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Simon Corley
ConcertoNet.com, March 2017

BEETHOVEN, L. van: Symphony No. 9, “Choral” (Šaturová, Mihoko Fujimura, Elsner, Gerhaher, Leipzig Gewandhaus Orchestra, Blomstedt) (NTSC) ACC-20381
BEETHOVEN, L. van: Symphony No. 9, “Choral” (Šaturová, Mihoko Fujimura, Elsner, Gerhaher, Leipzig Gewandhaus Orchestra, Blomstedt) (Blu-ray, Full-HD) ACC-10381

(Quasi) inusité en France, le concert de la Saint-Sylvestre constitue en revanche une tradition bien établie outre-Rhin. L’exemple berlinois, assez largement documenté par des enregistrements audio et vidéo, est bien connu, mais Accentus Music permet de découvrir ce qu’il en est à Leipzig: comme souvent en ces moments où un rien de solennité s’associe à la fête, la Neuvième Symphonie (1824) de Beethoven est à l’affiche. La tradition lipsienne remonterait à 1918, à l’initiative de Nikisch, qui l’avait jouée en 1872 pour la pose de la première pierre du Festspielhaus de Bayreuth sous la direction de Wagner, lequel l’avait entendue dès 1826… à Leipzig. Si l’on se souvient en outre que Mendelssohn, Gewandhauskapellmeister de 1835 à 1847, la programma souvent, la charge historique d’un tel concert ne laisse pas d’impressionner. En ce 31 décembre 2015, après Chailly (2013 et 2014), et avant Nelsons (2016), Herbert Blomstedt, 88 ans, retrouve l’Orchestre du Gewandhaus, dont il fut le Kapellmeister de 1998 à 2005. Sous les caméras réglées au cordeau par Ute Feudel, le chef dirige à mains nues, presque davantage par les expressions du visage que par le geste, très économe, mais il n’en imprime pas moins sa volonté, y compris à l’égard du public, qui observe de longues secondes de silence avant l’ovation debout conclusive. Blomstedt défend une conception objective, juste et équilibrée, tant du point de vue de l’effectif instrumental, de taille usuelle, que de l’esthétique, ne regardant ni vers le passé des précédentes symphonies ni vers le futur brucknérien: l’ego de l’interprète s’efface au profit d’un Beethoven sans excès ni pathos, d’une belle clarté de réalisation. La sobriété ne caractérise en revanche pas les solistes: cela étant, Christian Gerhaher, qui ornemente avec beaucoup d’extraversion sa première intervention, l’emporte sans conteste sur un Christian Elsner bien en peine face à une partie aux périls légendaires. De dimensions considérables (Chœurs de la MDR et du Gewandhaus, y compris chœur d’enfants), les forces chorales—qui chantent par cœur—sont en revanche excellentes. Mais que voilà une publication au minutage bien chiche, dépourvue du moindre bonus! © 2017 ConcertoNet.com





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