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Album Reviews



 
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S├ębastien Gauthier
ConcertoNet.com, January 2014

On ne présente plus Andris Nelsons qui, à tout juste 35 ans, est depuis quelques années déjà l’un des chefs d’orchestre les plus demandés à travers la planète. Bien qu’ayant, comme son aîné (sic) Sir Simon Rattle, planté sa tente à Birmingham, il ne néglige pas pour autant les multiples invitations que lui font les plus prestigieuses phalanges comme, pour le présent disque, le bel Orchestre de la Radio bavaroise dans un programme tout entier consacré à Dvorák avec, au menu, deux œuvres enregistrées en concert respectivement en décembre 2010 et avril 2012. Excellente idée que d’associer à la célébrissime Neuvième Symphonie «Du nouveau monde» (1893) le très rare Chant du héros (1897), poème symphonique d’une formidable virtuosité. La symphonie bénéficie d’un orchestre absolument irréprochable qui répond au doigt et à l’œil d’un chef non avare de quelques effets superflus. Si le premier mouvement, dans lequel Nelsons effectue la reprise, s’avère d’emblée plus que convaincant—quelle fluidité chez les cordes!—on sera un peu plus sceptique à l’égard du deuxième mouvement, assez artificiel dans l’émotion en dépit d’un cor anglais idéal, et surtout dans le Scherzo, pris trop rapidement: la démonstration orchestrale finit par l’emporter sur le discours musical. Le célèbre Allegro con fuoco conclut néanmoins de la plus belle manière ce qui a dû être un superbe concert mais qui, à nos yeux et au sein d’une discographie pléthorique, cède le pas devant les références plus anciennes signées notamment par Reiner, Kubelík, Ancerl ou Fricsay. L’intérêt majeur de ce disque réside sans nul doute dans une interprétation de haut vol du Chant du héros, qui mériterait de figurer parmi les chevaux de bataille de tout grand orchestre symphonique. Les accents que l’on peut entendre habituellement chez Dvorák, que ce soit dans ses symphonies ou, par exemple, dans son ouverture Carnaval, se retrouvent ici grâce à des bois et des cuivres absolument enthousiasmants. Aucune difficulté pour le jeune chef letton à surclasser les pourtant bien belles gravures données par Antoni Wit (Naxos) et Neeme Järvi (Chandos). Un excellent disque donc, mais surtout pour son œuvre la plus méconnue (BR Klassik 900116). © 2014 ConcertoNet.com




Christophe Huss
ClassicsTodayFrance.com, July 2013

Ce disque enregistré en concert en 2010 à Munich (2012 pour l’opus 111) est très caractéristique de l’art du nouveau directeur musical de l’orchestre de Boston: une perception architecturale solide (ce qui est déjà du roc comparé à “l’art symphonique” de Rattle, Thielemann—il y a quelques temps encore, mais il y a du mieux—et autres Dudamel) sur laquelle le chef greffe de “petites choses” qui signent une “interprétation”. Tel thème scandé hyper-legato au début du finale, telle formule rythmique distandue à la fin du Largo, etc. On en a un bon exemple vers 6’30 du Finale, où s’ouvre soudain un abîme quasi wagnérien. Rassurez vous, une minute plus tard le mouvement suit son cours.

Cette Nouveau Monde est bourrée de ces petites idées, de ces ralentis, de ces accélérations. Si la logique était poussée encore plus loin, c’est à une résurgence de Stokowski que l’on assisterait. Tout l’angle critique vis à vis de Nelsons consiste donc à déterminer quand on a envie de jouer le jeu avec lui et quand on trouve que le système tourne au “gimmick” outré.

Dans la Nouveau Monde je marche à fond, car ces petites touches font vivre l’interprétation de l’oeuvre, la personnalisent et sont manifestement adoubées par un orchestre conquis, qui joue le jeu à fond. C’est cette généreuse adhésion de l’un des plus grands orchestres du monde qui fait que tout fonctionne aussi bien (cf les deux dernières minutes).

Le Chant du héros étant un complément original et d’une excellente tenue, on peut affirmer qu’entre l’interprétation de Claus Peter Flor (BIS), d’une intransigeance beethovénienne et cette approche slave et personnelle, la Symphonie du Nouveau Monde a connu en 2013 deux superbes apports à sa discographie qui végétait depuis bien longtemps. © 2013 ClassicsTodayFrance.com





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