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Album Reviews



 
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Pierre-Jean Tribot
Crescendo (France), May 2016

Le chef d’orchestre Nézet-Seguin est un mahlérien éclectique ! Il signe ici son cinquième enregistrement d’une œuvre de Gustav Mahler avec un quatrième orchestre différent ! En effet, après des lectures des symphonies n°4 et n°10 au pupitre de son Orchestre Métropolitain de Montréal, de la symphonie n°5 avec le Philadelphia Orchestra (en téléchargement uniquement), puis du Chant de la Terre, avec le London Philharmonic, il se confronte à la symphonie n°1 à la tête de l’Orchestre symphonique de la Radio-Bavaroise.

Du côté de la phalange allemande, on connaît les moindres recoins de la musique de Mahler pour la fréquenter avec assiduité au point d’en avoir laissé des gravures de références sous les baguettes de Rafael Kubelik, Sir Colin Davis ou Mariss Jansons.

Cette interprétation de concert allie deux qualités essentielles dans la musique de Mahler : la qualité d’écoute et de dialogue des pupitres et la puissance des dynamiques. Les pupitres de vents sont absolument impériaux et ils proposent une palette de nuances presque infinies que le chef peut travailler avec un soin presque chambriste. Les passages délicats des mouvements centraux s’avèrent particulièrement poignants. Quant aux dynamiques, elles sont à la fois saillantes et toujours lisibles tant la rigueur des pupitres est absolue ! La procession orchestrale graduée du « Satz: Stürmisch bewegt » conclusif fait son effet. Bien que captée en concert, cette interprétation bénéficie d’une prise de son soignée, riche et très détaillée.

Certes, la discographie est barrée par des références légendaires, mais avec les lectures de David Zinman à Zurich (RCA), Manfred Honeck à Pittsburgh (Exton), cette interprétation montre que les interprètes contemporains peuvent toujours nous séduire. © 2016 Crescendo (France)



Christophe Huss
Le Devoir, March 2016

Immense honneur pour le chef québécois Yannick Nézet-Séguin, qui voit édité ici par la Radio bavaroise un concert qu’il dirigea en chef invité à la tête du plus discret parmi les meilleurs orchestres du monde. À l’écoute de cette 1reSymphonie, on entend tout d’abord une prise de son extraordinaire qui restitue une image sonore d’un grand naturel, avec une définition des graves (cf. la grosse caisse) comme on en entend rarement. D’ailleurs, les timbres—glorieux cornistes !—sont d’une beauté transcendante. La vision artistique de Yannick Nézet-Séguin est empreinte d’une grande nostalgie, dont témoignent notamment le 3emouvement et les épisodes calmes du Finale. Ce faisant, il semble diriger une Titan sous le prisme des oeuvres ultérieures (4eet 5eSymphonie) plutôt qu’une oeuvre éruptive. Dans ce dernier esprit, on a rarement fait mieux que la version analogique de Georg Solti. Mais le présent regard est intéressant. © 2016 Le Devoir



Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, March 2016

Jeune-homme, à la tête de l’orchestre d’étudiants qu’il avait formé à Montréal, Yannick Nézet-Seguin avouait une ambition : diriger toutes les Symphonies de Mahler. Le compositeur du Chant de la Terre ne l’a depuis pas quitté, sa discographie y revient régulièrement et après l’omega de la 10e Symphonie captée au Québec, voici que paraît l’alpha, une Première Symphonie donnée à la Herkulesaal les 26 et 27 juin 2004 avec l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise qui constitue au disque sa nouvelle intégrale Mahler depuis le cycle inoubliable gravé par Rafael Kubelik pour la Deutsche Grammophon, mais cette fois à chaque symphonie son chef : Bernard Haitink pour la 9e, Mariss Jansons pour la 7e, Daniel Harding pour la 6e.

Yannick Nézet-Séguin entre en magicien dans le Naturlaut où Mahler déploie toute une poésie de timbres qu’il faut savoir doser. La balance est parfaite, tout sonne en concordance, jusqu’à ce que la harpe commence son compte dans le grave : ce songe devient noir, et cette ténébreuse tension ne quittera plus l’œuvre. Car c’est bien là la leçon de cette lecture univoque : des fanfares de chasse de la seconde partie du premier mouvement, en passant par les Ländler du Scherzo ou la marche à la manière de Callot finement calligraphiée et d’une poésie assez inouïe jusqu’à ce vaste Finale où Mahler a inscrit sa plus longue phrase mélodique, portée ici sostenuto, tout est noir même lorsque la lumière éclate, jamais une certaine tension ne cesse.

Inutile de vous préciser à quel point cet orchestre est chez lui, tant et si bien qu’il se plie à la conception d’un chef qui décidément possède son propre Mahler, ce qui finalement est devenu plutôt rare. © 2016 ARTAMAG’



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, March 2016

Ce remarquable album de Gustav Mahler est présenté par l’Orchestre symphonique Bayerischen Rundfunks sous la baguette de Yannick Nezet-Seguin. Mahler a composé sa Symphonie No 1en 1887 et 1888 et y a incorporé des mouvements qu’il avait écrits pour des œuvres précédentes. À l’origine, alors qu’il créait plutôt un poème tonique, elle a graduellement pris la forme de la symphonie en quatre mouvements que nous connaissons. Le pianiste et chef d’orchestre Yannick Nezet-Seguin dirige également l’Orchestre Métropolitain (Montréal), l’Orchestre philharmonique de Rotterdam et l’Orchestre de Philadelphie. © 2016 Le BabillART





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