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Album Reviews



 
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Sébastien Gauthier
ConcertoNet.com, June 2016

Commençons dans l’ordre alphabétique par la Symphonie fantastique de Berlioz, dont Jansons nous a déjà livré au moins deux belles versions avec le Concertgebouw ou le Philharmonique de Berlin. Evidemment, avec Amsterdam de nouveau, on bénéficie là d’une beauté plastique extraordinaire—les cordes, notamment les basses dans le troisième mouvement de la «Scène aux champs» à 6’48! le cor anglais dans le même mouvement—qui se double d’une précision diabolique (c’est le cas de le dire dans le «Songe d’une nuit du sabbat» conclusif). Pour autant, est-on pleinement convaincu? Pas tout à fait, à vrai dire, en raison d’une prudence parfois étonnante qui en vient presque à scléroser le discours berliozien. On souffre également (en dépit là aussi de la beauté de l’interprétation) du manque de fougue dans «Un bal» et de l’absence de toute folie dans le dernier mouvement. Pierre Monteux (avec Vienne en 1958) ou Igor Markevitch hier, Seiji Ozawa encore récemment ont montré qu’on pouvait déborder le cadre contraint de la partition et lui insuffler davantage que des couleurs, fussent-elles somptueuses. Le complément, Ionisation de Varèse, est à la fois anecdotique et intéressant, ne serait-ce que pour rappeler l’éclectisme du répertoire de Jansons. © 2016 ConcertoNet.com



Pierre-Jean Tribot
ResMusica.com, September 2014

Ces dernières années, la Symphonie Fantastique a été particulièrement gâtée par le disque car de nouvelles et belles versions de sont adjointes à celles déjà légendaires : Marek Janowski à Pittsburg pour Pentatone, Esa-Pekka Salonen à Londres (Signum), Robin Ticciati à Edinburgh (Linn), Leonard Slatkin à Lyon (Naxos) et Paavo Jarvi à Cincinnati (Telarc). Quant à Mariss Jansons, il avait gravé lors de ces années chez EMI, avec le Concertgebouw d’Amsterdam une solide lecture, longtemps pilier des rééditions économiques.

« La plastique de l’orchestre est un argument de poids pour un chef qui peut doser les nuances comme le peintre devant sa palette »

Au cours des dernières saisons, le chef letton a beaucoup tourné avec cette Symphonie fantastique et cette captation de concert est réalisée en marge des tournées du chef et se son orchestre radio-symphonique bavarois.  Mariss Jansons impose une lecture plus orchestrale que narrative. La plastique de l’orchestre est un argument de poids pour un chef qui peut doser les nuances comme le peintre devant sa palette. La puissance et la précision des pupitres mettent bien en avant la modernité du geste berliozien.

Le couplage est original et il voit un autre révolutionnaire s’adjoindre à Berlioz en la personne d’Edgar Varèse représenté par son Ionisation. Mariss Jansons en propose une lecture qui privilégie la force et l’impact sur le côté purement analytique. © 2014 ResMusica.com





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