieu rêvé de la musique ! Mais au moment où l’on voudrait que cet espace nous appartienne, il devient inaccessible… ». Cette musique à la fois descriptive et si évocatrice est interprétée jusque dans les moindres insinuations par l’excellente pianiste, avec fidélité aux intentions du compositeur. Le programme se termine avec d’abord Deux pièces d’après Marc Aurèle pour violoncelle et piano : 1. Le fleuve du temps évoquant le temps qui passe et le « monde comme un être unique ayant une substance unique et une âme unique » ; 2. L’âme du monde, particulièrement dépouillée et d’une rare simplicité, impose le silence, résultant d’une parfaite connivence entre Geneviève Girard et Fabrice Bihan (violoncelle). La dernière œuvre ; Vers le ciel pour violoncelle et piano, est marquée par l’intériorité, le lyrisme, l’élan, l’aspiration à la lumière, tout comme la Sonate pour violon et piano (plage 1). Belle révélation des talents compositionnels d’Anthony Girard imprégné d’une indicible spiritualité. © 2015 L’éducation musicale




Gérard Condé
Diapason, April 2015

Classer Anthony Girard parmi la foule des « indépendants » serait mal venu tant sa sensibilité esthétique se suite aux antipodes du courant dominant de l’avant-garde. Revendiquant la liberté d’écrire une musique tonale, au sens large, Girard entretient des rapports plus étroits avec les répétitifs-minimalistes américaina ou avec l’ascèse d’Erik Satie, leur ancetre commun. La différence réside dans un lyrisme avoué et une dimension métaphysique qui le rapprocent d’Olivier Messaien, Arvo Pärt ou Jean-Louis Florentz.

Ces références seraient un poids si les œuvres ici réunies ne tenaient pas les promesses de leurs titres. La sonate pour violon et piano, Behind the Light (2005) est bien « tout entiere tendue vers de la lumière, ou mieux, vers l’au-delà de la lumière » : cela crépite un peu systematiquement au début puis, insensiblement, le violon d’Isabelle Flory, impalpable et charnu tour à tour, fait décoller le piano rebelle de Geneviève Girard. Plus ça va, au fil de ces vingt-trois minutes, plus l’oreille se régale des incises, des « accidents » qui infléchissent une régularité tonique vers une incantation jubilatore.

L’Oiseau d’éternité (2011) poème pour piano, débute aussi dans un dépouillement dont on n’imagine pas les progressions à venir, ardemment rendues par Geneviève Girard, mais qui déboucheront sur une conclusion poignante : le rêve d’ètre libéré du temps, par le pouvoir de le suspendre propre à la musique, montre ses limites impitoyables.

Antérieur d’un quart siècle, le duo pour violoncelle et piano, Vers le ciel (1987), se distinque par une écriture moins radicale : aussie bien sonnante—et c’était encore un crime à l’époque—mais davantage mouvant, elle procède par élans et contrates qui portent l’auditeur vers une Illumination plus lyrique que mystique. Fabrice Bihan y fait valoir toutes les ressources d’un jeu dont l’éloquence frappe déjà dans les Deux pièces d’Après Marc-Aurèle (2001). Le compositeur y cultive une chaleur dont l’intensité coule rarement avec autant de générosité sous la plume de ses confrères. Anachronique ? Peut-être. Excessif? Sans doute. Anthentique ? Sûrement. © 2015 Diapason



Ultreïa!, March 2015

Influencé par la poésie, la mystique ou les musiques orientales et médiévales, le compositeur français Anthony Girard (1959) s’inscrit en marge de la musique contemporaine même si plusieurs de ses compositions pour piano, violon et violoncele relèvent à l’évidence de l’éecole française moderne. Son vaste catalogue (150 œuvres) montre qu’il passe du symphonique au vocal élégance. L’onirisme et la ligne mélodique de sa musique détonnent dans l’univers actuel. En particuler, Behind the Light, une sonate pour violon et piano composée en 2005, très belle pièce aérienne, expressive et… toute en lumière et couleurs. © 2015 Ultreïa!





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