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Yannick Millon
Classica, June 2019

MOZART, W.A.: Symphony No. 40 / TCHAIKOVSKY, P.I.: Symphony No. 6, “Pathétique” (Leipzig Gewandhaus Orchestra, A. Nelsons) (NTSC) ACC-20445
MOZART, W.A.: Symphony No. 40 / TCHAIKOVSKY, P.I.: Symphony No. 6, “Pathétique” (Leipzig Gewandhaus Orchestra, A. Nelsons) (Blu-ray, Full-HD) ACC-10445

AVIS DE TEMPÊTE

À la tête de son orchestre du Gewandhaus de Leipzig, Andris Nelsons réveille les foudres de Tchaïkovski. Un splendide DVD.

Programme non sans risque pour ce concert d’Andris Nelsons à Leipzig, cette fois solidement amarré à l’Orchestre du Gewandhaus dont il est le directeur musical depuis la saison dernière. En mise en bouche, une étonnante Symphonie n° 40 de Mozart (version avec clarinettes) au point de jonction parfait entre forme et fond. Sentiment de tempo giusto d’abord dans le Molto allegro liminaire, riche d’un équilibre miraculeux entre densité, finesse des textures, effectif ramassé et richesse expressive. Un Andante au tempo idéal, presque phrasé à la mesure, avec un vibrato minimal, des silences organiques et des interventions de la petite harmonie dosées avec un goût très sûr, un menuet et un finale vifs, phrasés court mais sans précipitation permettent d’allier beauté des lignes mélodiques (la flûte et les violons) et évidence harmonique (le soubassement des cordes graves).

L’effectif qui s’installe pour la deuxième partie donne l’impression que l’orchestre s’est à peine étoffé pour la « Pathétique », où Nelsons trouve le ton juste dès le premier pianissimo, où chaque silence est habité, laissant le temps aux motifs de s’épanouir sans traîner, donnant aux solistes une latitude confortable pour phraser sans que le discours ne cale jamais. L’engagement physique du premier violon Sebastian Breuninger dans l’agitato central, extrêmement stratifié, intense, serré, au talon de l’archet, n’a d’égal que le legato de classe internationale des cordes, dont les violoncelles trouvent le déhanchement idéal du 5/4 et la nostalgique pétersbourgeoise typique de l’Allegro con grazia. Le trait n’est en outre jamais forcé dans l’Adagio final, brûlant d’expressivité non contrainte, à la dernière descente fébrile (les syncopes) mais si prenante qu’un silence d’une minute dix suit le dernier son. Soulignons enfin la plus-value des captations de Michael Beyer, très musicales dans leur découpage de plans, leur respiration, aux images en haute définition éclairées à la perfection. © 2019 Classica





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