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Album Reviews



 
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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, August 2016

DVORÁK, A.: Stabat Mater (Wall, Mihoko Fujimura, Elsner, Liang Li, Bavarian Radio Chorus and Symphony, Jansons) 900142
DVORÁK, A.: Symphony No. 8 / SUK, J.: Serenade (Bavarian Radio Symphony, Jansons) 900145

Mars 2015, Munich, Herkulessal, Mariss Jansons s’engage dans la vaste prière que Dvořák composa à la mémoire de sa fille Josefa, morte le 21 septembre 1875 peu après sa naissance.

Sombre mais allante, sa direction déploie cette lamentation orante, un véritable tombeau sonore, dont le lyrisme intense vaudra à son compositeur l’un de ses premiers succès. Paradoxe d’un deuil tourné en victoire. A Munich, avec la même phalange, Rafael Kubelik avait imposé la même lecture lyrique, moins cursive, plus lumineuse aussi. Mais Jansons l’entend enténébrée, tendue, bouleversante et bouleversée à la fois, une expérience humaine, un quasi trauma. Jadis Kubelik y invitait Sena Jurinac au concert—concert mémorable que le CD a immortalisé—ou John Shirley-Quirk au disque ; son successeur réunit un quatuor plus modeste, comme intimement lié au chœur et à l’orchestre, en prière comme eux, mais comment ne pas admirer l’élan soudain dont Mihoko Fujimura pare l’éclaircie de l’Inflammatus ?

Une année plus tard, Mariss Jansons remet une fois encore sur le métier sa symphonie favorite d’Antonín Dvořák, cette 8e dont il avait signé une bouillonnante première version jadis pour EMI avec son Orchestre Philharmonique d’Oslo. Depuis, le DVD, puis à nouveau le disque auront documenté ses propositions avec le Philharmonique de Berlin (en tournée au Japon), ou le Concertgebouw d’Amsterdam sans retrouver le sentiment d’évidence de sa gravure norvégienne.

A Munich, l’air aussi vif qu’à Oslo, l’imagination aussi libre, les paysages aussi ouverts, avec leur alternance subite de rais de soleil et d’ombres nuageuses, cet orchestre est un paysage, Mariss Jansons le modèle en peintre, pianissimos subitos, forte impérieux, et avec cela parfois une sorte de rage dans les climax qu’il n’y avait pas mis jusque là. Mais l’album referme une autre perle : la trop rare, en dehors de Tchéquie, Sérénade de Josef Suk, lyrique, fantaisiste, détaillée avec tendresse par les cordes somptueuses des munichois : décidément, le quatuor de l’Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise est à égalité avec ceux de la Staaskapelle et des Berliner !

Le disque aurait pu se terminer sur la grâce de cette partition magique, mais non, l’éditeur ajoute le Carnaval de Dvořák, furiant flamboyant que Mariss Jansons tempère pour mieux en savourer l’andante central avant de laisser éclater sa coruscante péroraison. Album majeur dans son abondante discographie. © 2016 ARTAMAG’



Christophe Huss
Le Devoir, April 2016

Les temps sont bénis pour la 8eSymphonie de Dvorak, avec au moins trois nouvelles contributions majeures en trois ans : Manfred Honeck (Reference Recordings), Claus Peter Flor (Bis), tous deux en SACD multicanal, et ce nouveau CD où la symphonie est sculptée, radiographiée par Mariss Jansons. Comme chez Flor et Honeck, la respiration musicale est admirable en termes de tempos et de cantabile. Différence majeure : Jansons reste en contrôle extrême, alors que Honeck lâche plus volontiers la bride. L’originalité principale de la parution est le couplage avec la si belle Sérénade pour cordes de Suk, qui méritait ce traitement luxueux. La chose était aussi nécessaire, car c’est la 3e version CD de la 8ede Dvorak par Jansons. Il y a tout juste cinq ans paraissait un concert de la même symphonie enregistré à Amsterdam. Le couplage était le Requiem de Dvorak. Tout cela mène à confusion et n’est pas forcément nécessaire. © 2016 Le Devoir





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